Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : BenBlog
  • BenBlog
  • : Ce site / blog artistique et ludique a pour vocation de présenter mes productions, et celles d'auteurs invités : livres, poèmes, chansons, nouvelles, expositions, billets d'humeur sur la vie culturelle, politique, sociale et juridique, émissions de radion, compositions musicales électro-acoustiques.
  • Contact

Recherche

Archives

5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 00:18

 

Photos-EXPO-720.jpg

CARTON ROUGE ou CARTE BLANCHE ?

Musique, culture, politique, humour, poésie, reportage, interview... 

 

crcb69@gmail.com


Une émission d'Alain et Marie Gourion sur Radio Trait d'Union (89.8 FM),

CHAQUE MARDI DE 17 à 19h


( http://www.rtufm.com/ ; http://www.facebook.com/radiotraitdunion; http://www.facebook.com/CatonRougeCarteBlanche)



CONTENU

Poésie, Echanges, Interviews socioculturelles, Chroniques poétiques, politiques et culturelles, Enquêtes et Musiques du Monde. Des entretiens extérieurs (RTU Mobile : Marie). Un entretien de 60’ (L'Invité : Alain).



DUREE

120 minutes hebdomadaires le mardi de 17h à 19h, heure de “bonne” écoute, qui permet une concentration de l’auditeur fugace, qui est en voiture ou dans sa cuisine. Interview de 17h40 à 18h40. Une pub par heure.



MODALITES

Direct depuis le Studio RTU – L’invité répond aux questions et commente ses morceaux de musique qui sont diffusées à l’antenne, illustrant son parcours, le thème du jour ou ses envies.
Animation par Alain et Marie. Une voix masculine, plutôt sérieuse, institutionnelle, incisive parfois. Une voix féminine plus jeune, enjouée, naïve, candide, poétique.



INVITES

Réactifs, positifs, non conventionnels à leur manière, prêts à affronter la critique, toutes origines éco ethno socio culturelles, représentatifs de la diversité. Des Médiatiques, des Reconnus, des Inconnus. Qui ont quelque chose à dire, et savent le faire avec intelligence et sensibilité, qui sont comme … un trait d’union.



RADIO TRAIT D'UNION

RTU est une radio associative donnant la parole aux minorités. Émet sur FM 89.80 MHz, 24h/24. Après 30 ans d’existence et une grave crise en 2010, RTU a totalement renouvelé ses organes dirigeants sous l’impulsion de Fouad Chergui, Réalisateur, qui a obtenu du CSA une autorisation d’émettre sur 15 ans. Subventionné par Organes étatiques, régionaux et locaux. Comité des Sages présidé par Robert Vial, journaliste. Charte éthique et déontologique. La nouvelle grille se met en place.


Archives sonores sur : http://archives.gip-epra.fr/radio/radio-trait-d-union.

Radio sur FM ou sur Internet : http://www.rtufm.com/contact.html



AUDIENCE

20 000 auditeurs sur l’agglomération lyonnaise et ailleurs via Internet. Tous publics, amateurs de musique, membres des associations partenaires communautaires (africaines, algériennes, arméniennes, grecques, italiennes, juives, marocaines, portugaises, tunisiennes, turques, etc.).



PREMIERS INVITES

- 3 janvier 2012     Alain HORVILLEUR, Garde-Mots, Ecrivain, Acuponcteur

                  Entretien et Emission         1h55

- 10 janvier 2012   Kamel M'RAD, Editeur

                  Entretien et Emission         1h49

- 17 janvier 2012 Linda BRUCKERT, Consultante multiculturelle

                  Entretien et Emission                  1h58

 
- 24 janvier 2012 Myriam PICOT, Avocate, Ancien Batonnier de Lyon

                  Entretien et Emission         1h53

- 31 janvier 2012 Nawel BAB-HAMED, Adjointe à la Culture Mairie Lyon 1er

                  Entretien et Emission         2h02

- 7 février 2012 Claude CHALLAGUIER, Auteur, Metteur en scène

                 Entretien                               1h01

- 14 février 2012 Bernard BOLZE, Journaliste, Fondateur Obs. Prisons

                 Entretien et Emission            2h05

- 21 février 2012 Dilamar JANH, Auteur Traducteur brésilien
                 Entretien                                 54'

 




PRODUCTION

Pierre Alain et Marie GOURION, Pour Bubble Art.

06 03 78 64 68
Bubble Art : http://www.facebook.com/pages/Bubble-Art/197425700308208
Carton Rouge Carte Blanche : http://www.facebook.com/pages/getting_started?page_id=120881761359923
RTU : http://www.facebook.com/radiotraitdunion
RTU : http://www.rtufm.com/

 
Musique, culture, politique, humour, poésie, reportage, interview ...
crcb69@gmail.com
 
Photo-Alain-Marie-DSC_9818_2.jpg
Marie1_web_0019.jpg

 

Repost 0
Published by Ben - dans Vie sociale
commenter cet article
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 17:00

Julie.jpg

Dans une vie antérieure, j'ai été avocat, et j'avais des stagiaires qui voulaient le devenir, ou vérifier qu'il ne voulaient pas l'être... Parfois, je les encourageais. D'autres fois, je leur conseillais de faire autre chose de leur vie professionnelle. Ce fut le cas pour Julie HAINAUT. Elle vient de m'écrire :


Bonjour,
 
Je ne sais pas si vous vous rappelez de moi... Julie Hainaut, j'ai fait un stage en 2004 dans votre cabinet... Et vous m'aviez conseillé d'écrire, de devenir journaliste (je le suis, pour le Progrès). J'aurai un service à vous demander... Je postule pour un CDD autour du monde chez France Soir (80 jours comme Phileas), et pour être sélectionnée, il faudrait que je sois dans les 50 premiers. Il faut en fait voter une fois par jour sur ce lien : http://reportour.francesoir.fr/JulieHainaut
Si jamais vous voulez en parler sur votre blog, n'hésitez pas :)
Merci d'avance !
 
Julie
 


Je ne pouvais pas le lui refuser. Donc, elle est devenue journaliste ! Très bonne idée : c'était, et c'est toujours, une fille drôle, curieuse et décidée, qui a longtemps vécu en Afrique.

 

Julie-Afrique.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour être sélectionnée à son concours, elle a fait une courte vidéo qui est comme elle : vive, drôle et bien rythmée.

 

 

Pour la voir, il faut juste cliquer ICI.

 

Si vous voulez lui donner un coup de pouce, votez pour elle. Heu, chaque jour, jusqu'à fin mai !

