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Ce site / blog artistique et ludique a pour vocation de présenter mes productions, et celles d'auteurs invités : livres, poèmes, chansons, nouvelles, expositions, billets d'humeur sur la vie culturelle, politique, sociale et juridique, émissions de radion, compositions musicales électro-acoustiques.

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(120) Abel Gourion, Rêves transcrits, , 1952, XIX, Equilibre de Soi

Abel GOURION, Rêves transcrits, XIX, 1952
Equilibre de soi
 
 
22-23 février 1952
 
Je vais voir un dentiste que je ne connaissais pas. Il m'enlève une grosse dent de côté. Puis ensuite, n'étant pas satisfait, je vais voir un dentiste que je connais depuis longtemps : Santserne. Il me promet de me remplacer la dent. Il voudrait que j'aille chez le 1er dentiste qui devrait me faire les soins pour la dent arrachée ; la confraternité lui défend de le faire. Mais j'insiste pour que ce soit lui qui me fasse tous les soins. Il accepte et me dit de revenir dans 4 ou 5 jours pour attendre que la douleur de la dent arrachée soit complètement passée. (Lu un commencement de roman policier, la veille, où le Saint « Simon Templar » se fait arracher une dent).
 
Rêve sensuel, sans résultat. Sommeil trop tôt 21h, et lit chaud, avec bouteilles eau chaude, ou trop de couvertures.
 
 
30-31 mars 1952, entre 4 et 6h matin.
 
Une tempête.http://michal.pasniewski.free.fr/galery/Category-Malysia-Islands.htm Un raz de marée. Je suis au 2ème étage d'une maison. L'eau a atteint et dépasse le 2ème étage. Je me souviens que maman est au 1er étage, malade, alitée. Je descends au 1er étage. L'eau n'a pas pénétré, ni inondé, comme je le pense. On me dit que maman est seule ; je la trouve ; elle a maigri beaucoup. Avec elle il y a un fils de Jacques Touboul, le plus jeune. Ce petit lui a été confié. Il est sale, très sale. J'entreprends de le nettoyer, de le laver. Je le fais pour enlever le plus gros, avec une eau pas très propre.
 
Nous sommes dans une rue comme la rue d'Austerlitz. Du monde, du monde. Des corbeilles de vendeurs qui encombrent la chaussée. On peut à peine passer. Je suis embarrassé avec l'enfant ; une automobile vient à passer ; le conducteur me voyant gêné, prend son auto avec ses bras et la soulève, et passe comme il peut.
 
 
31 mars-1er avril 1952, 2-3h matin
 
Un incendie. J'indique à des gens la direction à suivre pour s'éloigner du lieu de l'incendie. C'est du côté du café « Continental ». Je suggère que l'on téléphone aux pompiers.
 
 
4-5 juillet 1952
 
Sur un navire (probablement de guerre). Une sorte de navire ateliers. Une pompe. Je pompe une ou deux fois. C'est de l'eau de vie qui s'en échappe. Reproche que me fait un marin. 1800 litres ou 1800 hectolitres ont été perdus d'après lui par moi. En réalité on veut me faire payer la stratégie ou les abus commis par d'autres.
 Exécution sommaire
Une sorte de réunion ou plutôt d'exécution sommaire se produit sur
le pont. Un homme est placé isolé. Un jet d'ondes est dirigé sur son crâne et le tue. Puis on vient me chercher pour m'exécuter. Je parle et proteste avec énergie. Je me défends. Isolé à mon tour, l'opérateur dirige son jet d'ondes qui crépite sur mon crâne. Mais je me déplace et proteste, et l'exécuteur ne me suit pas bien ; je traite d'assassins ceux qui commandent cette exécution.
 
Un israélite pieux, jeune, me parle un bon moment, me fait un discours, m'encourage dans la voie spirituelle.
 
Des chants et de la musique intérieure.
 
 
11-12 août 1952, avant 1h matin.
 
J'étais endormi dans une cave. Le sol bouge. Un chat ou un chien s'élance. Il poursuit des rats.http://www.ealing.gov.uk/services/environment/pest_control/types_of_pest/rats/index.html Ils sortent de dessous l'endroit où j'étais couché. Le chat ou le chien fait une chasse endiablée. Les rats sortent de tous côtés. Je gravis une montagne ; la montée est raide ; une montagne initiatique ; j'arrive au sommet ; une prière, une action de grâce me vient aux lèvres. La dernière montée est raide, roide ; je suis accroché au-dessus du vide ; je parviens au sommet. Il y a là étalées des merveilles.
 Je ne peux plus les définir ; peut-être comme une représentation vivante et définie de tout ce qui existe. Je grimpe sur le sommet, je me mets debout. Deux femmes sont étendues sur un lit. Une très belle. Elle dit alors : nous allons voir s'il va succomber. Elle me tente, me montre son sein, m'oblige à le toucher, à le mordre. Mais je veux détacher quelque chose qui pend à ma bouche et ne se détache pas. Je résiste.
 
