Abel GOURION, Rêves transcrits, XVIII, 1951
Grand Prêtre de Jérusalem
17-18 janvier 1951, avant 2h20
Nous avons trouvé un grand trésor (Georges, Emile, diverses autres personnes et moi) (la veille lecture du Trésor des Incas trouvé et qui cause la mort des 5 qui l'ont trouvé). Nous trouvons des billets, de la monnaie, en quantité. Nous en emportons et en mettons de côté ; puis une défense vient, de l'autorité militaire, de ne plus toucher à rien. La chose s'est ébruitée. Cela se passe dans un souterrain, des sous-sols ; sous des routes et des puits. J'ai mis de côté ou remis de fortes sommes en billets à 2 ou 3 parents, soeurs et beau-frère, Emilie, Roland, et 2 ou 3 automobiles. On me fait quelques reproches dans l'entourage, d'être trop large ; Georges surtout. Je réponds que nous ne pouvons montrer que nous avons de belles autos, cela éveillerait l'attention. Il me comprend. Les fouilles et les recherches devaient continuer mais l'Armée nous en empêche ; on a bouché une ou des entrées. On doit trier et remuer de la terre pour essayer de trouver encore quelque chose ; je suppose que Georges et Emile ont fait quelques recherches secrètes.
5-6 février 1951
Une réunion d'hommes d'Etat importants ; à l'issue de cette réunion, le Président « Roosevelt » vient à moi et nous nous entretenons
; il est petit de taille, il a des yeux bleus. Je défends ou soutiens la théorie d'un camp adverse ; il me demande mon nom ; je crains d'être l'objet de sa part de mesures contre moi. Je ne lui donne pas mon nom. Puis je me trouve dans le camp adverse ; on fait des préparatifs ; on m'enveloppe ou on me protège ; on fait des expériences, ou des essais, sans doute dangereux.
Je ne sais au juste ce qui se passe. Quand on vient vers moi, on veut s'assurer si je ne suis pas atteint ou troublé. Je réponds que je n'ai rien. J'ai cependant les jambes assez lourdes ou raides. Mais cela passe assez vite.
6-7 avril 1951
Un texte que j'avais à remettre d?une ville à une autre ville pour un ami. Texte ou article qui avait à être mis au point ou rectifié. J'avais un voyage à faire en chemin de fer./http%3A%2F%2Fus.st11.yimg.com%2Fus.st.yimg.com%2FI%2Fmcmahanphoto_1958_42021709)
19-20 avril 1951
Un défilé d'un roi, ce sont des primitifs. D'abord toute une troupe de chameaux, de bêtes à laines et à cornes, les bêtes avec une toison abondante et ancienne qu'on laissait longtemps sur les bêtes ; des cavaliers, des hommes ; puis comme une vieille automobile où se trouve le Roi, entouré d'hommes et de cavaliers./http%3A%2F%2Fus.st11.yimg.com%2Fus.st.yimg.com%2FI%2Fmcmahanphoto_1958_41986784)
26-27 avril 1951
Une conversation téléphonique avec un ami éloigné. On se dit : vous. La voix de l'Ami est grave, mesurée. Une interruption, puis une reprise. A la fin je dis quelques mots, à peu près : qu'il est mesuré, qu'il a compris la patience : je sens que j'ai touché profondément. Cet Ami a comme une sourde et profonde émotion au moment où nous nous séparons.
Une auto basse, rapide, plate, une planche comme les jouets des enfants sur les routes. Le directeur avec des cordes. Mais tous les organes d'une auto. Avec un jeune homme qui a un engin pareil, mais un peu plus surélevé. Nous faisons de la route.
17-18 mai 1951
Avec un compagnon ; il me demande des renseignements sur un cuisinier ou un servant d'un cercle. Nous sommes au bas de l'immeuble ; au dernier étage est le cercle ; nous cherchons l'entrée. Nous trouvons quelqu'un (un joueur de cercle) pour nous guider ; nous entrons et demandons trois cafés et des cartes. Le joueur nous explique le maniement des cartes : avec 4 cartes. Le joueur nous montre la phalange d'un doigt avec lequel il fume ; cette phalange est durcie ; elle lui permet de retenir la carte du dessous et de glisser celle du dessus. J'ai moi-même une phalange durcie par un effort physique ; le joueur nous explique à demi mots qu'il roule (avec d'autres joueurs) des non habitués ; ils tiennent ces derniers par le jeu et le vice ; ces derniers sont des non juifs.