 

Vous aurez ainsi fait une heureuse, et on l'appelera Filéas FOGG.

images-2images-1images-2


Le Tour du monde en quatre-vingts jours

280px-Verne_Tour_du_Monde.jpg

 

Le Tour du monde en quatre-vingts jours est un roman d'aventures, écrit en 1872 par Jules Verne et publié en 1873 par Pierre-Jules Hetzel à Paris. Il parut en feuilleton dans Le Temps du 6 novembre au 22 décembre 1872.1
Le roman raconte la course autour du monde d'un gentleman anglais, Phileas Fogg, qui a fait le pari d'y parvenir en 80 jours. Il est accompagné par Jean Passepartout, son serviteur français. L'ensemble du roman est un habile mélange entre récit de voyage (traditionnel pour Jules Verne) et données scientifiques comme celle utilisée pour le rebondissement de la chute du roman.
Ce voyage extraordinaire est rendu possible grâce à la révolution des transports qui marque le xixe siècle et les débuts de la révolution industrielle. L'apparition de nouveaux modes de transport (chemin de fer, marine à vapeur) et l'ouverture du canal de Suez en 1869 raccourcissent les distances, ou du moins le temps nécessaire pour les parcourir.

L'histoire


L'histoire débute à Londres, le 2 octobre 1872. Comme tous les jours, Phileas Fogg se rend au Reform Club. En feuilletant le journal, il apprend qu'il est possible d'accomplir le tour du monde en 80 jours. En effet, un article du Morning-Chronicle affirme qu’avec l’ouverture d’une nouvelle section de chemin de fer en Inde, il est désormais possible de faire le tour de la Terre en 80 jours, selon l’itinéraire suivant :


Carte du voyage de Phileas Fogg, illustration originale d'Alphonse de Neuville et de Léon Benett.

270px-Around_the_World_in_Eighty_Days_-_map.jpg


Le pari de Phileas Fogg


Le sauvetage de Mrs. Aouda
Londres – Suez    rail et paquebot    7 jours
Suez – Bombay    paquebot    13 jours
Bombay – Calcutta    rail    3 jours
Calcutta – Hong Kong    paquebot    13 jours
Hong Kong – Yokohama    paquebot    6 jours
Yokohama – San Francisco    paquebot    22 jours
San Francisco – New York    rail    7 jours
New York – Londres    paquebot, rail    9 jours
Total    80 jours

Une vive discussion s'engage à propos de cet article. Phileas Fogg parie 20 000 livres avec ses collègues du Reform Club qu'il réussira à achever ce tour du monde en 80 jours. Il part immédiatement, emmenant avec lui Jean Passepartout, son nouveau valet de chambre. Il quitte Londres à 20h45 le 2 octobre, et doit donc être de retour à son club au plus tard à la même heure, 80 jours après, soit le 21 décembre 1872 à 20h45 heure locale.


Phileas Fogg est un maniaque de l'heure, qui aime agir de façon exacte et précise. Pour lui, « l'imprévu n'existe pas ». Mais le voyage va être semé d’embûches et de contretemps.
Le pari et le départ de Fogg font la une des journaux. La police se demande si Phileas Fogg est le fameux voleur qui vient de dévaliser la Banque d'Angleterre et qui chercherait à s'échapper. L'inspecteur Fix part à sa recherche, et ne cessera de le poursuivre dans tous les pays traversés.
Phileas Fogg et Passepartout partent de Londres en train et utilisent ensuite différents moyens de transport.
En Inde, ils sauvent Mrs. Aouda, une jeune veuve qui devait être brûlée vive comme le veut la coutume de la sutti, au cours d'une cérémonie dédiée à la déesse Kâlî.
À Hong Kong, Fogg manque le paquebot mais Passepartout embarque. Ils finissent par se retrouver quelques jours plus tard au Japon, à Yokohama, dans un cirque où Passepartout s'était engagé comme clown.
Lorsque Phileas Fogg arrive à San Francisco, il tombe en pleine effervescence électorale, se fait un ennemi, le colonel Stamp W. Proctor, prend le train, y retrouve le colonel avec lequel il va se battre lorsque le train est attaqué par les Sioux. Passepartout est fait prisonnier mais Fogg le libère, aidé par quelques autres passagers.
Pressé par le temps, Phileas Fogg "emprunte" un bateau à vapeur pour arriver à temps en Angleterre (le capitaine ne voulait pas le conduire à Liverpool, alors il a acheté l'équipage). Dès qu’il débarque en Angleterre, Fix l’arrête avant de le relâcher lorsqu'il découvre son erreur. Ayant raté le train et pensant avoir perdu son pari, Phileas Fogg rentre chez lui et déclare son amour à Mrs. Aouda. Passepartout lui fait alors remarquer qu’il a en fait gagné vingt-quatre heures dans son périple, en accumulant les décalages horaires. Phileas Fogg se rend au Reform Club, il a gagné son pari !

 

images-3.jpeg

 

 

 


 


 


 

Repost 0
Published by Ben - dans Vie sociale
commenter cet article
3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 10:20

 

 affiche-basse-defA4.jpg


  Méditerrannée ! Mer du milieu des terres ! Chacun a la sienne., et elle nous est commune. De Saint Augustin à Victor Hugo, d'Albert Camus à Mahmoud Darwich,(2) de Fernand Braudel(1) à  Edgar Morin, nombres d'écrivains ont célébrés et fécondés ses multiples rives, fortifiés nos identités. Donnés envie de prendre la mer, de bourlinguer.


Sans chercher à grandir une civilisation ou une langue au détriment d’une autre, il s'agit d’affirmer ici qu’il y existe comme une sagesse et une liberté indispensables à l’avenir du monde.


 La Méditerranée nous assigne de bonnes raisons de faire, d’espérer, et d'agir. Elle nous convie à un art de vivre et de manger. Elle est notre héritage et notre part d’avenir. Notre mère intérieure nous parle de nous, des grandeur de la nature à  la petitesse des hommes, parfois. Elle nous dit qui et pourquoi nous sommes, féconde nos rapports avec l’univers. Elle nous donne une identité, une liberté qui nous permet de nous tourner avec confiance vers tous nos frères de la planète Terre.  
 
 

Baignant les rives de trois continents, elle nous a comme contraint à échanger messagers et marchandises, à recevoir et à donner, à transmettre, à nous interroger sur nous – mêmes, sans manichéisme, à évoluer dans des univers mentaux différents, à l’intérieur d’un monde resté mosaïque depuis Homère et Virgile. La Méditerranée, son savoir, ses lois, ses croyances, ses trois religions du Livre, son respect de la nature et de la beauté, du sacré et de la raison, a toujours su rayonner loin de ses rivages, et embrasser toute l’expérience humaine. 


  Et voilà qu'elle existe aussi fort loin de ses vents capricieux, loin de ses rivages radieux, par le seul truchement des hommes qui voyagent, goût ou necessité.

