Abel 
GOURION, Rêves transcrits, X, 1948 - Un Roi
6-7 juin 1948 (recopié)
Dans la semaine. Je me trouve devant un temple, un sabre à la main.
6-7 juillet 1948
Conversation assez longue avec Sédir ; je lui parle de je ne sais plus quel sujet.
Il me dit : « Mets / Ecris cela au net et communique-le moi » ; puis une réunion de tous les Amis. Je remarque entre autres Gabriel Lamarca, il me remet aussi ; nous nous embrassons ; je vois passer 2 amis, parmi les plus jeunes. Tous les Amis forment de petits groupes et s'entretiennent.
7-8 septembre 1948 matin (recopié)
Décès Louise ; dans la maison de Benyamine ; je me dis 2 décès de jeunes femmes dans la même maison. Il y avait 4 à 5 personnes à l?enterrement : Max Emsellem, Georges Abécassis ; nos frères n'étaient pas là ; on sort le corps de Louise ; elle est étendue sur le ventre. Je ne vais pas au cimetière. Quelqu'un me dit : Messaoud ou Louise. Je vais me reposer par suite de la veillée du mort.
13-14 octobre 1948 vers matin (recopié)
Un docteur installé dans mes bureaux (4 à 5 pièces) ; il m'avait réservé une seule pièce.
Je ne manifeste d'abord aucune surprise ; puis après je réalise tout à coup qu'il s'est substitué entièrement à moi et qu'il occupe tout mon bureau. Je le reprends avec énergie, avec violence même ; je le menace d'appeler huissier, police, concierge ; de déposer une plainte. Je me réveille à 5 ou 6 heures.
Jeudi 4 vendredi 5 novembre 1948, à Paris.
Sommeil coupé de réveils. ½ sommeil. Au matin vers 6/7 heures (avance d'une heure)
Un roi
et sa suite étaient dans mon domaine ; atmosphère gaie, heureuse. (Rêve assez long).
Puis le roi a à se plaindre de mon fils ; il aurait eu une conduite répréhensible à son égard. Le roi exprime en termes très forts son mécontentement ; je me réveille et je continue le rêve en voulant à mon tour faire des observations au Roi.
Je demande à mon fils si les observations sont méritées, il répond : oui, devant tout le monde. Je ne peux que m'incliner, mais je dis toutefois au Roi que chez moi ses reproches auraient dû être atténués.
Ses reproches auraient dû être faits à mon fils en ma seule présence. « Vous avez raison, mais maintenant je vous prie de vous en aller, de quitter ce lieu ».
8-9 novembre 1948 Paris Hôtel rue La Fayette 100 (Recopié)
Je travaille chez Smadja, assureur. Des employés. On modifie la disposition du bureau. Je n'ai pas l'air de me plaire. Je ne sais trop que faire.
Une automobile, vente de marchandises, dans un village appartenant à Michel Abulsciech ; des badauds ; des acheteurs entourent la voiture. Une jeune dame se vante : on achète un objet et on en carotte deux ; je ne la dénonce pas. Une rixe entre Abbulsciech et des arabes.
Un foyer, deux foyers supplémentaires superposés.
Samedi 11 décembre 1948
La mélancolie.
Mathieu VI-16
Donner de ma vie, si je veux recevoir de la vie.
IX-49. Les Apparitions du Christ après la Mort. Je serai avec vous jusqu'à la fin du monde.
Mathieu XVIII-20. Je me conduirai en pensant que tout peut me redire une parole de Jésus.
D'abors, attachez-vous aux malades. Il est écrit : « J'étais malade et vous m'avez visité ».
