Abel Gourion, Rêves transcrits, X, 1942
Pommes, poires...et bêtes immondes
9-10/1/42.
Juste avant 2h matin (heure nouvelle).
Une zone grillagée, protégée.
Une autre zone de région infestée de bêtes immondes ; notamment de la forme d'un gros chien,
un peu court, au corps plein, une tête qui était une gueule énorme.
Une prière avec foi : Notre Père. Au début j'étais dans cette zone dangereuse. Puis je me trouve dans la zone protégée. Puis cela devient un beau pays, le paysage est heureux, beau. Je domine toute une contrée. De tous côtés la nature a de belles teintes colorées, jolies. Un jeune homme que je croise dans un portillon. Il veut s'opposer à ce que je passe ; puis une grande salle, une grande fête, un grand apparat. Les dames sont en blanc ;
elles sont presque immobiles dans une tenue de grande fête.
Je suis un peu étourdi, profondément touché, je m'approche, je demande, je semble ne pas savoir ce qui se passe et je semble le deviner. C'est Jeannine Gourion et elle eu un enfant. J'ai des larmes, je pleure. Je me réveille, 2h seulement.
19-20 août 1942
1er rêve : souvenir disparu. Rêve prenant, angoissant ?
2ème rêve : j'avais gagné 2 sommes à une loterie ; les 2 billets sont égarés ;
la personne qui les détient ne veux pas les rendre et je ne peux encaisser.
12-13 octobre 1942, matin 5 ½-6h
Un verger, un jardin.
Les amis d'Albert Banoun, tout un groupe d'Amis, nous marchions dans une suite de terrain, de jardin, de terrain assez accidenté, encaissé. Placé en avant, j'aperçois dans un coin retiré comme un vieil arbre et sous un feuillage touffus des poires ;
elles sont belles, assez grosses. J'en mange une. D'autres poires ne sont pas mûres. Albert, les amis passent à ce moment ; je les appelle ; ils ne m'entendent pas. Je continue à circuler dans le verger ; je vois des pommes.
A ce moment je suis surpris de voir une femme pendant que je mangeais encore la poire (la première) ; je suis gêné, puis je dis que j'en voulais un kilo. Elle y consent ; d'autres personnes de cette propriété viennent ; nous parlons ; je fouille dans un tas de fruits ;
je dis à ces gens qu'ils sont bien heureux d'avoir de tous les fruits en ce moment.