 

  La Compagnie théatrale Peut-être… et la Maison des Jeunes et de la Culture  de Vaulx en Velin ont ainsi eu la bonne idée d'organiser en partenariat, un festival des Cultures Méditerranéennes intitulé « Nia Maro » du 28 au 30 mai 2010. Ce festival sera orienté, pour sa première édition, vers la voix : concerts, conférences, stage de voix, expositions, repas partagés viendront agrémenter ce week-end festif.


  Comme le rapelle Olivier Desmaris11052007097.jpg, homme de théatre, dans la présentation de la brochure, Vaulx-en-Velin fait partie des villes porteuses de métissages.


  Donc de messages d'espoir. 


  Alors, Vaulx-en-Velin, ville méditerranéenne ? Non, certes pas. Mais un formidable contexte pour y accueillir un festival qui vient rappeler que des cultures  différentes peuvent communiquer et construire ensemble.

 

Ben.


programmeniamarobathdokok-1.gif

 

contact@peut-etre.org - www.peut-etre.org

 

 

 



(1) Fernand Braudel, né le 24 août 1902 à Luméville-en-Ornois (Meuse) et mort le 27 novembre 1985 à Cluses (Haute-Savoie), est un historien français.
Fernand Braudel est l'un des représentants les plus populaires de « l'École des Annales » qui étudie entre autres les civilisations et les mouvements de longue durée en opposition à l'histoire événementielle. Il est considéré comme l'un des plus grands historiens du xxe siècle1.


Enfance et influence


Fernand Braudel naît en 1902 dans un petit village de la Meuse, Luméville-en-Ornois, à une quarantaine de kilomètres au sud de Bar-le-Duc. Son père, instituteur en région parisienne, y a ses attaches familiales. De cette partie de la campagne lorraine qu'il a tant aimée dans sa jeunesse et qu'il évoquera dans sa vieillesse, il gardera la notion de l'importance de la vie quotidienne du peuple. « Je reste un historien de souche paysanne », peut-il dire avec fierté.
Fernand Braudel est vite conscient du poids de l'Histoire dans cette région frontière : c'est un garçon de 12 ans très patriote qui voit la guerre passer si près de la région aimée.
« Au lieu d'avoir la France devant nous, autour de nous, nous, Lorrains, l'avons derrière nous. Nous sommes adossés à la France. » Le « nous, Lorrains » montre l'attachement à ses racines. Son rêve de jeunesse est de faire une carrière de professeur à Bar-le-Duc. « Si l'Université avait été gentille à mon endroit, j'aurais été nommé en 1923 au lycée de Bar-le-Duc, j'y aurais fait toute ma carrière ».


Formation


Il rejoint l’école à Paris en 1909, et a un cursus universitaire très bref. Reçu à l'agrégation d’histoire en 1923, à 21 ans il est nommé professeur de 1924 à 1932 en Algérie : à Constantine puis à Alger. De 1932 à 1935 il enseigne au lycée Pasteur, au lycée Condorcet et au lycée Henri-IV à Paris avant d’être intégré, de 1935 à 1936, dans la mission française d’enseignement au Brésil, à São Paulo. En 1937, il intègre l'École Pratique des Hautes Études en tant que directeur de la section philosophie de l’Histoire. Cette période de formation est située dans le sillage de Lucien Febvre (1878-1956), son futur directeur de thèse.
L'influence de Lucien Febvre, qu’il rencontra sur le bateau le ramenant d’Amérique latine en 1937, et des géographes qui l'ont formé dans les années 1920 font de Braudel un héritier direct de Paul Vidal de La Blache (1845-1918). Cette genèse explique le choix alors profondément novateur de prendre pour sujet de thèse un espace. La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, soutenue en 1947 et publiée en 1949, reste sans conteste la grande œuvre de Braudel et un monument de l'historiographie du xxe siècle. Mais la menace hitlérienne grandissante entraîne la mobilisation de Braudel dans l’armée en 1938. Fait prisonnier à la suite de la capitulation française, il est détenu en Allemagne de 1940 à 1945.
Libéré, il dirige de 1946 à 1968, au départ avec Lucien Febvre puis seul, la Revue des Annales, avant de laisser la place à Jacques Le Goff. Il fonde en 1949 le Centre de recherche historique. Il occupe la chaire d’histoire de la civilisation moderne au Collège de France à partir de 1949, où il enseigne jusqu’en 1972. Succédant à Lucien Febvre, il préside de 1956 à 1972 la VIe section (créée en 1947) de l’École pratique des Hautes Études, devenue l’École des hautes études en sciences sociales en 1975. Il rédige une série d’articles méthodologiques qu’il publie en 1969 dans Écrits sur l'Histoire. Il écrit aussi L'identité de la France et se lance à la fin des années 1950 dans une œuvre monumentale, Civilisation matérielle, Économie et Capitalisme du XVe au xviiie siècle en 3 volumes et publiée en 1960.
En 1962, il crée la Fondation Maison des sciences de l'homme à Paris grâce au financement de la fondation Rockefeller. Sa réputation est mondiale : il est le correspondant de nombreuses académies étrangères, notamment celles de Budapest, Munich, Madrid, Belgrade ; il est nommé docteur honoris causa de plusieurs universités, notamment Oxford, Bruxelles, Madrid, Varsovie, Cambridge, Yale, Genève, Padoue, Leyde, Montréal, Cologne, Chicago. Ses écrits sont traduits dans le monde entier : La Méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philippe II est publié en anglais, espagnol, allemand, portugais, polonais, turc, italien ; mais aussi en serbo-croate, en chinois, en hongrois, en coréen, en russe, en bulgare… Il est élu à l’Académie française, le 14 juin 1984, au fauteuil d’André Chamson. Il meurt le 27 novembre 1985 après avoir restructuré la recherche française et participé à l’élaboration d’une nouvelle méthode historique, dont La Méditerranée est un titre fondateur.


Mobilisé en 1938, il est capturé et fait prisonnier de guerre en Allemagne entre 1940 et 1945. Il dispense des cours d'histoire à ses camarades détenus et il commence la rédaction de sa thèse principale. Les fiches et les notes qu'il a accumulées par milliers dans les années 1930 sont mises en sécurité par son épouse Paule Braudel et c'est donc en se fiant à sa seule mémoire qu'il met par écrit tout son savoir sur La Méditerranée et le Monde méditerranéen à l'époque de Philippe II.
Sa thèse, soutenue en 1947 et publiée en 1949, porte sur le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II ; elle lui donne le titre de docteur ès lettres. Elle a un retentissement considérable parmi les historiens, jusque chez les non-spécialistes.
L'apport fondamental de son œuvre réside dans :
l'inversion volontaire de l'objet étudié (la Méditerranée au détriment de Philippe II) par rapport aux canons de l'histoire politique dominante alors ;
la mise en œuvre d'une nouvelle approche de la temporalité historique.
Il divise ce temps en trois parties :
l'histoire presque immobile, dont les fluctuations sont quasi-imperceptibles, qui a trait aux rapports de l'homme et du milieu (influence de Vidal de la Blache) ;
l'histoire lentement agitée, une histoire sociale, ayant trait aux groupes humains ;
l'histoire événementielle, celle de l'agitation de surface.
La thèse est rééditée à de nombreuses reprises, y compris en livre de poche.


Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe-XVIIIe siècle
L'année 1979 marque le deuxième pic dans la carrière éditoriale de Fernand Braudel. Dans cet ouvrage, Braudel défend notamment l'idée que le capitalisme n'est pas une idéologie mais un système économique élaboré progressivement par le jeu de stratégies de pouvoirs.


Grammaire des civilisations


Dans cette œuvre parue en 1987, Braudel décrit de manière précise les mentalités, les identités et les particularités spécifiques de chaque civilisation dans le monde (civilisation arabo-islamique, chinoise, mongole, indienne, africaine, européenne...). Cet ouvrage a inspiré Samuel Huntington pour son œuvre phare, Le Choc des civilisations.
La revue des Annales [modifier]
Prenant la suite des co-fondateurs de la revue, Marc Bloch et Lucien Febvre, il dirige de 1946 à 1968 la revue des Annales qui publie alors les articles de Roland Barthes, Emmanuel Le Roy Ladurie ou Georges Duby.


Bibliographie

Les trois premières années de la Révolution à Bar-le-Duc (D.E.S., 1922), publié en feuilleton dans Le Réveil de la Meuse, 1922-1923.
« Les Espagnols et l’Afrique du Nord de 1492 à 1577 », in Revue africaine, 1928, p. 184-233 et 351-462 (acceptée en 1947 comme thèse secondaire)
« Les Espagnols en Algérie 1492-1792 », chapitre IX de Histoire et historiens de l’Algérie, Paris, 1931, p. 231-265.
La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, Paris, Armand Colin, 1949. Deuxième édition révisée, 1966.
Navires et marchandises à l’entrée du port de Livourne (1547-1611), en collaboration avec Ruggiero Romano, Armand Colin, 1951, 127 p.
« La longue durée », in Annales, 1958, p. 725-753.
« Histoire et sociologie », in Traité de sociologie, publié sous la direction de Georges Gurvitch, PUF, 1958.
« Le déclin de Venise au xviie siècle », en collaboration avec Pierre Jeannin, Jean Meuvret et Ruggiero Romano, in (it) Aspetti e cause della decadenza economica veneziana nel secolo XVII. Atti del convegno : 27 giugno-2 luglio 1957, Venise-Rome, 1961, p. 23-86.
(en) « European Expansion and Capitalism : 1450-1650 », in Chapters in Western Civilization, New York, 1961, p. 245-288.
Le monde actuel, en collaboration avec Suzanne Baille et Robert Philippe, P., Belin, 1963. Réédité en 1987 sous le titre Grammaire des civilisations.
(it) Carlo V, in I protagonisti della Storia universale, Milan, 1965, p. 113-140.
Civilisation matérielle et capitalisme (XVe-xviiie siècle), tome 1, Paris, Armand Colin, 1967.
Écrits sur l’histoire, Paris, Flammarion, collection Science, 1969, 315 p. (ISBN 2080810235)
(it) Conclusion du tome II de la Storia d’Italia, Milan, Einaudi, 1974. Publié en français en 1989 sous le titre Le modèle italien.
(dir.) La Storia e le altre scienze sociale, Bari, Laterza, 1974, 386 p.
(dir.) Histoire économique et sociale de la France, Paris, PUF, 1977 (dir. avec Ernest Labrousse)
(dir.) La Méditerranée. L’espace et les hommes, Paris, Arts et métiers graphiques, 1977.
(dir.) La Méditerranée. Les hommes et l’héritage, Paris, Arts et métiers graphiques, 1978.
Civilisation matérielle, économie et capitalisme (XVe-XVIIIe siècles), Paris, Armand Colin, 3 volumes, 1979.
L’Europe, Paris, Arts et métiers graphiques, 1982.
Oltremare. Codice casanatense, Franco Maria Ricci, 1984.
Venise, photographies de Folco Quilici, Paris, Arthaud, 1984.
(dir.) Le monde de Jacques Cartier, Paris, Berger-Levrault, 1984, 317 p.
La dynamique du capitalisme, Paris, Arthaud, 1985 (ISBN 2080811924)
L'identité de la France, Paris, Arthaud, 3 volumes, 1986.
Discours de réception à l’Académie française, Paris, Arthaud, 1986.
Une leçon d’histoire, colloque de Châteauvallon, 1985, Paris, Arthaud, 1986.
Grammaire des civilisations, Paris, Arthaud, 1987 (cf. 1963)
Le modèle italien, Paris, Arthaud, 1989 (cf. 1974)
Écrits sur l’histoire, tome II, Paris, Arthaud, 1990 (ISBN 2080813048) (tome I : 1969)
Les écrits de Fernand Braudel. I : Autour de la Méditerranée, Paris, De Fallois, 1996.
Les écrits de Fernand Braudel. II : Les ambitions de l’histoire, Paris, De Fallois, 1997.
Les mémoires de la Méditerranée, Paris, De Fallois, 1998.
Les écrits de Fernand Braudel. III : L’histoire au quotidien, Paris, De Fallois, 2001.


 

(2)  Mahmoud Darwich  محمود درويش , né le 13 mars 1941 à Al-Birwah en Galilée (Palestine sous mandat britannique) et mort le 9 août 2008 à Houston (Texas, États-Unis), est une des figures de proue de la poésie palestinienne.
Profondément engagé dans la lutte de son peuple, il n'a pour autant jamais cessé d'espérer la paix et sa renommée dépasse largement les frontières de son pays. Il est le président de l'Union des écrivains palestiniens. Il a publié plus de vingt volumes de poésie, sept livres en prose et a été rédacteur de plusieurs publications, comme Al-jadid - (الجديد - Le nouveau), Al-fajr (الفجر - L'aube), Shu'un filistiniyya (شؤون فلسطينية - Affaires palestiniennes) et Al-Karmel (الكرمل) . Il est reconnu internationalement pour sa poésie qui se concentre sur sa nostalgie de la patrie perdue. Ses œuvres lui ont valu de multiples récompenses et il a été publié dans au moins vingt-deux langues.

Dans les années 1960, Darwich a rejoint le Parti communiste d'Israël, le Rakah, mais il est plus connu pour son engagement au sein de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Élu membre du comité exécutif de l'OLP en 1987, il quitte l'organisation en 1993 pour protester contre les accords d'Oslo. Après plus de trente ans de vie en exil, il peut rentrer sous conditions en Palestine, où il s'installe à Ramallah.

