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Ce site / blog artistique et ludique a pour vocation de présenter mes productions, et celles d'auteurs invités : livres, poèmes, chansons, nouvelles, expositions, billets d'humeur sur la vie culturelle, politique, sociale et juridique, émissions de radion, compositions musicales électro-acoustiques.

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(102) Abel Gourion - Reves transcrits IV - 1936 - Le rève d'Icare

Abel Gourion

Rèves transcrits IV

1936  Le rève

d'Icare

 

 
20-21 janvier 1936
 
J'ai souvent eu, il y a quelques années des rêves dans lesquels
je volais dans les airs,

avec assez de facilité, sans le concours d'aucun instrument, en remuant bras et jambes. Cette nuit, je volais ainsi, mais pas très facilement, assez lourdement. Sédir signale que ces rêves indiquent de la vanité.
 
21-22 janvier 1936, 10h40
Sur une sorte de torpilleur, navire de guerre, rapide et effilé. Je me trouvais à l'extrême pointe avant, derrière moi Jacques Bensoussan (céréales). Le navire se dirigeait vers la terre, rapide ; il s'approchait d'une sorte de mur de bastion qu'il touchait légèrement par sa pointe avant ; cela le fit dévier, et le dirigea vers le rivage.
Réflexion de Bensoussan pour moi : « Pauvre diable ». J'étais menacé en effet d'être écrasé. Je pensais qu'il le serait avec moi. Mais la manoeuvre semblait être voulue ; le navire n'eut pas de dommage en touchant le mur du bastion, ni en atteignant le rivage.
Un peu plus tard visite d?un arsenal. ?. Je montai sur une yole occupée par de tous jeunes ?, ronds et joufflus, qui me disent que cette yole est pour eux.
31 janvier 1936. 1er février.
Un voyage jusqu'à une certaine ville ; là une occasion se
présente avec des amis qui ont une automobile d'aller à New York ; nous y allons pour quelques jours.
Un pharmacien, sa femme. J'ai un penchant pour cette dernière ; à mon retour de New York, je vais la voir. Elle est seule ; son mari n'était pas revenu de son voyage avec moi dans la 1ère
ville, d'où je l'avais quitté pour aller à New York.
Je n'ai presque eu le temps de rien voir à New York, tellement le voyage a été court.
Mon maître, mince, maigre, une barbe blanche, de doux yeux (il ressemble un peu à Besson) ; il me regarde avec la plus grande douceur. Je vais à lui, lui dis ou lui promets que je veux l'écouter, le suivre ; il me serre dans ses bras ; j'étais nu ou presque nu et sur une chaise, lui à terre ; on voyait les jambes et le jeu de leur muscle. 2 ou 3 jeunes filles me regardaient. Je pensais que mon corps était beau.
En revenant de New York, je rapporte un dossier ou plutôt un registre de sinistres accidents. Je le rapporte au bureau. Là on plie le registre pour l?expédier et on met les timbres postaux. Je fais remarquer que par économie de timbres j?ai rapporté moi-même ce registre ; je le remets en place avec le dossier d?où je l?avais tiré.
6/7 février 1936
Une automobile : 2 roues à l'arrière, 1 roue à l'avant. Elle
partait dans un sens, et dès qu'elle était lancée, elle se dirigeait en sens contraire ; en fait pour aller dans une direction, elle partait d'abord par la direction opposée. Cette automobile avait des tiroirs, des casiers, elle était disposée comme un bureau. Il
y avait un homme qui la dirigeait, sa femme tenant un bébé, et un autre enfant. Après avoir fait plusieurs fois la manoeuvre d'un départ, et pris ensuite le sens contraire, je retrouvais cette automobile écrasée sous un camion, tous ses occupants plus ou moins blessés ; je m'enquiers d'une automobile pour les transporter à l'hôpital. L., comme je m'inquiétais du bébé, me dit qu'il n'a rien : sa maman en le serrant contre elle l'a protégé.
9-10 mars 1936
         Je me trouvais en tête d'une troupe armée, avec, devant moi,
un seul éclaireur ; je savais l'ennemi en face de nous, bien dissimulé ; on ne voyait absolument personne ; je recommandai la prudence.
11-12 mars 1936 (avant dans la nuit)
Une foire aux attractions. Un voyant et sa femme. Il prédit à Adrienne de la joie, de la fortune, du bonheur. A mon tour, il me donne 2 sortes de bougies qui ne sont pas en stéarine, mais en une autre matière. Je les tiens toutes droites d'abord, puis je retourne les 2 poignets complètement, et les 2 bougies se trouvent renversées. Il me prédit alors misère, souffrances, assassinat et mort. Je pense au lot de ceux qui veulent conquérir le Ciel.
21-22 mars 1936
Bain dans un étang ; je nageais ; ce n'était pas la mer, comme
je le pensais, en grattant le fond tout en nageant, je trouve des pièces de monnaie à plusieurs reprises. En me rhabillant, je ne trouve plus mon portefeuille ; puis quelqu'un le trouve et me le remet.
 
