Abel GOURION, Rêves transcrits, XXV, 1955-2 Un arabe et moi
Dimanche 10 et lundi 11 avril 1955, Pâques à Clairfontaine.
Je parle à un homme d'une affaire des plus louches.
Dans un local, je vais examiner des futs d'essence (ou autre liquide) qui coulent. Je veux exposer cette affaire. Une expédition a eu lieu. Toutes ces marchandises traînent là longtemps.
Dans ce matériel, à un moment donné, un arabe et moi sommes emportés par le vent, alors que nous sommes accrochés les deux à une grosse pièce de bois terminée par une sorte de tissu faisant voilure. Nous sommes enlevés dans les airs. Nous montons et descendons de 15 à 50 ou 60 mètres du sol. Nous manquons d'être accrochés par des arbres. Nous passons tous les obstacles. Nous finissons, à un moment donné, par approcher du sol ; l'arabe et moi nous réussissons à accrocher une partie de notre pièce de bois contre une autre pièce de bois fixée au sol et qui nous sert ainsi de frein. Nous pouvons toucher le sol sain et sauf./http%3A%2F%2Fexpo.artactif.com%2Fsaverot%2Fsav0501r.jpg)
Une plaie à un doigt. J'en détache la chair qui tombe. Mon doigt finit par lâcher aux trois quart. Une famille est là. Elle me jette un produit désinfectant. J'explique à la mère de famille qui est présente que j'ai eu il y a quelques temps la jambe, le mollet comme rongé de la même façon. On pouvait y entrer le poing dans la plaie. Puis la chair s'était reconstituée et il n'y avait plus aucune trace. Je lui montre la jambe (gauche). Elle croit voir un restant de plaie à une tache blanche que j'avais déjà antérieurement.
Un peu plus tard, je dis que je vais me faire soigner. Je dois avoir de la tension. Je demande à un des hommes de m'accompagner en taxi. Je ne me sens pas bien.
Nous nous trouvons en un lieu où on m'annonce l'arrivée de Gaby. Je dis à celui qui m'accompagne que je le remercie. Mais il s'en va. Il est apparenté à la famille de la femme avocat.
Pendant que je suis au lieu où sont déposés les liquides ou essences en litige. Une mauresque
vient me voir, elle me rappelle à son souvenir, elle m'a connu il y a quelques années. Elle me dit que son mari allait venir, peut-être pour me renseigner. Elle est accompagnée d'une fillette qui s'appuie sur moi avec tendresse. Je l'ai connue aussi quand elle était toute petite. La mauresque, sa fillette et moi allons au-dehors où se trouve sa famille. Elle me montre deux jumelles qui ont quelques années. Elles ont de graves difformités de la bouche ; il y a là aussi 3 ou 4 êtres, de visages et de formes assez effrayantes ou difformes. Cela me fait mal à voir. J'ai avec moi un homme, un compagnon. Nous partons.
Tous ces rêves s'enchevêtrent, ou se suivent.
Je remplis une formule pour me faire virer par une banque une somme de X francs en lires italiens.
3h. Je suis à Rome. A l'Hôtel je m'informe de l'heure de transmission de la T.S.F. d'Oran en Italie. C'est de 3h du matin à 6h. Un quart d'heure avant c'est encore une émission en français ; si je veux avoir des nouvelles, je dois me réveiller à cette heure-là. De même, pour prendre ou faire ma toilette, en tant que français, c'est à la même heure que je pourrai avoir un bain ou me laver. Je trouve cela étonnant, car alors à quel moment je me reposerai ? Je grimpe sur une voiture de l'hôtel ; je cherche une issue, mais je suis intercepté par le personnel de l'hôtel qui veille à toute heure.