Enfance et premiers poèmes


Mahmoud Darwich est né en 1941 à Al-Birwah, en Galilée, à 9 kilomètres à l'Est de Saint-Jean-d'Acre en Palestine sous mandat britannique, aujourd'hui Israël. Il est le deuxième enfant d'une famille musulmane sunnite de propriétaires terriens, avec quatre frères et trois sœurs. Après l'établissement d'Israël en 1948, le village fut rasé entièrement et la famille Darwich s'enfuit au Liban, où elle resta un an, avant de rentrer clandestinement en Palestine où elle découvre que leur village a été remplacé par un nouveau village juif. La famille s'installe alors à Dair Al-Assad.


Darwish a commencé ses études primaires à Dair Al-Assad, tout en vivant sous la menace constante d'être découvert et exilé par la police israélienne. Plus tard, il finit ses études secondaires à Kufur Yasif, deux kilomètres au Nord de Jdeideh. Enfin, il part pour Haïfa. Son premier recueil de poésie fut publié quand il avait dix-neuf ans (Asafir bila ajniha, Oiseaux sans ailes, 1960). En 1964, il sera reconnu internationalement comme une voix de la résistance palestinienne grâce à Awraq Al-zaytun (Feuilles d'olives). Ce recueil deviendra très populaire notamment avec le poème Carte d'Identité.


L'exil et le retour


À la fin de ses études, Mahmoud Darwich commence à publier des poèmes et des articles dans des journaux et magazines comme Al-Itihad et Al-Jadid, pour lequel il deviendra plus tard rédacteur. En 1961, il rejoint secrètement le Parti communiste d'Israël, le Maki, et commence à travailler comme rédacteur adjoint de Al-fajr.


Il sera plusieurs fois arrêté et emprisonné pour ses écrits et activités politiques entre 1961 et 1967. Pendant cette période, Darwich rêve de révolution et chante la patrie, la défense de l'identité niée des siens et la solidarité internationaliste. Le poème Identité (Inscris : Je suis arabe), le plus célèbre de son recueil Rameaux d'olivier publié en 1964, dépassent rapidement les frontières palestiniennes pour devenir un hymne chanté dans tout le monde arabe.


En 1970, assigné à résidence à Haïfa à la suite de la publication d'articles politiques jugés trop virulents par la justice en Israël, il demande un visa d'étudiant pour quitter le pays. Il se rend à Moscou. Il y étudie l'économie politique. Il disparaît en 1971. On le retrouve quelques temps plus tard au Caire, où il travaille pour le quotidien Al-Ahram. Puis il part s'installer à Beyrouth, en 1973, il dirige le mensuel Shu'un Filistiniyya (Les affaires palestiniennes) et travaille comme rédacteur en chef au Centre de Recherche Palestinien de l'OLP et rejoint l'organisation. En 1981, il crée et devient rédacteur en chef du journal littéraire Al-Karmel.


Pendant l'été 1982, Beyrouth est l'objet de bombardements du 13 juin au 12 août, l'armée israélienne cherchant à faire fuir l'OLP de la ville. Darwich relatera la résistance palestinienne au siège israélien dans Qasidat Bayrut (1982) et Madih al-xill al'ali (1983). Le poète repart en exil, au Caire, à Tunis puis à Paris. En 1987, il est élu au comité exécutif de l'OLP.


Un an plus tard, en 1988, un de ses poèmes, En traversant les mots passants, est discuté à la Knesset ; il est accusé de souhaiter voir partir les Juifs d'Israël. Mahmoud Darwich s'en défendra en expliquant qu'il voulait dire qu'ils devaient partir de la Bande de Gaza et de Cisjordanie. Le poète écrivit :
« Alors quittez notre Terre
Nos rivages, notre mer
Notre blé, notre sel, notre blessure. »


Membre du comité exécutif de l'OLP, président de l'Union des écrivains palestiniens, Mahmoud Darwich est le fondateur et le directeur de l'une des principales revues littéraires arabes, Al-Karmel, qui a cessé de paraître en 1993. La même année, après les accords d'Oslo, Mahmoud Darwish quitte l'OLP, protestant contre l'attitude conciliante de l'Organisation dans les négociations et préférant une paix mais une paix juste.


Il continue à être rédacteur en chef du magazine Al-Karmel, et vit à Paris avant de retourner en Palestine en 1995, ayant reçu un visa pour voir sa mère. Il eut ainsi la permission de retourner en Palestine pour les funérailles de son ami l'écrivain Emile Habibi et de visiter la ville où il a vécu mais pour quelques jours seulement. Il reçoit une autorisation de séjour des autorités israéliennes et s'installe dans une ville de Cisjordanie, Ramallah, ville où Yasser Arafat avait ses quartiers. La ville deviendra un champ de bataille en 2002.


En mars 2000, Yossi Sarid, ministre israélien de l'Éducation, proposa que certains des poèmes de Mahmoud Darwish soient inclus dans les programmes scolaires israéliens. Mais le premier ministre Ehud Barak refusa, « Israël n'est pas prêt. »


Il est décédé le 9 août 2008 aux États-Unis dans un hôpital de Houston1, où il avait subi une intervention chirurgicale et se trouvait dans un état critique suite à des complications liées à l'opération. Il avait déjà subi deux opérations du cœur en 1984 et 1998.
Après avoir reçu les honneurs à Amman en Jordanie où sa dépouille était arrivée des États-Unis, il a eu des obsèques nationales à Ramallah en présence de nombreux dignitaires palestiniens dont le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Il est enterré dans un lopin de terre près du palais de la Culture de Ramallah.


Son œuvre

L'œuvre de Darwich, essentiellement poétique, est une véritable défense et illustration d'une terre, d'un peuple, d'une culture en même temps qu'une entreprise hardie de genèse littéraire. Elle est hantée d'un bout à l'autre par une seule idée, une seule référence, un seul corps : la Palestine. La solitude et le désarroi de l'exil exprimés côtoient l'acceptation noble et courageuse où le désespoir profond devient générateur de création, porteur d'une charge poétique intense.


L'œuvre en prose de Darwich comprend un récit, Une mémoire pour l'oubli, qui restitue un jour de la vie d'un homme, le poète lui-même, pendant le siège de Beyrouth en 1982 par les troupes israéliennes.