15 / 16 avril 1936
Voyage en mer, retour sur une large rivière ou fleuve ; nous étions sur un grand navire ; c?est sur le Tage à Lisbonne (Portugal).
 
17-18 avril 1936, le matin
Avec un ami, nous consommons ; trois jeunes femmes arrivent pour nous inviter, dont 2 très jolies, et une tout particulièrement ; je caresse cette dernière au visage et fais remarquer qu'elles sont toutes les 3 maquillées. Nous nous levons pour partir et avec mon ami nous convenons de passer
la soirée avec ces personnes ; j'attire mon ami dans un coin, et
je lui dis qu'il payera tous les frais et que j'en rembourserai la moitié.
 
30 avril / 1er mai 1936
Edmond Mian (contrôleur ?) m'avait procuré une supplication comme instituteur. Je repris mon poste. J'étais content parce qu?il m'étais possible de faire l'instituteur, et mon métier d'assurances. Je manque ensuite à cette suppléance, le jour même ou le lendemain.
 
14-15 mai 1936
En mer. Navires de guerre. Je monte sur l'un d'eux. Un sous-officier de marine nous accompagne pour visiter. Nous visitons
un peu partout. Puis nous arrivons sur un pont supérieur ; Obadia est avec moi ; nous glissons sur une sorte de tapis roulant et arrivons près d'un officier, un amiral ? Qui ne nous dit rien.
Un peu plus tard on hisse une sorte de ballon au mat ; je grimpe sur ce ballon ; la vue y est belle et grande. Hauteur 150 mètres seulement. Je pensais à une plus grande hauteur.
 
22/23 mai 1936 entre 1 et 3h matin
Un nom d'un Ami : Choisgard ? Qui se prononçait de deux façons : Choisgard ou Chasguard. Sédir était là.
 
Mardi 2 à mercredi 3 juin 1936.
         
          Le matin vers 5h
Entretien avec un archevêque, et un autre prêtre qui était présent. Je disais que j'étudiais la mystique chrétienne depuis
20 ans.
 
Samedi 20/21 juin 1936, avant 2h ¼ du matin
Nous étions à un enterrement, nous nous dépassons l'un l'autre en accélérant notre marche ; quelques-uns d'entre nous devaient assister à d'autres enterrements. Je suis le premier à quitter pour aller à cet autre enterrement.
Une dispute avec Simon Serranau ; il m'avait vendu cher
2 pièces de drap ; il soutient que c'est parce que je suis parent, et qu'on le croit bien placé comme prix, qu'il vend justement plus cher. Un ami l'accompagnait et me dit : « Si vous voulez rendre les draps, faites-le ». Je refuse de le faire.
          Une barque à voile. Elie Benattan avait fait 15 km en 2 jours
          et  30 km en 30 jours.
Le patron commence à me faire une leçon de navigation ; je dis que je ne suis pas assez riche pour les payer.
Après 3h du matin :
Nous étions quelques-uns à nager ; il y avait là des chalands très chargés ; je dis de ne pas s'y accrocher car ils pourraient couler, et nous entraineraient.
Puis je me trouve nageant, faisant très bien les mouvements de natation sur le sol ferme.
Au retour, les portes sont fermées ; l'une d'elles vers laquelle je me dirigeais, je rencontre le gardien qui vient de la fermer. Un détour assez long. Puis sortie : je grimpais sur un mur.
Dans tous ces rêves, j'agis activement .
 