J'étais mal chaussé ; je demande à des brocanteurs de me donner le prix de bottes ou chaussures en caoutchouc ; ce sont des juifs ; entre eux l'un dit : cela ne lui va pas mais ses chaussures sont de prix (cuir de Russie). Quelqu'un présent me tend un petit paquet plat, comme une lame de rasoir ; il insiste pour que le prenne et le remette au brocanteur. C'est un signe initiatique. Le brocanteur s'incline.
 
21-22 avril 1952
 
S. est à Oran. Nous sommes ensemble ; il écrit une lettre à une nièce à Alger qu'il veut aller voir. Il doit revenir avant la fin d'une semaine pour donner une conférence à Oran.
 
- La conférence à Oran. Quand j'arrive dans la salle, il y a massés sur la gauche en entrant, un grand nombre de gens. Une estrade ou radins en surélévation. S. est tout en haut. Quelques places ou sièges libres près de lui (à sa gauche, 2 ou 3). Je m'approche pour le saluer.
 
- Pourquoi des rêves spirituels ? seulement et seulement alors après rap. sex. ou p. sem.) N'est-il pas possible d'atteindre aux profondeurs dans un équilibre de soi ?
 
 
Lundi 25 août 1952
 
Rapports entre la Soufisme et le Christianisme. Demandé par Max Camis.
 
 
1er ? 2 septembre 1952
 
En Suisse. Une grande fête. Un défilé de produits et des fabrications du pays : machines, etc.
Une grande fête. J'étais un étranger. Une longue table. On sert des glaces, des glaces surtout, diverses. On n'a pas le temps de les manger qu'on vous les enlève.
Aimé Sayag à une autre table. Dès qu'il me voit, il pousse un cri de joie. Nous allons l'un vers l'autre. Puis nous sortons de la salle. Je m'aperçois que je boîte. J'ai 2 chaussures aux pieds différentes (et de dames) ; je les avais mises chez des amis où j'avais passé la nuit. On avait égaré mes chaussures. A un ami d'Aimé je dis de me procurer une paire de chaussures d'hommes.
 
 
2-3 septembre 1952 (à Clairfontaine)
 
Un très grand théâtre. Beaucoup de monde. La foule s'est presque retirée. Il ne reste qu'un fort groupe d'indigènes, lesquels se mettent à allumer, en plein théâtre, de petits feux ou incendies avec des papiers. Je pressens ou me rends compte qu'on veut mettre le feu à tout l'édifice. Je sors de la grande salle et rapidement, ne trouvant ni service d'ordre, ni pompiers, je vais prévenir les Autorités. Je parle vivement ou fort, et l'on envoie tout de suite un groupe de policiers. Cependant si vite que j'ai été, l'incendie s'est déjà déclaré et se développe ; cela devient un incendie gigantesque. Le bâtiment est immense. Il comporte des réservoirs de matières inflammables, mazout ou pétrole, ou essence. Rien n'arrête l'incendie http://www.nrc-cnrc.gc.ca/highlights/2004/0401fireflex_f.htmlqui s'étend au-dehors du bâtiment principal ; les alentours prennent feu et sont dangereusement menacés de l'extension de l'incendie. Le feu est tel que l'on coupe des voies ferrées parce que le fer en chauffant étend l'incendie ; un immense remue-ménage s'ensuit. Je fais part à 2/3 personnes que j'ai été celui qui a signalé l'incendie aux autorités. Je le répète encore, puis je me dis d'être prudent : ceux qui ont occasionné l'incendie peuvent entendre et me nuire.
 
 
8-9 octobre 1952, autour minuit.
 
Dr Amouyal, Benichou et moi dans un lit. Une allusion un peu voilée de HB et je me dispose à chahuter. Mais le Dr A. est strict ; il faut rester tranquilles.
 
Un enfant dans les bras du Dr Amouyal. Il rejette ses intestins. Longue agonie. Je suis chez la mère de l'enfant ; elle veut aller le voir, je l'en empêche. Dans la maison de la mère, bien qu'étranger, je parais commander, ou diriger en quelque sorte. J'y reste longtemps. Quand j'en sors, la maison est obscure, calme, silencieuse. Je suis un peu surpris que personne ne m'accompagne.
 
 
15-16 décembre 1952
 
Un entretien avec S.
 
 
19-20 décembre 1952, 1h matin.
 
Dr Amouyal. Il va pour jeter du haut d'un immeuble dans la cour un brandon en flammes. Je luis dis de ne pas le faire, c'est dangereux. Il le fait. Un moment après la maison commence à prendre feu. Adrienne et Pierrette sont enfermées dans une pièce donnant dans la cour intérieure, vers le haut. A. est ou a eu une contrariété. Elles ne bougent ni l'une ni l'autre pour échapper à l'incendie qui se développe. Je commence à avoir des craintes sérieuses. Très longtemps après, alors que le danger est évident, je me dirige vers leur chambre, pour les chercher. Elles finissent par sortir.
 
 
28-29 décembre 1952, vers 5h
 
Un sentier qui monte et serpente. Dans ce sentier, une tranchée a été creusée. M. Philippe avait été assassiné. Son corps n'était plus là. Il y a seulement un brancard vide qui a servi à transporter son corps.
 

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