Rien qu’une autre année - Anthologie poétique (1966-1982), traduit par Abdellatif Laâbi, Minuit, 1983,
Palestine, mon pays : l'affaire du poème, avec la participation de Simone Bitton, Ouri Avnéri et Matitiahu Peled, Minuit, 1988,
Plus rares sont les roses, traduit par Abdellatif Laâbi, Minuit, 1989,
Chronique de la tristesse ordinaire, suivi de Poèmes palestiniens, traduit par Olivier Carré, Cerf, 1989,
Une mémoire pour l’oubli, traduit par Yves Gonzalez-Quijano et Farouk Mardam-Bey, Actes Sud, 1994, (ISBN 978-2-7427-0164-3)
La Palestine comme métaphore, traduit par Elias Sanbar, Coll. Sindbad, Actes Sud, 1997, (ISBN 978-2-7427-1162-8)
Au dernier soir sur cette terre, traduit par Elias Sanbar, Coll. Sindbad, Actes Sud, 1999, (ISBN 978-2-7427-2209-9)
Le lit de l'étrangère, traduit par Elias Sanbar, Actes Sud, 2000, (ISBN 2-7427-2907-0)
Murale, traduit par Elias Sanbar, Actes Sud, 2003, (ISBN 978-2-7427-4239-4)
Etat de siège, illustrations d'Olivier Thébaud, traduit par Elias Sanbar, Actes Sud, 2004, (ISBN 978-2-7427-4804-4)
Ne t'excuse pas, traduit par Elias Sanbar, Coll. Sindbad, Actes Sud, 2006, (ISBN 978-2-7427-5908-8)
Entretiens sur la poésie, avec Abdo Wazen et Abbas Beydoun , traduit par Farouk Mardam-Bey, Actes Sud, 2006,
Comme des fleurs d'amandier ou plus loin (poèmes), traduit par Elias Sanbar, Actes Sud, 2007, (ISBN 978-2-7427-7017-5)
Anthologie poétique, traduit par Elias Sanbar, Coll. Babel, Actes Sud, 2009, (ISBN 978-2-7427-8117-1)
La Trace du papillon, Journal poétique (Eté 2006 - été 2007), traduit par Elias Sanbar, Actes Sud, 2009, (ISBN 978-2-7427-8264-2)
Je ne veux pas de fin à ce poème… (لا أريد لهذه القصيدة ان تنتهي ), Riyad El-Rayyes, 2009 (رياض الريس)


Interprétations musicales

Beaucoup des poèmes de Mahmoud Darwich ont été interprétés par des chanteurs tels que Marcel Khalifé, Magida El Roumi, et Ahmed Qa'abour.
En 1984, Marcel Khalifé compose et dirige Ahmad al Arabi, un opéra poétique écrit par Mahmoud Darwich. Les chanteurs sont Marcel Khalifé et Oumayma el-Khalil, les chœurs sont assurés par l'ensemble al-Mayadine.
Un disque a été enregistré au Pass Studios, à Beyrouth (Liban) et est disponible dans tous les magasins en France.
Le livret traduit de l’arabe (Palestine) par Etel Adnan peut-être consulté ici.
En 1996, 1999 et 2003, le célèbre musicien Marcel Khalifé a été trainé en justice pour blasphème et insulte aux valeurs religieuses, à cause d'une chanson intitulée Je suis Joseph, oh père, qui a été écrit par Darwish et citait un verset du Coran. Dans ce poème, Darwich partageait la peine de Joseph, rejeté voir haï par ses frères car trop honnête et bon. "Oh mon père, Je suis Joseph, et mes frères ni ne m'aiment ni ne me veulent parmi les leurs." Mais certains chefs religieux prennent sa défense comme Youssef al Qaradawi ce qui calma les tensions.
Les frères Joubran Le Trio Joubran ont accompagné à plusieurs reprises au son du Oud des récitals de Mahmoud Darwish, dont le tout dernier à Arles en juillet 2008. En 2002, la chanteuse comédienne Dominique Devals et la Mini Compagnie Laccarrière ont mis en musique "Onze astres sur l'épilogue andalou" (suite de onze poèmes évoquant le départ des Arabes de l'Andalousie), traduits en français par Elias Sanbar aux éditions Actes Sud. La musique est signée par Philippe Laccarrière, contrebassiste de Jazz, et l'œuvre a été enregistrée en 2006 sur CD. Les mêmes ont également mis en musique, cette fois pour un big band de Jazz "le dernier discours de l'homme rouge", poème en hommage aux Indiens d'Amérique, interprété pour la première fois en présence de Mahmoud Darwich en novembre 2006 à l'Unesco.
Films [modifier]

Mahmoud Darwich, et la terre, comme la langue…, documentaire réalisé en 1997 pour la télévision française par Simone Bitton et Elias Sanbar.
Écrivains des frontières, documentaire réalisé en 2004 par Samir Abdallah et José Reynes. Le film accompagne Mahmoud Darwich qui, assiégé à Ramallah en 2002, accueille une délégation du Parlement international des écrivains : l'Américain Russell Banks, le Sud-Africain Breyten Breytenbach, l'Italien Vincenzo Consolo, le poète chinois exilé Bei Dao, l'Espagnol Juan Goytisolo, le Français Christian Salmon, le Portugais José Saramago (prix Nobel de littérature en 1998) et le Nigérian Wole Soyinka, prix Nobel de littérature en 1986. Accompagnés dans leur périple par Leïla Shahid et Elias Sanbar, les écrivains venus participer à un événement culturel seront les témoins directs de l'occupation militaire israélienne.
Etudes [modifier]

En 2001, est publié, chez iDLivre, le premier essai biographique en langue française sur la vie et l'œuvre du poète palestinien : Mahmoud Darwich et la nouvelle Andalousie, fruit du travail de François Xavier (qui sera réédité en 2002).
En 2004, parait chez Autres Temps, Mahmoud Darwich dans l’exil de sa langue, une version actualisée et augmentée d'un dernier chapitre.


Citations

"Mais nous souffrons d'un mal incurable qui s'appelle l'espoir. Espoir de libération et d'indépendance. Espoir d'une vie normale où nous ne serons ni héros, ni victimes. Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l'école. Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire. Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d'amour et de paix. Merci pour porter avec nous le fardeau de cet espoir. "


"Celui qui m'a changé en exilé m'a changé en bombe... Palestine est devenue mille corps mouvants sillonnant les rues du monde, chantant le chant de la mort, car le nouveau Christ, descendu de sa croix, porta bâton et sortit de Palestine."