1 / 2 juillet 1936
Un voyage en chemin de fer, avec un gros ballot de couvertures ; en cours de route je m'arrête : je ne me souviens plus de la ville de destination. Je parle à un employé de gare.
Un peu plus tard je reviens à mon point de départ ; je cherche et trouve le ballot que je croyais perdu.
 
3-4 août 1936
Firmin (9) s'était enfermé dans une cabine téléphonique avec un homme auquel il flanquait une rude distribution. On entendait au-dehors les cris de cet homme ; une foule était assemblée autour de la cabine. Puis je rencontre l'homme battu, et je lui fais la morale : il a mérité d'être puni.
 
14-15 août. 3-4 h matin
Avec Mancuzo (Inspecteur Phoenix Maritimes) ; nous étions à Bône où était Aimé Sayag (10). Là un entretien ; puis Mancuzo me quitte et part dans son automobile. Il va jusqu'à un tournant et revient, et me propose de monter sur sa voiture où il y avait plusieurs persiennes pour me ramener en ville. Il me laisse un peu avant d'arriver ; je demande mon chemin : 33 Rue de Madrid. On m'indique l'hôtel.
 
25-26 août 1936
Une villa achetée par un des amis d'Oran. Elle avait besoin de transformations et d'améliorations. Elle n'avait ni mur de clôture, ni grille. Le lendemain, je vais voir le travail du maçon. Il me dit que le mur de clôture n'est pas compris dans le prix de son travail. Non plus le pavé de la grande salle : pavée de briques. Pour ne pas augmenter nos frais, Bichette avait dit qu'elle ferait le travail elle-même. Je trouve bien cette ville ; elle sera agréable et spacieuse. Il y a une porte de sortie derrière, avec des escaliers.
 
2 à 3 septembre
Russeil au milieu d'un groupe de jeunes. Il fait un petit discours simple en quelques mot
 
5-6 septembre 1936
 
Louise Gourion (11) était à Paris ; elle tenait un petit restaurant avec une autre femme. La salle se divisait par une cloison ; il y avait
le restaurant et son logement dans la même salle. Je fais moi-même des dispositions pour qu?elle puisse mieux diviser et avoir une chambre où loger toute indépendante. Puis je trouve que cela diminuerait la lumière et donnerait de l?humidité. Je pensai que malgré sa situation Louise se donnait du mal ; puis Messaoud aussi à Paris ; puis Benkimoun Israël de Beni Saf. Je devais passer 2 fois à Paris. Mon voyage était précipité ; je n'avais que mon costume sur moi et n'avais emporté aucun linge.
 
Puis un grand établissement, belle brasserie au grand air ; du monde. Georges Gourion (12). Un joli pavillon séparé de brasserie. Des tanks militaires qui en circulant font une musique de tambours. Maxime Tubiana à Paris. Une assurance-vie pour son beau-père Bliah Emile.
 
Retour à Oran.
 
10/11 septembre 1936
Je faisais un voyage en automobile, en un seul jour, d'Oran à Tunis, et de Tunis à Casablanca. Je me retrouvais sur la frontière algéro-tunisienne, quelques temps après à Marnia (qui est en réalité sur la frontière algéro-marocaine) ; la route à Marnia cessait et laissait place à un sentier, près d'un passage de la ligne de chemin de fer. Retour sur Alger avec deux Tunisiens.
 
