Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ce site / blog artistique et ludique a pour vocation de présenter mes productions, et celles d'auteurs invités : livres, poèmes, chansons, nouvelles, expositions, billets d'humeur sur la vie culturelle, politique, sociale et juridique, émissions de radion, compositions musicales électro-acoustiques.

Publicité

(327) M. Hublot à Buenos Aires. (5) La punition et la Ballade

Buenos-Aires-2010-0161.jpgLa Casa de Familia où j'ai enfermé Hublot.
Buenos Aires, Samedi 12 juin 2010.
Résumé : Je suis parti à Buenos Aires pour danser le tango. M. Hublot m'accompagne et me critique sans cesse.

J’ai fini par y arriver. C’était jeudi. Je me suis installé dans une "Casa de Familia", sorte d'auberge de Jeunesse améliorée : dortoirs mixtes ou chambre individuelle; j'ai pris une chambre, et j'ai mis Hublot au dortoir, dans l'espoir, vain sans doute, qu'il y rencontre une fille. Très belle vespa en guise de bureau de réception, ambiance décontractée, jeunes voyageurs de partout, nanas cool.
La casa est située dans un quartier semi-pourave à Milongas et Eglises, San Telmo, à un jet de pierre de l'Intercontinental, International Hotels and Resorts, face à un superbe théâtre ancien rénové, qui accueille ce soir de la musique, non plutôt du gros son électro-acoustique continu : aucun silences, bénis soient-ils pourtant.
Quartier des milongas. Mais je me suis interdit d’ aller tout de suite danser le tango, pour prendre d’abord le pouls de la ville.
Buenos-Aires-2010-0186.JPGPetite pelouse de futbol, Mundial oblige ! 
A vrai dire, c’est aussi parce que le journaliste me l’a demandé. Il veut me filmer demain dimanche, avec un coach de tango, Sergio ( un franco - argentin cultivé qui vous initie aux moeurs locales), et il souhaite que mon regard soit neuf. Je suis donc privé de milonga les trois premiers jours. M.M. , le Monsieur Muscle du journalisme moral, veut de la fraicheur dans le regard du milonguero français qui débarque. Je ne lui ai pas refusé cette faveur, tournage oblige.
Hublot rigole, pour la fraicheur. Il doit penser qu’avec mes soixante balais sonnés, la salade est un peu avancée et le camembert coulant.
Moi, le Hublot, je le laisse dans le dortoir, puni. Je vais me balader en ville, seul, le nez au vent, sans cet ennuyeux personnage, mou comme une chique dès qu'il s'agit de humer l'atmosphère, de rire dans sa tête et de rêver un peu. Le destin hublotien, en ce tout premier jour, sera de humer, quant à lui, les remugles de la cuisine proche, avec interdiction de sortir de la cama. Tiens, t'auras faim et rien à bouffer, prends ça dans ta tête d'oeuf (il a une tête assez volumineuse, qui contient beaucoup d'informations; hélas pour lui, il ne sait pas du tout les utiliser pour son plaisir; il est dans le devoir, le travail, l'ironie mordante et la critique pointue; il n'a plus qu'une moitié d'estomac, à cause d'un vieil ulcère du à son caractère anxieux, et doit manger souvent... ).BsAs-9.1 1479L'anxiété de M. Hublot (dessin d'Allen Morfoot).


Bien fait. Moi, je me ballade au hasard, sans plan de la ville. Nikon sorti du sac quand la lumière est belle (c'etait le cas, ce matin, contre-jours assurés) ou l'instant stimulant (les musiciens de rue, les arcades à la turinoise, les passages à la milanaise), une débauche d'architectures espagnoles, italiennes, européennes quoi. Une foule dense, des gens pressés mais très ouverts dès que le contact passe. Des pigeons, comme à Paris, propres et figurés.

Buenos-Aires-2010-0246.jpg

 

Un mélange, una mescla, un meli-melo de race du monde. Comme un gout d'avenir.

Puis, valise perdue (vous ais-je dit qu'ON -la Compagnie aérinne TAM- avait perdu ma valise, et que je n'avait plus qu'un pantalon, un slip, une paire de chaussette et une chemise, le tout, heu, plutôt sale à présent ... ?), je vais dans une rue piétonne et suranimée du centre, la calle Florida, pour acheter des fringues. Emplettes. Me faut de tout, même une brosse à dent, pas vraiment pour l'utiliser, mais sans elle, et sans Hublot, je me sentirai bien seul.

Une amie, F.H., m’avait donné des conseils : « Quand tu arrives à BsAs tu fonces chez le 1er marchand de journaux venu et tu achètes la « Guia T », plan de la ville découpée en carrés avec indication des lignes de bus qui passent dans chaque carré. Sachant qu’il n’y a pas de plan d’ensemble des bus portègnes (plusieurs compagnies) c’est l’unique moyen qui t’indique donc que pour aller de la case B5 de la page 27 à la E7 de la p. 31 tu as le bus 41. Reste plus qu’à le trouver mais ça tu demandes. Un truc super pratique : les rues courent sur toute la ville donc qd tu as repéré l’ordre à un bout tu l’as à l’autre, et les n° correspondent aux distances. D’accord les taxis ne coûtent rien mais tout dépend si tu veux un vrai baptême du feu ou pas ;-) »

J’ai opté pour le baptême : j’avais le temps. Mais j'ai aussi beaucoup aimé les taxis.

Buenos-Aires-2010-0278.JPGBuenos-Aires-2010-0291.JPGBuenos-Aires-2010-0202.JPGBuenos-Aires-2010-0261.jpgBuenos-Aires-2010-0217.JPGBuenos-Aires-2010-0206.jpg

« Ensuite tu vas à la Confiteria Ideal, ça vaut le coup pour le décor, parce que c’est un classique et surtout pour récupérer la revue BA Tango dans laquelle il y a toutes les adresses et horaires (pas toujours fiables mais bon…). Tu as les mêmes sur internet (http://www.buenosairesmilongas.com/) mais pour aller d’une milonga à l’autre ou cocher tes préférées, internet c’est pas pratique. Et y a en plus les magasins, les cours etc. Suipacha est un piège à touristes donc ne rien acheter dans cette rue avant d’avoir vu le reste. »

Buenos-Aires-2010 0197La calle Florida

J’ai été à la Confiteria Ideal. Décor. Vous n'en saurez pas plus, je ménage mes effets, Hublot m'oblige à tenir ma promesse de faire un article par jour, alors je garde des trucs en réserve.

J'ai la revue B.A. Tango (gratos partout dans les kiosques à journaux), je vais la lire, tout à l'heure, quand vous m'aurez lâché avec cet histoire de Hublot.

Quoi, c'est pas de votre faute ? On en reparlera ! Quand ?

Pero maniana ! Demain, bourro ! O maniana por la maniana, c'est moi qui décide !

 

Buenos-Aires-2010-0265.JPGLa "bandera" au soleil couchant


 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article