"Sans doute avons-nous besoin aujourd’hui de la poésie, plus que jamais. Afin de recouvrer notre sensibilité et notre conscience de notre humanité menacée et de notre capacité à poursuivre l’un des plus beaux rêves de l’humanité, celui de la liberté, celui de la prise du réel à bras le corps, de l’ouverture au monde partagé et de la quête de l’essence. "
Prix et récompenses [modifier]


Bibliographie

Une nation en exil : Hymnes gravés suivi de La Qasida de Beyrouth, avec Rachid Koraichi, Éditions Actes Sud, Arles, France, 2010
La Trace du papillon - Journal poétique (Eté 2006 - été 2007), Arles, Actes Sud, 2009
Comme des fleurs d'amandier ou plus loin, Arles, Sindbad/Actes Sud, 2007
Ne t'excuse pas, Arles, Sindbad/Actes Sud, 2006
État de siège, Arles, Sindbad/Actes Sud, 2004
Murale, Arles, Actes Sud, 2003
Le lit de l'étrangère, Arles, Actes Sud, 2000
Jidariyya (Murale), 2000
La terre nous est étroite, et autres poèmes, Paris, Poésie/Gallimard, 2000
Sareer El Ghariba (Le lit de l'étrangère), 1998
La Palestine comme métaphore, Arles, Sindbad/Actes Sud, 1997
Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ?, Arles, Actes Sud, 1996
Au dernier soir sur cette terre, Arles, Actes Sud, 1994
Une mémoire pour l'oubli, Arles, Actes Sud, 1994
Chronique de la tristesse ordinaire, suivi de Poèmes palestiniens, Paris, Cerf, 1989
Plus rares sont les roses, Paris, Minuit, 1989
Palestine, mon pays : l'affaire du poème, Paris, Minuit, 1988
Rien qu'une autre année, anthologie 1966-1982, Paris, Minuit, 1988
Fi wasf halatina, 1987
Dhakirah li-al-nisyan, 1986
Hiya ughniyah, 1986
Madih al-zill al-'ali (Une eulogy pour le grand fantôme), 1983
Qasidat Bayrut (Ode à Beirouth), 1982
A'ras, 1977
Ahmad al-za'tar, 1976
Tilka suratuha wa-hadha intihar al-ashiq (C'est son image et c'est le suicide de son amant), 1975
Muhawalah raqm 7, 1974
Uhibbuki aw la uhibbuki (Je t'aime, je ne t'aime pas), 1972
Les poèmes palestiniens, Paris, Cerf, 1970
Allocutions & textes de Mahmoud Darwich
Ahmad al Arabi Opéra poétique écrit par Mahmoud Darwich, Composé et dirigé par Marcel Khalifé
Al-'Asafir tamut fi al-jalil (Les oiseaux meurent en Galilée), 1970
Yawmiyyat jurh filastini (Journal d'une blessure palestinienne), 1969
Akhir al-layl (La fin de la nuit), 1967
Ashiq min filastin (Un amoureux de Palestine), 1966
Awraq Al-Zaytun (Feuilles d'olives), 1964
Asafir bila ajniha (Oiseaux sans ailes), 1960
Et la terre, comme la langue un film de Simone Bitton et Elias Sanbar
A été cité dans un des poèmes de Michael Gluck, "D'une Jérusalem absente", 2007

Repost 0
Published by Ben - dans Vie sociale
commenter cet article
16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 21:02
photo A Gourion.

Voici un témoignage reçu par Internet. Il s'agit d'un metteur en scène suisse, de passage en Avignon au moment du Festival. Il y a des moment où l'on n'est pas très fier d'être français...
Ben.


Je m'appelle Patrick Mohr.
Je suis né le 18 septembre 1962 à Genève.
 
 Je suis acteur, metteur en scène et auteur.
 
 A Genève je dirige une compagnie, le théâtre Spirale, je co-dirige le théâtre de la Parfumerie et m'occupe également du festival " De bouche à oreille ".
 
 Dans le cadre de mes activités artistiques, je viens régulièrement au festival d'Avignon pour y découvrir des spectacles du ' in ' et du 'off'. Notre compagnie s'y est d'ailleurs produite à trois reprises. Cette année, je suis arrivé dans la région depuis le 10 juillet et j'ai
assisté à de nombreux spectacles.
  Le Lundi 21 juillet, je sors avec mon amie, ma fille et trois de sescamarades d'une représentation d'une pièce très dure sur la guerre en ex-Yougoslavie et nous prenons le frais à l'ombre du Palais des Papes,en assistant avec plaisir à un spectacle donné par un couple d'acrobates.
 
 A la fin de leur numéro, je m'avance pour mettre une pièce dans leur chapeau lorsque j'entends le son d'un Djembé (tambour africain) derrière moi. Etant passionné par la culture africaine. (J'y ai monté plusieurs spectacles et ai eu l'occasion d'y faire des tournées.) Je m'apprête à écouter les musiciens. Le percussionniste est rejoint par un joueur deKamele Ngoni. (Sorte de contrebasse surtout utilisée par les chasseurs en Afrique de l'Ouest.)
 
 A peine commencent-ils à jouer qu'un groupe de C.R.S se dirige vers eux pour les interrompre et contrôler leur identité. Contrarié, je me décide à intervenir. Ayant déjà subit des violences policières dans le même type de circonstances il y a une vingtaine d'année à Paris, je me suis adressé à eux avec calme et politesse. Le souvenir de ma précédente mésaventure bien en tête. Mais je me suis dit que j'étais plus âgé, que l'on se trouvait dans un haut lieu culturel et touristique, dans une démocratie et que j'avais le droit de m'exprimer face à ce qui me semblait une injustice. J'aborde donc un des C.R.S et lui demande :

- Pourquoi contrôler vous ces artistes en particulier et pas tous ceux qui se trouvent sur la place?

 Réponse immédiate :
 
  - Ta gueule, mêle-toi de ce qui te regardes!
  - Justement ça me regarde. Je trouve votre attitude discriminatoire.
 
Regard incrédule.

  - Tes papiers ! 
  - Je ne les ai pas sur moi, mais on peut aller les chercher dans la voiture. 
  - Mets-lui les menottes ! 
  -  Mais vous n'avez pas le droit de...
 
 Ces mots semblent avoir mis le feu aux poudres.
  -  Tu vas voir si on n'a pas le droit...
  Et brusquement la scène a dérapé.
  Ils se sont jetés sur moi avec une sauvagerie inouïe. Mon amie, ma  fille, ses camarades et les curieux qui assistaient à la scène ont reculé choqués alors qu'ils me projetaient au sol, me plaquaient la tête contre les pavés, me tiraient de toutes leurs forces les bras en arrière
comme un poulet désarticulé et m'enfilaient des menottes. Les bras dans le dos, ils m'ont relevé et m'ont jeté en avant en me retenant par la chaîne. La menotte gauche m'a tordu le poignet et a pénétré profondément mes chairs. J'ai hurlé :
 
  -  Vous n'avez pas le droit, arrêtez, vous me cassez le bras ! 
  - Tu vas voir ce que tu vas voir espèce de tapette. Sur le dos ! Sur le ventre ! Sur le dos je te dis, plus vite, arrête de gémir ! 
 Et ils me frottent la tête contre les pavés me tordent et me frappent, me traînent, me re-plaquent à terre.
  La foule horrifiée s'écarte sur notre passage. Mon amie essaie de me venir en aide et se fait violemment repousser. Des gens s'indignent,sifflent, mais personne n'ose interrompre cette interpellation d'une violence inouïe. Je suis traîné au sol et malmené jusqu'à leur fourgonnette qui se trouve à la place de l'horloge 500 m . plus bas. Là,  ils me jettent dans le véhicule, je tente de m'asseoir et le plus grand de mes agresseurs (je ne peux pas les appeler autrement), me donne un coup pour me faire tomber entre les sièges, face contre terre, il me plaque un pied sur les côtes et l'autre sur la cheville il appuie de tout son poids contre une barre de fer.