12-13 avril 1955
Je suis sur un grand navire,
avec une haute superstructure. Ce navire touche un lieu où je débarque seul. Puis le navire s'arrête au bord d'un rivage un peu rocheux. Le navire à un certain moment se penche complètement sur le côté ; il ne peut sombrer car le fond de la mer est faible à cet endroit. Mais le navire va embarquer beaucoup d'eau et par sa position, les passagers vont se trouver en danger. Puis le navire se redresse, puis il se recouche sur le flanc, ainsi 2 ou 3 fois. Enfin il se redresse définitivement. Il doit rejoindre l'endroit où je me trouve. Je dois remonter à bord.
Mercredi 13 - jeudi 14 avril 1955, vers 5-6h matin, un peu avant. La fin vers 6h.
Benkimoun assureur (Albert). Plusieurs amis ou assureurs. Nous l'accompagnons pour qu'il gare sa voiture automobile. C'est il me semble du côté d'Eckmühl (). Nous pénétrons tous dans un lieu où se trouve une foule de musulmans, assis, ou en prières. La voiture et nous, on trouve passage entre la foule de fidèles qui s'écartent.
Je m'éloigne seul un moment. Puis je rencontre quelqu'un, un sage, que je crois être celui qui dirige ce groupe de musulmans ; il a près de lui un disciple. Je lui parle, le groupe est de la région d'Inkerman ; nous conversons. Alain est près de moi,
mais il me semble un peu changé, différent, un visage, des yeux autres. Le sage et son disciple sont assis, moi aussi. Je lui dis que je suis né de la région d'Inkerman, à Renault, près de Mazouna ; il ne semble pas connaître cette région, ou il ne marque as d'attention à la chose. Il me demande mon âge ; je lui dis 62 ans ; il est tout surpris ; il le dit à son compagnon ; il me croyait plus jeune. Il me demande à quelle religion j'appartiens : je lui dis que je suis israélite. Puis je me trouve seul, j'ai une bouteille ou 2 à la main. Je la dépose dans un coin. Un long moment, je reste assis près des fidèles.
Après un réveil, et un nouvel assoupissement, le rêve reprend un peu autour de 6h matin. Je pénètre dans une grande salle : le sage est près d'une table, un disciple est près de lui. Le sage semble occupé ou donne des instructions ; je m'avance et le prie de m'excuser : je viens prendre congé.
Dimanche 17 - lundi 18 avril 1955
Je croise Jacques Krielt. Il m'arrête pour me parler ; il est avec quelqu'un ; il continue sa conversation ; je l'attends ; puis un autre vient l'entretenir ; j'attends encore. Enfin il termine et vient à moi. Il est lent, hésitant ou prudent. Il avance et tergiverse dans ce qu'il veut dire ; un autre assiste à l'entretien ; il dit : « enfin j'ai accepté » - accepté quoi ? De faire un cours, ou partir d'un milieu ; il ne dit pas de quoi ' Je suppose « un groupe où il enseignera la mystique ». Il fait allusion à ce qu'il va gagner. Je n'en crois rien sur ce point. Il dit que cela aura lieu dans les docks (marine), que Caha et d'autres en font partie. Il donne peu de détails précis.
Lundi 18 - mardi 19 avril 1955, juste avant 2h
Lieu où séjourne une troupe. Un des ouvriers. J'étais là. Je cassais la croûte. J'avais trouvé de la viande rôtie et de la salade de piment et tomate dans un porte manger en métal. Caha passe. Il assurait les ouvriers ou l'entreprise. Il y a un docteur. Ce docteur pourra soigner les ouvriers et il aura une spécialité pour soigner une maladie. Je ne sais plus quelle maladie.
En mangeant, je donne à un ou deux ouvriers (qui deviennent des soldats) une part de ma nourriture, de la viande et du pain à l'un, de la salade et du pain à l'autre. Entre-temps, on m'a apporté de la part de ceux qui doivent alimenter la troupe, un gros pain frais, que j'avais commandé. J'en donne une tranche au 2ème soldat. Je garde du pain et un peu de nourriture pour ceux qui sont avec moi, et ne sont pas les mêmes que ces autres soldats.
