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Ce site / blog artistique et ludique a pour vocation de présenter mes productions, et celles d'auteurs invités : livres, poèmes, chansons, nouvelles, expositions, billets d'humeur sur la vie culturelle, politique, sociale et juridique, émissions de radion, compositions musicales électro-acoustiques.

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(131)Abel Gourion, Rèves transcrits, XXVIII, 1955-5, Ecrire

Abel GOURION, Rêves transcrits, XXVIII, 1955-5

Ecrire


Mercredi 8 - jeudi 9 juin 1955, avant 4h. Coucher à 1h matin

Lecture de 9/21h à 1h de l'ouvrage de Lanza Del Vasto (1)Lanza del Vastosur Vinobas (le rêve était très long). Disciple de Gandhi. Sage et ascète de l'Inde.http://www.geocities.com/ganesha_gate/bapu.html

Un lieu. De nombreuses personnes. Nous n'avions pas mangé. Quelques-unes allaient à une cuisine. On leur servait à manger. Je ne demande rien. Pendant longtemps. Très longtemps. Enfin je finis par me décider. Je demande à mon tour : il y avait longtemps que je contenais ma faim. Le cuisinier me sert une grande assiettée, de haricots, il me semble ; je mange lentement, sur mes genoux l'assiette est posée ; je me salis même un peu le pantalon ; je ne demande pas de vin, bien que j'aurais aimé en boire.

Dans une autre lieu. Je me mets à écrire.Kijiji: Machine à écrire ancienne Un de nos Amis veut me mettre mieux à l'aise pour travailler ; je lui dis que je suis bien ; il insiste ; je m'impatiente un peu ; il me dit à peu près : « bon, bon, je te laisse faire comme tu veux ».

Un autre lieu (ou le même), comme au rez-de-chaussée d'une salle de rédaction d'un général. Je ne sais pas exactement ce que je fais. Diverses personnes sont là et finissent par s'en aller toutes ; je reste seul. Au-dessus, au 1er, j'entends des dissensions, des disputes de voix. Puis je m'en vais à mon tour.


Mercredi 15 - jeudi 16 juin 1955, avant 5h

A la Zaouïa. Nous sommes un grand nombre. Pierrette vient me dire à un certain moment qu'elle a pris du café et qu'elle se sent fatiguée, elle me demande de partir tout de suite ; puis elle rejoint sa place (séparée de celle des hommes). Nous nous mettons au garde à vous ; la cérémonie va commencer ; le cheikh ne peut différer.

 Je veux ensuite ou avant apporter à Pierrette du lait, et à Henri Gourion je ne sais plus quel aliment. Le rêve est long.


Jeudi 16 - vendredi 17 juin 1955 avant 2h

Un groupe. Nous pêchions. La ligne a été lancée par mes compagnons. Il s'agit de prendre un gros poisson. Mais voilà que, la ligne lancée, rien ne vient ; je suis pris de panique, de peur ; je me crois menacé ou en danger ; j'appelle au secours.


Lundi 4 - mardi 5 juillet 1955, avant 1h

J'arrive à une Réunion Générale des Amis. On descend des marches. C'est une salle vaste. De nombreux Amis sont là. Je me présente à quelques-uns en descendant les marches ; plusieurs ne me connaissaient pas. Il y a comme un bonimenteur dans la salle ; comme deux sortes de ces arabes qui présentent un phénomène ou un prétendu phénomène ; je ne sais trop ce qu'ils font. A un certain moment l'un murmure quelque chose à l'autre. Au début, j'étais arrivé avec un autre Ami ; il était allé d'un autre côté. Je me demande, à un moment, pourquoi je ne suis pas allé voir Max à son bureau. Il semble que ce soit la salle de la rue de Savoie.

Puis je me trouve bientôt près d'Emile Besson ; il est en deuil (en noir) ; Max me dit ou Emile me dit qu'il a perdu sa fille. Je pense à sa petite fille ; mais il me bien qu'il s'agit de sa fille ; je vois un corps qui me semble celui d'un enfant, car il est petit. C'est Emile qui a apporté le corps à cette réunion, avant de l'inhumer. Max se met à parler ; je ne sais trop ce qu'il dit ; je trouve que cela n'a pas beaucoup de suite. Mais il s'adresse à l'âme qui habitait ce corps inerte ; tous les Amis ont compris ce qui va se passer et voilà que le corps se met à bouger, les yeux s'ouvrent ; Max prend la tête et le corps et le serre contre lui et continue à parler. L'être est là, il bouge ; Max en amoureux du Ciel semble s'offrir ou souffrir pour que vive ce corps ; il l'étreint avec force, avec amour. Puis le corps semble vouloir s'immobiliser. Et voici que je m'approche tout près du corps, je lui parle, je l'étreins, Max m'encourage ; je dis quelques phrases : « Père, permets que cette âme revienne » ; je m'adresse à l'âme : « Reviens, le Ciel te protègera, te soutiendra ». L'être se met à parler, il expose et exprime les difficultés et les luttes qui entravent ou qui accompagneront sa revenue sur terre. Je ne saisis ou n'entends pas très bien. J'étreins, je caresse longuement ce corps. Je m'efforce et l'aide à le ramener. Pendant toute cette scène, tous les Amis, sauf Max, Emile et moi, tournent le dos à la scène, comme s'il ne leur était pas permis de la voir. Ils sont autour d'une longue table, assis sur des bancs, le dos contre la table et regardant du côté des murs. Ils sont immobiles.


Samedi 23 - dimanche 24 juillet 1955, vers minuit.

Un apéritif monstre que je dirige ou que j'offre. Des tables dressées nombreuses dans un vaste lieu. De l'anisette offerte avec de la glace pilée. Je m'aperçois par la suite que l'anisette même et la glace ont été préparées, offertes par la Préfecture. Dans une petite salle isolée, 3 à 4 personnes ; je leur demande de se joindre aux autres invités ; elles me disent qu'elles préfèrent rester en petit comité.


31 juillet - 1er août 1955, vers 6h

Rencontre avec un Ami ; nous allons ensuite à son domicile, plutôt son bureau ; il y a un associé ; puis une ou deux autres personnes viennent ; je ne veux pas le déranger davantage, et je prends rendez-vous avec lui pour l'après-midi. Il me fixe à 15h ou 15h30. Je sors de ce bureau ; l'immeuble est assez ancien. Il se trouve à la limite d'un faubourg ; une rue adjacente tombe sur un champ ; il y a des arbres. Je prends le nom des rues pour me retrouver au retour dans l'après-midi. Je dois aller à mon hôtel.

 


 

(1) Joseph Lanza del Vasto (29 septembre 1901 à San Vito dei Normanni, Italie - 5 janvier 1981 à Murcie, Espagne), de son vrai nom Giuseppe Giovanni Luigi Enrico Lanza di Trabia, est un philosophe, un poète et un artiste (sculptures et dessins). Il est surtout connu pour l'animation des Communautés de l'Arche, qu'il a créées sur le modèle des ashrams de Gandhi.
Lanza del Vasto fut un infatigable voyageur et découvreur, un homme d'action et de terrain, autant qu'un homme de réflexion et de philosophie. Il fut surtout un pélerin, véhément, contestataire, prophétique, qui a traversé le siècle en se lançant dans toutes les épopées que ses pas ont rencontrées ou suscitées. Il a créé les Communautés de l'Arche qui poursuivent aujourd'hui son action et continuent de transmettre son message.http://fr.wikipedia.org/wiki/Lanza_del_Vasto

 

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