9-10 juin 1951
Je rencontre Alfred Lasry. J'achète 2 Ecus, 1 pour lui, 1 pour moi. Nous entrons dans un magasin. Je demande une savonnette. Le vendeur me sort un morceau de savon, petit, pas très net ou pas propre. Je lui demande quelque chose de mieux, en argot arabe, ou quelques mots arabes. Je crois que c'est un indigène. Puis il me semble que le vendeur est une femme. Elle me sort successivement plusieurs morceaux qui ne me conviennent pas. Elle me sort même une savonnette et un autre produit ensemble. Je lui dis que je veux seulement une savonnette assez grosse. Elle me remet un paquet. J'ouvre, il y a une belle colombe pleine, vivante;
je la prends et la laisse s'échapper ; elle tourne dans la pièce, puis sort dehors ; le vendeur se désole ; puis la colombe revient, voltige dans la pièce, et tombe foudroyée. Nous nous disons que frappée par la liberté, dont elle a perdu le sens, elle n'a pu le supporter, et en est morte. Cela nous cause une émotion intense ; quelques moments après des gens accourus ont dépouillé la colombe, comme pour la manger. Je la reprends ; la dame vendeuse s'évanouit. Puis la colombe reprend vie.
6-7 août 1951
Je trace une croix à plusieurs reprises sur un sol (dans un logement étranger où je me trouve) en prononçant plusieurs fois : Au nom du Père, du Fils, du Saint Esprit, Ainsi soit-il. Je dois me livrer à une expérience spirituelle ; puis je me dis que je ne pourrai pas faire cette expérience, je serai dérangé. J'efface avec le pied le cercle et la croix que j'avais tracés.
Je me trouve encore dans un autre logement étranger. Puis encore dans un autre. Je prends un bain dans ce dernier logement. Je me nettoie les pieds et les jambes. Puis quelqu'un du 2ème logement me voit. Il me fait des observations.
17-18 août 1951. Minuit. Réveil à 24h15
Dans une cathédrale l'obscurité vient de se faire inopinément. Je fais un discours. Je parle du Christ. Je dis que mes Amis (et moi) nous devons vivre la vie de Jésus, ce combat continu toujours. Je fais ainsi rapidement le tour de l'édifice ; la lumière revient progressivement et il fait jour quand j'ai fini de parler.
Je recherche un lieu de passage du Christ sur la terre.
Adrienne avec un enfant dans les bras ; nous entrons dans une église ; les fidèles chantent, placées comme des unités de troupe, par groupe distinct ; nous nous plaçons près d'un groupe, puis d'un autre. Les chants continuent.
Vers le matin : plusieurs fois, je m'occupe ou je pense à Georges Krielt.
23-24 août 1951
Du monde ; des israélites. On doit nommer ou désigner un prêtre. Un grand prêtre. Les chefs, des rabbins, formant un groupe suivi de beaucoup de gens, arrivent. J'aperçois Georges Gourion ; je veux l'appeler. Il a disparu. Je suis le groupe de rabbins, ils semblent attendre. Dans la foule, on indique qu'il y a un Gourion, et je me trouve en avant. On me pose quelques questions, on inscrit quelque chose sur une feuille de papier qui est placée dans une boîte en fer. Georges arrive, dans une tenue et une attitude qui semblent une moquerie. Il s'attendait à être désigné ou nommé. Il me dit : tu aurais dû parler à ces gens en chef, en maître. Car j'étais très réservé ; il paraît un peu dépité ou contrarié. La cérémonie est remise. Elle est reprise peu après : une épreuve m'est soumise. On amène un malade. Je m'approche, je cache dans mes mains ma figure. Je dis intensément, profondément : Au nom du Père, du Fils, du Saint Esprit. Je me demande comment je vais pouvoir me placer à ce poste qui ne semble pas compatible avec mes convictions spirituelles : un chrétien, chef des Juifs. Je parcours avec mes mains le corps du malade, puis son visage. Je le pétris presque ; pendant ce temps, plusieurs rabbins m'auscultent, m'écoutent intérieurement, me tiennent au corps et aux jambes. Il me semble que je manque même de basculer. L'épreuve est décisive et favorable. On abrège même le temps que je mets à tenir le malade au visage : on me dit ou je comprends que je deviens le Grand Prêtre de Jérusalem./http%3A%2F%2Fpalestine1967.site.voila.fr%2Fimages%2Fcartes%2Ftemplesalomon.jpg)
14-15 novembre 1951
Une famille ayant appris que j'avais fait un repas avec un homme de sa famille en France, au front, à 100/150 Km au-dessous de Nancy, sur la Meuse.