Dimanche 24 - lundi 25 avril 1955
Je nettoie une cuisinière ; je fais chauffer l'eau qui doit ensuite circuler dans un 2ème tiroir à droite. Puis ce n'est pas une cuisinière, mais une machine à coudre. Je fais le même travail de circulation d?eau. Le 2ème tiroir est rempli de quantité de petits chiffons que j'enlève.
Une course ; tous les concurrents passent par un chemin qui leur a été indiqué. Nous sommes 2, une jeune femme et moi, à prendre un chemin plus direct. Ce chemin a un paysage nouveau, beaucoup de dépressions de terrain, montées, descentes, vallons, lieux raides, escarpés. Une automobile nous dépasse et je me demande comment elle ne se renverse pas. Nous arrivons au but ; un lieu clôturé ; je trouve un passage et j'entre ; c'est un vaste jardin ombragé, bien entretenu ; il parait que c'est un endroit où il y a d'anciennes tombes nombreuses bien soignées. Nous rencontrons beaucoup de jeunes gens. Nous allons nous faire inscrire. Nous pensons que nous sommes les premiers, la jeune femme et moi, parce que nous ne rencontrons pas ceux qui faisaient la course avec nous et qui n'ont pas dû arriver.
1er - 2 mai 1955, vers 4h
En paquebot.
Ce navire passe entre des rangées d'immeubles, d'habitations ; à 2 reprises 2 hommes se jettent à l'eau pour rejoindre le rivage, sans doute pour échapper à tout contrôle à l'arrivée.
Sur le même paquebot, ou un autre, un long voyage. Nous devons arriver dans un détroit ; c'est une région orientale, la Turquie. Une femme d'un ami d'Oran ne peut partir avec nous ; elle prendra un autre paquebot le lendemain soir. Après le détroit, nous devons aller en Mer Noire. Un peu avant l'arrivée, la salle de restaurant du navire ; des passagers prennent des collations. Il y a des parents, Georges ou Emile, des amis d'Oran. Après l'arrivée, à terre ; nous sommes assis tout un groupe, dont quelques dames étrangères. Nous sommes très intéressés et attirés par le spectacle de la rue. La couleur des vêtements, les gens du pays. Il passe devant nous comme des chars dorés, des groupes animés et chatoyants.
Lundi 2 - mardi 3 mai 1955, entre 12 et 1h
Je me trouve à la Zaouïa ( ). Une ou deux dames indigènes. 2 ou 3 ou 4 hommes.
Dans une enveloppe que l'on me donne, chacun me remet une liste de demandes (quelques-uns ajoutent des billets de banque avec) et je mets chaque demande dans l'enveloppe ; puis on me donne encore d'autres enveloppes ou plis dont 1 ou 2 assez volumineux ; je place le tout dans un gros sachet dont je coupe la moitié. Sur ces demandes on doit sans doute prier. Le nombre des fidèles a augmenté. Nous sommes toujours assis à la façon orientale.
Il y a un sage ou 2. Viennent 2 ou 3 personnes européennes consommer (car il y a un bar tout à côté) ; l'un d'eux s'adresse à moi pour raconter une histoire amusante. Puis il veut en raconter une seconde et me demande si j'ai connu un rabbin médecin X ; je lui dis que je ne le connais pas, et que je ne tiens pas à le connaître ; cela de façon ferme, pour qu'il comprenne de ne plus plaisanter. Il le comprend et s'en va avec ses compagnons.
La séance en prières se continue, ou doit commencer ; nous sommes tous assis à terre ; je me présente ou me fais présenter à plusieurs arabes. Je me trouve un moment plongé en concentration, le regard fixe. Quand je rouvre les yeux, il y a un nouvel arabe juste près de moi ; je m'excuse et me présente ; il est grand et fort avec une barbe fleurie blanche ; je le reconnais ; il était venu à la Zaouïa il y a un an ; il me dit être de St Denis du Sig et indique son adresse.