14-15 septembre 1936. Avant 2h ½ matin
La veille mauvais départ de sommeil à cause d'Adrienne.
Je dormais ; je venais de me réveiller à demi ; Adrienne vient vers moi dans le lit et me dit : « J'ai tué Yvette ». D'abord je ne réagis pas ; puis au bout d'un moment je comprends ; je suis absolument désespéré ; je pleure. « Mais pourquoi as-tu fait ça » ; ma voix s'éteint dans la gorge. Puis je vais voir, mais Adrienne prend Pierrette (13) dans ses bras et s'éloigne. J'ai peur
à ce moment qu'elle ne se tue à son tour.Adrienne GOURION
15-16 sept. 1936. Avant 5h du matin
Un tram ; il arrive place Jeanne d'Arc (Cathédrale Oran) ; il ne peut continuer et redescend. Je prends un 2ème tram qui
remonte et va un peu plus haut que le premier jusqu'au square Garbé ; il ne peut aller plus loin. Je descend et grimpe une colline boisée.
Puis on vient me dire que l'héritier du château, un Lord, vient de mourir, et que je dois lui succéder. Un grand et beau château, devant la grille. Une troupe d'infanterie et des officiers ; ils présentent les armes. Un grand parc. Le personnel du château se présente. Une belle fête. Je fais un discours. Puis je donne des ordres pour qu'une distribution soit faite aux soldats qui avaient pris leur repas de 10h du matin.
 
16-17 sept. 1936
Quelqu'un était marié ; il se fiance ensuite officiellement avec
sa belle-soeur. Il l'aime ; cela ne semble pas surprendre. Dans
un lit avec elle ; il la caresse. Elle se défend un peu. Elle était fine et bien potelée.
 
28-29 sept. 1936
D'abord journée active ; avec Duché de 2 ½ à 5 ½ ; puis conversation longue avant la nuit ; puis mieux physique. Je n'avais pas très sommeil : d'où sommeil et nuit fort agités : rêve tôt avant 2h matin. Un mort, assassiné. Le meurtrier est attaché au mort ; le meurtrier était quelqu'un proche : maman ? ou Adrienne ? Ou plutôt l'une ou l'autre était également liée à l'assassin. Je ne me souviens pas. J'y étais pour quelque chose, assez imprécisément. On cache le mort dans une grotte (le même jour j'avais vu les grottes de la Tafna en 2 gravures sur
l'Echo d'Oran).(14)
 
Une grande réunion. La grotte s'éclaire féériquement ; beaucoup de monde. J'entends un cri au fond de la grotte ; un cadavre. Autour de moi, les gens ont compris qu'il y a eu crime. Je suis saisi d'une violente crise de larmes ; je me jette près d'Adrienne. A côté je vois comme un mannequin de cire,
puis le visage me semble comme ensanglanté et celui du Christ. Je dis à Adrienne : « Tu vois le Christ a pitié de nous ».
 
3 / 4 octobre 1936. Avant 1h ¼ du matin
Un rêve très prenant, bizarre : j'étais dans une clinique hôpital. Un médecin m'avait piqué (avec du cacodylate de soude). Je sentais progressivement mon corps et ma volonté (qui[4]) se paralysaient. Cela commençait par les jambes. Je reprochais avec véhémence au médecin d?avoir fait cela sans mon autorisation.
Je demandai avant de perdre toute conscience qu'Adrienne reste dans la chambre où on me placerait ; le médecin refuse.
Puis un trou dans ma mémoire. Puis je me trouve hors l'hôpital clinique.
 
J'ai l'impression que ma volonté, quoique affaiblie, m'a fait sortir. Je m'approche d'une grille qui barre une rue. Je rencontre un homme. Je suis vacillant, je titube ; je lui demande de m'aider à me conduire chez moi. Il a l'air de croire que je suis ivre ; il ne m?aide pas
 
Je continue à avancer ; je trouve un enfant qui consent à m'accompagner à l'intérieur d'un grand appartement où nous nous trouvions à ce moment. Il ne peut pas aller plus loin. Je me dirige vers notre appartement précédent Rue Paixhan 4. je veux faire téléphoner à la clinique pour qu'Adrienne ne soit pas effrayée par mon absence.
19-20 octobre 1936
          Rêve, suite « Fille de la sagesse » de Hagards. De 2 à 6h matin.
 
9/10 novembre 1936
Une palmeraie, quelques Amis, Broche, etc., de l'eau. On en trouve en creusant avec une canne, même sur un monticule.
 12/13 novembre 1936
J'étais en instance de demander ou d'être admis dans une société secrète ; mais je réfléchissais que cela n'était pas possible, étant parmi les Amis.
 13/14 novembre 1936
          Les Etablissements Médioni étaient en faillite ; on vendait du  mobilier aux enchères. (Rêve provenant du repas un peu lourd
de la veille : couscous ; rêve au plus profond de la nuit).
 