Une équipe de 5 ouvriers qui travaillent. Ils sont bien portants. Ils ont des yeux bleus ; je me demande si ce sont des Kabyles. On me dit que non.
19-20 novembre 1951
Une toute petite fillette. Nous sommes très amis. La fillette décède ou est décédée. L'un des trois s'occupe des obsèques. Le corps est habillé. Le lendemain, en revenant la fillette est dans son cercueil ouvert. Elle est éveillée. Nous n'en croyons pas nos yeux. L'Ami qui s'occupait de la petite fille n'ose pas s'approcher ; j'hésite aussi et je m'approche, je touche la fillette à la joue ; la joue est légèrement tiède. La petite paraît plus grande et grossie.
Dans l'armée. Je dois transmettre un télégramme d'un soldat (pour une question personnelle et familiale). Le soldat veut annoncer pour quelques jours après à un parent ou ami son arrivée à St Dié, chez une autre personne.
Une marmite. De l'eau très chaude.
4-5 décembre 1951
Rêves lourds en ces périodes d'excès des sens. (6 en 2 semaines, c'est abusif). Rêves lourds, pénibles, de basse et dangereuse nature. Ensuite manque de vrais bains spirituels à prendre la veille (lectures etc).
Une entrée difficile d'une habitation en souterrain. Il faut se glisser au travers de portes, de couloirs, dans une obscurité totale. On arrive en un lieu, pénible. Des êtres, grands et enfants sont étendus à plat ventre. Et aussi des êtres informes ayant vie. On les flagelle. Il paraît que cela est bon et nécessaire. Cela m'est dit avec énergie par Georges et André Gourion qui font partie de ces milieux lourds, pénibles, qui me causent des sensations étranges et répugnantes.
A une seconde visite en ces lieux, ou plus tard, en voulant y entrer de nouveau. J'hésite devant une des premières portes. Je m'arc-boute pour l'empêcher de s'ouvrir. De l'intérieur, on veut ouvrir pour m'entraîner. Un long couteau est glissé de l'intérieur que l'on fait glisser le long de la porte. On essaie de m'atteindre.
21-22 décembre 1951
Une grande arrivée et venue des Amis (ici). Emile Besson me dit en souriant qu'il sait beaucoup plus de choses que moi, plus savant. Je réponds : « C'est juste et il est préférable que ce soit toi qui en saches le plus ». Il me regarde ; il est touché ; nous sommes touchés tous deux gravement ; nous ne nous parlons pas, nous communions dans l'intime. Un peu plus tard Besson me dit : Hervieu ou Dervieux, un Ami, est dans une grande gêne, sans travail. Je devrais m'occuper de lui trouver quelque chose. Il y a beaucoup de dames dans le groupe d'Amis. J'entends une d'elle dire qu'elle va aller à Tizi Ouzou (), ou qu'elle y a une parente, ou qu'une de ses parents va y aller. On photographie le groupe des Amis. J'étais penché à un moment et je masquais quelqu'un. Je me retourne ; c'est un arabe ; je m'excuse. Il y a au moins 4 ou 5 amis très gênés. Pendant que nous marchons, nous apercevons une voiturette (dans l'obscurité) poussée par une vieille femme. Hervieu ou Dervieux se précipite pour pousser la voiturette à sa place. Peu après, nous ne voyons pas cette dame ; sur la voiture il y a des victuailles dont un poisson cuit. Je propose, puisque le Ciel nous a envoyé cela, que Dervieu mange ces victuailles. Il ne veut pas le faire.
() Tizi-Ouzou est une ville d'Algérie, chef lieu de la wilaya éponyme, dans la région de la Grande Kabylie (aussi appelée Haute Kabylie), à l'est d'Alger. Son nom vient du berbère Tizi Uzezzu, en tifinagh, qui signifie « le col des genêts », et se prononce 'Thizi Wezzou'.
C'est la deuxième ville de Kabylie, après Béjaia, en 2004, sa population était estimée à 120 000 habitants. La ville de Tizi Ouzou, contrairement au nom qu'elle porte, est érigée à une altitude ne dépassant guère 200 m. La wilaya de Tizi Ouzou est peuplée de 1 100 000 habitants environ, répartie sur une surface de 2 950 km², elle est limitée à l'ouest par la wilaya de Boumerdès, au sud par les wilayas de Bouira et Béjaia, à l'est par la wilaya de Béjaia, et au nord par la mer Méditerranée.http://fr.wikipedia.org/wiki/Tizi-Ouzou