Puis tout le monde se lève. Je passe dans une sorte de puit ou de bâtiment en assez mauvais état ; je sors puis plus tard je reviens, j'ai besoin d'uriner, ce que je fais. Pendant ce temps, les fidèles sont montés au-dessus du rez-de-chaussée, dans la maison, et j'entends que les prières commencent. Pendant que je suis à ce besoin, une très violente tempête se lève avec rafales de pluie. On fait glisser au-dessus d'une sorte de verrière des bâches pour protéger de la pluie, mais l'eau passe en certains endroits ; ensuite la partie du bâtiment où je me trouve et que je dis être comme une sorte de tour, se met à tourner de plus en plus rapidement ; on dirait un vaste moulin. L'ensemble est en si mauvais état que je me demande si cela ne va pas céder dans cette tempête et ce mouvement. Je m'efforce à sortir, et j'y arrive. Au-delà de ce vaste moulin tournant ; je me retrouve sur le sol ferme où j'étais au début. J'ai la manche droite légèrement mouillée.
(La veille, vers 18h30 j'avais relu des rêves depuis 2 ou 3 ans. Dans quelques-uns il est question de la Zaouïa et des Soufis. Au moment de me réveiller à une heure : une forte envie d'uriner. Comme chaque soir d'ailleurs, puisque chaque nuit je me lève 2 à 3 fois. La vessie me fait mal. Ce qui explique dans le rêve le besoin d'uriner).
Jeudi 5 - vendredi 6 mai 1955
Un lieu où je puis dormir. Dans un cantonnement, un hangar, une construction de l'Armée. J'aurai 500F à payer par jour.
En automobile. Des cornes avertisseurs annoncent le cortège des autorités. Tous les véhicules font place nette. J'étais engagé sur une esplanade. Je me place en retrait près d'une rue qui bifurque. Il se trouve que le cortège vient dans la direction de cette rue ; c'est le cortège du Sultan. Il est précédé d'une quantité de jeunes garçons de 10/12 ans, enfants habillés à l'européenne. Ils sont de Fès. Cependant leurs yeux sont bleus ou clairs ; ils ont tous un village intelligent.
Avec Adrienne en auto. Je l'emmène faire une course assez loin. Puis je la ramène. Je dépose Maman. Je repars. Un peu plus tard nous retrouvons maman, qui s'est sans doute égarée, et revient sur ses pas. Nous la reprenons en voiture.
13-14 mai 1955
Des navires de guerre.
Nous nous trouvions sur l'un d'eux, Georges Gourion et moi ; ces navires patrouillent en mer. Sous leurs coques, il y a des engins, des bombes, des mines. Le bâtiment sur lequel nous nous trouvons, les parois se déboîtent, comme s'il etait fait de pièces de bois. Je m'applique à remettre en place les pièces de bois qui se dégagent. (J'ai visité le 22 mai 1955 à Mers El Kébir le cuirassé Richelieu).
21-22 mai 1955, entre 1h¼ et 3h moins ¼
Réunion. Assemblée de prières des soufis à mon domicile, qui n'est pas celui que j'occupe en ce moment. Nous sommes dans une pièce bien une douzaine assis sur des sièges bas. La prière. Nous nous déplaçons lentement autour de la pièce, en changeant de sièges. A un certain moment, je suis comme assoupi, mais je ne dors pas ; je suis éveillé ; mon voisin de droite me masse légèrement sur le dos en haut, à droite et à gauche. Puis il me touche au bas de derrière la tête, au-dessus du cou, à droite et à gauche, où se trouvent 2 bosses. Il appuie assez légèrement. Il y avait du feu au bas dans ma cheminée, feu de bois, et feu électrique. La séance est assez longue.
Puis plus tard nous allons dans un lieu de pèlerinage, avec Adrienne. C'est du côté d'Aïn El Turck. Nous sommes de nouveau dans une pièce, un certain nombre, tous assis.
