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Ce site / blog artistique et ludique a pour vocation de présenter mes productions, et celles d'auteurs invités : livres, poèmes, chansons, nouvelles, expositions, billets d'humeur sur la vie culturelle, politique, sociale et juridique, émissions de radion, compositions musicales électro-acoustiques.

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(110) Abel GOURION, Rêves transcrits,1944-47, XI, Lupanar

Abel GOURION, Rêves transcrits, X, 1944-47 - LUPANAR
 
 
 
25-26 juillet 1944 (Recopié 3 décembre 1947)
 
Un homme assez violent brime quelqu’un sous ses ordres. Je défends ce dernier vivement. A la suite de cela, le premier se trouve très menacé ; il pleure ; il demande grâce ; je finis presque par oublier sa méchanceté pour atténuer les dangers que je lui fais courir.
 
 
2/3 août 1944 (recopié 3 décembre 1947)
 
Insomnie à la plage. Tabacs. Sédir (un peu gros, pas le même visage) dans un bureau avec un autre ami. Je suis dans une pièce à côté avec un parent ou un autre ami quand j’apprends sa présence ; j’étais pieds nus ; j’enfile rapidement des sandales et vais le voir.
 
 
2/3 novembre 1944 (recopié 3 décembre 1947)
 
Je prenais une douche ; il y avait un monsieur et une dame présents ; ils devaient prendre aussi leur douche ; ils m’attendaient. Je me lavais le haut du corps dans une petite pièce qui ne semblait pas être destinée à cet usage. J’abrégeais ma toilette pour ne pas faire attendre. Je me lave le reste du corps, la poitrine et au-dessous ; et je constate qu’en me lavant, je n’ai pas ôté mon tricot. Je me rhabille et cherche mes sandales ; le monsieur m’aide à les trouver.
 
 
2/3 novembre 1944 (recopié 3 décembre 1947)
 
Une petite habitation, une masure ; à côté une habitation bien mieux arrangée appartenant aux Bissouet (comme s’il y avait un rappel ou ressouvenir d’Aïn El Turck). J’ai fait repeindre la façade de cette habitation ; mais le travail a été bien mal fait – on voit la façade très abîmée ou lézardée et mal repeinte.
 
 
24-25 novembre 1946 (recopié 3 décembre 1947). Entre 4 et 6h
 
Un lupanar. Des salles de bains bien agencées pour les femmes. Les femmes arrivent, l’une après l’autre ; la deuxième est petite, bien faite, très belle, de beaux yeux. Des lits à terre ; les hommes s’allongent ; les femmes restent auprès d’eux. Je reste seul.
 
 
24-25 novembre 1946 (recopié 3 décembre 1947)
 
Dans la nuit, j’ouvre des portes, je les ferme, je traverse ainsi plusieurs pièces, plusieurs étages, dans une maison où tous les gens dorment. Puis Georges Gourion passe, il appelle Maman qui est dans une dernière pièce ; maman se lève, Georges lui remet plusieurs ceintures, où il y a je pense de l’argent. Georges doit partir en voyage. J’étais au-dehors, en bas de cette pièce ; Georges referme la porte et s’en va. Je veux à mon tour aller voir Maman. J’ouvre sa porte (et je ne sais plus si je la vois). Je repars, je retraverse, pièce après pièce, et les étages. Je cherche Georges ; je le retrouve. Georges et Emile. G. part en voyage. Il ne veut pas me dire où par crainte d’indiscrétions commerciales.
 
24-25 novembre 1946, 3h matin (recopié 3 décembre 1947)
 
Je vendais quelque bien….
Dans un terrain à découvert, je menace de mon revolver un homme devant moi. Un deuxième et ensuite un troisième que j’aperçois derrière moi contre moi. Je jure que cette menace éloignera les voleurs ou les calmera. Je pars pour revenir quelque temps après ; Alain est avec moi. Je descends de train ; je me crois protégé par des groupes de gens, des travailleurs, avec lesquels je me tiens, au milieu. Puis une locomotive, un wagon qui va partir, je suis avant-dernier. Quelqu’un monte derrière moi. Nous traversons une forêt ; nous dévalons à une grande vitesse ; puis nous apercevons l’entrée du lieu où nous allons. J’aperçois alors un groupe de 3 / 4 hommes armés de fusils.
Ce sont mes poursuivants, je m’en doute bien. Je préviens mes compagnons pour qu’ils actionnent la machine; elle n’a pas l’air d’avancer assez vite. Enfin nous pénétrons péniblement ; après la porte je descends, parce que nous sommes en ligne droite, et on peut me tirer dessus ; je veux m’abriter. Les trois hommes qui me poursuivent, 3 tirailleurs arrivent près de moi. 2 continuent vers la porte d’entrée où il y a des soldats qui ont été alertés et qui se préparent ; le 3ème me met en joue et veut tirer sur moi et se montre désappointé. Son profil n’est pas changé ; il hésite puis se sauve ; je crie pour qu’on coure après lui. Je me réveille.
 
 
31 août 1947 – 1er septembre 1947 (recopié 2 décembre 1947)
 
             J’avais pris rendez-vous avec des Arabes pour affaires. Ils m’emmènent dans une sorte de temple ; je suis au premier rang avec une ou deux personnes ; tout le monde prie ou psalmodie, en inclinant le buste. Nous sommes placés près de petites fleurs ou branchages qui tombent d’un arbre. Je m’incline comme tout le monde. Nous sommes environ une vingtaine. Après la cérémonie je ne retrouve pas les arabes qui m’avaient emmené.
 
 
 
 
15 septembre 1947 – 16 septembre 1947 (recopié 3 décembre 1947)
 
Une vaste demeure appartenant à des personnes qui recevaient notre famille pour une union, un mariage. De nombreuses pièces. Du monde. Une personne de ma connaissance ; elle appelle un de ses amis pour me présenter, et qui nous précédait ; elle fait la sourde oreille, malgré plusieurs appels.
 
 
29/30 octobre 1947 (recopié 3 décembre 1947) avant 4h½
 
Une cave de vins. Un grand réservoir qui alimente un petit réservoir par une canalisation que je fais fonctionner. Je remplis le petit réservoir ; je suis embarrassé quand il est rempli pour arrêter le transvasement du vin ; je crains que cela déborde.
D’autres rêves avant que j’ai oubliés ; je ne me suis pas levé de suite.
 
 
30/31 octobre 1947 avant 3h½ (recopié 3 décembre 1947)
 
Un ascenseur électrique.
J’y monte ; un petit indigène s’accroche au-dehors et monte avec moi. Je me trompe de hauteur et vais jusqu’au 7-8-10ème étage ; je redescends et remonte exactement au 4ème étage ; en remontant, beaucoup de personnes sont avec moi (8 à 10). Je suis assis sur une banquette, le 1er à droite. L’ascenseur se prolonge par des passerelles légères qui vont au-dessus des immeubles et atteignent des points assez étendus.
 
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