Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ce site / blog artistique et ludique a pour vocation de présenter mes productions, et celles d'auteurs invités : livres, poèmes, chansons, nouvelles, expositions, billets d'humeur sur la vie culturelle, politique, sociale et juridique, émissions de radion, compositions musicales électro-acoustiques.

Publicité

(251) Famille je vous ai



Familles je
vous
ai


 
Familles, je vous hais ! Foyers clos ; portes refermées ; possessions jalouses du bonheur.André Gide (1)

 









 







 


 












Aïe, mes aïeux !Les MisérablesMa mèreVipère au poingL'incesteToutes les familles sont psychotiques
Le bâtard récalcitrantQuelle famille !Oedipe roiCendrillon

 
(1) Familles, je vous hais ! Foyers clos ; portes refermées ; possessions jalouses du bonheur."
André Gide



« Familles, je vous hais » !

André Gide, libéré des servitudes morales et repu de ses

nourritures terrestres
, crie sa détestation de la famille.
 

C’en était décidé.

L’homosexualité avait trouvé son ennemie : la famille.

Et cette haine était bien partagée ! Entre autres griefs, les homosexuels ne se reproduisent pas… la rupture était consommée…
Cent ans plus tard, les hostilités prendraient-elles fin ?
Les inimitiés d’hier seraient oubliées, évanouies, au point que certains homosexuels souhaiteraient même se marier et fonder une famille.....

 

 


 

Il s’agit ici de recenser des œuvres et des textes sur la famille, et plus particulièrement sur les thèmes « Famille, je vous aime » ou « Famille, je vous hais ». Quelques compléments sont également proposés sur « famille et comique ».
Synthèse mise en ligne par Valentine Dussert.

 

 

Famille, je vous...

ANOUILH J., Le Voyageur sans bagage
BAZIN H., Vipère au poing.
BETTELHEIM B., Psychanalyse des contes de fées (peut-être quelques critiques sur des situations familiales ?).
BON F., Quatre avec le mort, ed. Verdier, 2002.
BONAL D., Portrait de famille, ed. Théâtrales.
CAMUS A., L’Étranger (incipit).
CHAIX M., Juliette, chemin des cerisiers.
COCTEAU J., Les Parents terribles.
COHEN A., Le Livre de ma mère.
CUSSET C., La Haine de la famille.
DIDEROT D., La Religieuse.
ERNAUX A., La Place.
FERDJOUKH M., Sombres citrouilles, ed. École des Loisirs, medium.
FOURNIER J.-L., Il a jamais tué personne, mon papa.
FREUD S. et ses théories sur le « Roman familial », exploitées par ailleurs, à propos des textes littéraires, par la critique Marthe ROBERT (l’image du « bâtard » notamment).
GRUMBERG J.-C., Les Courtes (courtes pièces dont la famille est souvent le terrain).
GRUMBERG J.-C., « Les Vacances » (courte nouvelle recueillie dans Les Autres) ; L’Enfant Do.
HUGO V., La Légende des siècles, « Mon père ce héros... ».
IONESCO E., Jacques ou la soumission ; L’Avenir est dans les œufs.
KERMANN P., La Mastication des morts, ed. Lansman (très courts textes sous forme d’épitaphes qui donnent lieu à des règlements de comptes).
LABICHE E., Le Voyage de M. Perrichon.
LOUVET J., Conversation en Wallonie (le père est ouvrier mineur et a voulu que son fils fasse des études mais quand celui-ci devient professeur, le père se sent trop éloigné de ce fils qu’il ne comprend plus).
MALLET-JORIS F., La Maison de papier.
MAURIAC F., Le Nœud de vipères.
MICHAUX H., « Regards d’enfants », « A distance ».
MINIERE I., Le Soupirant ; Méthode infaillible contre l’adversité, ed. Lattès.
MONTHERLANT (de) H., Fils de personne (théâtre).
OBALDIA (de) R., Les Bons Bourgeois (théâtre, parodie des Femmes savantes de Molière).
POUY J.-B., La Petite écuyère a cafté (le Poulpe).
PREVERT J., Paroles, « Familiale » (« La mère fait du tricot, / Le fils fait la guerre... »).
PREVERT J., Spectacle, « En famille » (une saynète décapante, qui figure aussi dans l’Itinéraires littéraires Hatier du XXe siècle).
STENDHAL, Le Rouge et le Noir.
VIAN B., Les Bâtisseurs d’empire ou le Schmurz (pièce qui met en scène une famille où la fille se révolte contre le conformisme bourgeois de ses parents).
VITRAC R., Victor ou les enfants au pouvoir.
ZORN F., Mars (terrible roman autobiographique : un fils de bonne famille de Zurich découvre qu’il est atteint d’un cancer, vraisemblablement dû, selon sa propre analyse, à une éducation étouffante et névrosée).

Famille et comique

Un air de famille d’Agnès JAOUI et Jean-Pierre BACRI.
Sketches de Guy BEDOS (en particulier les textes de Dabadie) ; il y a notamment un fils qui a vendu l’usine de son père et un autre où une gamine est réduite aux travaux forcés par ses parents.
Le sketch de Pierre PALMADE sur le scrabble, avec l’adolescent en pleine poussée d’hormones et l’épouse stupide.


Ce document constitue une synthèse d’échanges ayant eu lieu sur Profs-L (liste de discussion des professeurs de lettres de lycée) ou en privé, suite à une demande initiale postée sur cette même liste. Cette compilation a été réalisée par la personne dont le nom figure dans ce document.

© WebLettres 2002-2008

Sur André GIDE, voir ce site en cliquant ici.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
Ah ! que voilà une bien célèbre et bien méconnue citation !Gide ne s'en prend pas à la famille mais aux "foyers clos", aux "portes refermées" etc. C'est la plainte de celui qui n'est d'aucune famille et la critique de ces familles refermées sur elles-mêmes. Un appel au partage des possessions du bonheur effectivement souvent jalouses... D'ailleurs Gide confie lui-même n'avoir jamais eu à se plaindre de sa famille dans ses entretiens avec Amrouche. Qui plus est, il s'est fabriqué une famille - jusqu'à avoir un enfant avec la fille de sa meilleure amie - une famille ouverte, une parentèle amicale au sein de laquelle on ne cachait rien de ses moeurs, de ses projets, de ses critiques.Et l'homosexualité n'a absolument rien à voir dans cette supposée détestation, elle serait même plutôt chez lui au coeur d'un projet de famille élargie et tolérante : Marc Allégret, l'ami de Gide, avait été poussé par ce dernier à faire un enfant à Elisabteh van Rysselberghe qui en désirait tant un. La liaison demeurant "infertile" s'est Gide lui-même qui s'y est collé...Bien cordialement,Fabrice
Répondre
B
<br /> Merci pour cette analyse fort bien documentée. Que vive les familles, réelles ou fantasmées !<br /> <br /> <br />