14-15 novembre 1936
Un docteur m'examinait ; il avait analysé ma sueur qui donnait certains indices, et un autre élément : mon poids. Je rappelai
que pour le métabolisme basal on procédait identiquement.
Il me semble qu'il était encore question de rapports sexuels. Je pensai qu'il y avait du mieux. Pendant que nous conversions, Gaby et Jeannine faisaient du bruit dans la même pièce ; je les corrige par quelques taloches. Puis c'est Marie, la domestique, Adrienne et ma belle-mère qui se chamaillaient dans la pièce à côté. Je m'excuse auprès du docteur, et vais dire qu'il faut régler son compte à Marie et ne plus la garder (depuis quelques temps, elle n'est effectivement pas supportable).
 
9/10 novembre 1936.
 
Vers 2 / 4h. Un rêve très long : nous parcourions, deux officiers, un camarade et moi avec deux officiers femmes allemandes pendant une journée d'étape. J'avais quelques méfiances sur
ces femmes ; je les laissai tout le temps devant nous et marchai derrière. Il n'y eut aucun incident. Ces femmes officiers étaient armées de pistolets d'une assez longue portée ; mon camarade avait un revolver ; seul, je marchai sans armes, confiant dans
le destin. A la fin de l'étape, ces deux jeunes filles rejoignent un groupe d'autres jeunes filles allemandes. Rien d'autre, si ce
n'est l'impression de longueur de cette marche un jour durant.
 
15-16 novembre 1936
Au bord de l'eau ; des couples nombreux dansaient ; c'était au bord de la mer. Les couples tourbillonnaient dans l'eau même, jusqu'à hauteur d'épaule. L'eau, au bord, s'arrête à cette hauteur d?épaule, comme une muraille. Je ne m'explique pas le phénomène ; un peu plus tard, je me dis que l'eau est maintenue aussi par le tourbillon même des danseurs.
 
23-24 novembre 1936
Un groupe de français, protégé par de la troupe, fusils en mains  était entouré de juifs menaçants. Un peu plus tard : j'entre dans un fort en retranchement (camp) où la troupe s'était retirée. J'entrai en cachette. J'en sortis après précipitamment
par un dédale de chemins.
 
30/11-1/12/36
J'étais au Sénégal ; la chaleur ; les fièvres mortelles.
 
7-8 décembre 1936
Un long rêve, et suite de rêves : au bord de la mer - mer mauvaise - tempête. Rappel de rêves (qui me revient) datant de quelques mois. La mer. Un tramway. De la pluie.
 
P. 48 bis. 31 décembre 1936 matin
J'étais en motocyclette ; j'allais à pied avec cette moto, tout en faisant de la vitesse (comme si le fait de marcher près d'une moto donne déjà de la vitesse). Je ne portais pas de lunettes,
j'allais donc assez vite, mais avec prudence. Puis je monte sur
la moto pour continuer. Je trouve que cela est mieux. Je me mets bien à l'aise, mes pieds soutenus.
 

(9) Firmin GOURION, frère ainé de l'auteur
(10) Aimé SAYAGH, beau-frère
(11) Louise GOURION, soeur ainée 
(12) Georges GOURION, frère cadet
(13) Pierrette GOURION, fille cadette
(14)"L'Echo d'Oran" fut le journal le plus important de l'Algérie française(1844-1963). C'est le plus ancien et le plus diffusé : 80 000 exemplaires en 1936, 93 500 en 1938 et 120 000 dans les années 60. Il cessera d'exister en 1963.
Fondé en 1844 - le numéro 0 est du samedi 5 octobre 1844 - par Adolphe Perrier, un imprimeur lorrain banni par Louis-Philippe pour avoir exprimé des sentiments trop républicains, ce journal paraissait tous les samedis et se qualifiait "d'organe d'annonces judiciaires, administratives et commerciales" .

Il affiche entre les deux guerres les opinions d'une droite modérée.
A partir de 1945, il est dirigé par Pierre Laffont, arrière petit-fils du fondateur. Né en 1913, député en 1958, c'est un libéral modéré.


L'Echo d'Oran est le journal des européens et des musulmans acquis aux européens.

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