25-26 mai 1955, avant 3h¼
Nous sommes plusieurs Amis. Je ne sais plus au juste ce qu'a dit un Ami pour l'emploi des simples pour soigner les malades : par exemple ne pas employer un remède que l'on ne connaît pas assez bien ; je le dis à Emile Bailly, je ne sais pas au juste dans quels termes, sans doute comme je viens de le dire. Cela fait tant de peine à Emile qu'il se met à pleurer allongé sur un lit ; je suis très gêné ; Emile dit : alors je ne pourrai plus m'occuper de malades. Je ne voulais pas le peiner. Cependant ce qu'avait dit cet autre Ami me semble juste.
Deux Amis s'occupent à ce moment de la nourriture des Amis. Je leur dis que je vais m'occuper d'éplucher les pommes de terre. Un peu plus tard, comme je ne l'ai pas encore fait, ils se mettent à éplucher ; je me joins à eux, en disant : « attention vous allez croire que je ne voulais pas le faire » ; c'était maladroit et cela montrait que j'étais sans doute peu disposé à le faire.
26-27 mai 1955, vers 4-5h matin
Je me trouve dans de vastes locaux ; beaucoup de monde ; c'est le matin. Puis je m'habille en soldat ; le drap est bleu, cependant je dois choisir une cravate réséda parce que le costume sera de ce ton. Pendant que je m'habille, Adrienne est là.
Vendredi 27 - samedi 28 mai 1955, juste avant 2h du matin
Une réunion des Amis. Au début Sédir assis autour d'une table avec 2 ou 3 amis ; tous se tiennent par une main. Sédir déplie successivement une feuille de papier et indique un ami ; il énonce son nom. Cet ami présent vient et joint sa main à celles des Amis qui ont déjà joint leur main à celle de Sédir. S. continue ainsi et appelle tous les amis présents, et chacun vient joindre sa main. Mon tour arrive en dernier et je demande aussi à joindre ma main ; je dis même une phrase comme « je vais me joindre à la chaîne (initiatique) ». S. déplie plusieurs feuilles ; il indique une feuille « les geignards ». S. dit que je ne devrais pas être dans le groupe des Amis placés sous cette catégorie ; je suis de cet avis et je dis « je suis déjà bien assez geignard ». S. continue à déplier chaque feuille où se trouvent déjà un ou plusieurs noms d'amis ; chaque feuille est placée sur un petit paquet plié comme du linge. Il énonce chaque fois une catégorie d'amis. Il indique à un moment, entre autres, un ami du nom de Goudinol, ou approchant, en disant « il y a parenté de nom » (avec le mien). Je vais pour ouvrir une des feuilles pour aider à choisir la catégorie sous laquelle je désire être placé ; S. me dit de faire attention de ne pas changer de place chaque feuillet, cela créerait quelque gêne ; avant de me réveiller (2h) je n'avais pas fixé mon choix.
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( ) Quartier d'Oran
( ) Une zaouïa, également orthographiée zawiya ou zawiyah, est un édifice religieux musulman. En turc, il est appelé zaviye.
Dans un premier temps, ce terme désigne un emplacement ou un local réservé à l'intérieur d'une structure plus vaste où les soufis (mystiques) pouvaient se retirer comme le laisse entendre le sens de la racine du mot arabe (angle ou recoin).
Par la suite, le mot désigne un complexe religieux comportant une mosquée, des salles réservées à l'étude et à la méditation ainsi qu'une auberge pour y recevoir les indigents. On y effectue les pratiques spirituelles et on y enterre les saints fondateurs des confréries soufies.
La communauté soufie se regroupe dans un ribat parfois fortifié. Au Maghreb, ces communautés se sont développées dans le cadre urbain sous la forme des zaouïas. Les membres de ces confréries se font parfois appeler marabouts .