- S'il vous plait, n'appuyez pas comme ça, vous me coupez la circulation. »
-C'est pour ma sécurité.

Et toute leur compagnie de rire de ce bon mot. Jusqu'au commissariat de St Roch. Le trajet est court mais il me semble interminable. Tout mon corps est meurtri, j'ai l'impression d'avoir le poignet brisé, les épaules démises, je mange la poussière. On m'extrait du fourgon toujours avec autant de délicatesse. Je vous passe les détails de l'interrogatoire que j'ai subi dans un état lamentable. Je me souviens seulement du maquillage bleu sur les paupières de la  femme qui posait les questions.
 
  - Vous êtes de quelle nationalité ?
  - Suisse. 
  - Vous êtes un sacré fouteur de merde 
  - Vous n'avez pas le droit de m'insulter 
  - C'est pas une insulte, la merde » (Petit rire.)
 C'est fou comme la mémoire fonctionne bien quand on subit de pareilles agressions. Toutes les paroles, tout les détails de cette arrestation et de ma garde à vue resterons gravés à vie dans mes souvenirs, comme la douleur des coups subits dans ma chair. Je remarque que l'on me vouvoie depuis que je ne suis plus entre les griffes des CRS.
 
  Mais la violence physique a seulement fait place au mépris et à une forme d'inhumanité plus sournoise. Je demande que l'on m'ôte les menottes qui m'ont douloureusement entaillé les poignets et que l'on appelle un docteur. On me dit de cesser de pleurnicher et que j'aurais mieux fait de réfléchir avant de faire un scandale. Je tente de protester, on me coupe immédiatement la parole. Je comprends qu'ici on ne peut pas s'exprimer librement. Ils font volontairement traîner avant de m'enlever les menottes. Font semblant de ne pas trouver les clés. Je ne sens plus ma main droite.
 
 Fouille intégrale. On me retire ce que j'ai, bref inventaire, le tout est mis dans une petite boîte.
  - Enlevez vos vêtements !  J'ai tellement mal que je n'y arrive presque pas. 
  - Dépêchez-vous, on n'a pas que ça à faire. La boucle d'oreille !

J'essaye de l'ôter sans y parvenir.
  - Je ne l'ai pas enlevée depuis des années. Elle n'a plus de fermoir. 
  - Ma patience à des limites vous vous débrouillez pour l'enlever, c'est tout ! 
 Je force en tirant sur le lob de l'oreille, la boucle lâche.
  - Baissez la culotte !
 
 Je m'exécute. Après la fouille ils m'amènent dans une petite cellule de garde à vue. 4m de long par 2m de large. Une petite couchette beige vissée au mur.
 Les parois sont taguées, grattées par les inscriptions griffonnées à la hâte par les détenus de passage. Au briquet ou gravé avec les ongles dans le crépis. Momo de Monclar, Ibrahim, Rachid...... chacun laisse sa marque.
 
  L'attente commence. Pas d'eau, pas de nourriture. Je réclame en vain de la glace pour faire désenfler mon bras. Les murs et le sol sont souillés de tâches de sang, d'urine et d'excréments. Un méchant néon est allumé en permanence. Le temps s'étire. Rien ici qui permette de distinguer le jour de la nuit. La douleur lancinante m'empêche de dormir. J'ai l'impression d'avoir le cœur qui pulse dans ma main. D'ailleurs alors que j'écris ces lignes une semaine plus tard, je ne parviens toujours pas à dormir normalement.
 
 J'écris tout cela en détails, non pas pour me lamenter sur mon sort. Je suis malheureusement bien conscient que ce qui m'est arrivé est tristement banal, que plusieurs fois par jours et par nuits dans chaque ville de France des dizaines de personnes subissent des traitements bien pires que ce que j'ai enduré. Je sais aussi que si j'étais noir ou arabe je me serais fait cogner avec encore moins de retenue. C'est pour cela que j'écris et porte plainte. Car j'estime que dans la police française et dans les CRS en particulier il existe de dangereux individus qui sous le couvert de l'uniforme laissent libre cour à leurs plus bas instincts.(Evidement il y a aussi des arrestations justifiées, et la police ne fait pas que de interventions abusives. Mais je parle des dérapages qui me semblent beaucoup trop fréquents.)
 
Que ces dangers publics sévissent en toute impunité au sein d'un service public qui serait censé protéger les citoyens est inadmissible dans un état de droit.
 
 J'ai un casier judiciaire vierge et suis quelqu'un de profondément non violent, par conviction, ce type de mésaventure me renforce encore dans mes convictions, mais si je ne disposais pas des outils pour analyser la situation je pourrais aisément basculer dans la violence et l'envie de vengeance. Je suis persuadé que ce type d'action de la police nationale visant à instaurer la peur ne fait qu'augmenter l'insécurité en France et stimuler la suspicion et la haine d'une partie de la population (Des jeunes en particulier.) face à la Police. En polarisant ainsi la population on crée une tension perpétuelle extrêmement perverse.Comme je suis un homme de culture et de communication je réponds à cetteviolence avec mes armes. L'écriture et la parole. Durant les 16h qu'a duré ma détention. (Avec les nouvelles lois, on aurait même pu me garder 48h en garde à vue.) Je n'ai vu dans les cellules que des gens d'origine africaine et des gitans. Nous étions tous traité avec un mépris hallucinant. Un exemple, mon voisin de cellule avait besoin d'aller aux toilettes. Il appelait sans relâche depuis près d'une demi heure, personne ne venait. Il c'est mit à taper contre la porte pour se faireentendre, personne. Il cognait de plus en plus fort, finalement un gardien exaspéré surgit.

- Qu'est ce qu'il y a ?
- J'ai besoin d'aller aux chiottes.
- Y a une coupure d'eau.
- Mais j'ai besoin.
- Y a pas d'eau dans tout le commissariat, alors tu te la coince pigé.

 Mon voisin qui n'est pas seul dans sa cellule continue de se plaindre, disant qu'il est malade, qu'il va faire ses besoins dans la cellule.  

- Si tu fais ça on te fait essuyer avec ton t-shirt.

 Les coups redoublent. Une voix féminine lance d'un air moqueur :

- Vas-y avec la tête pendant que tu y es. Ca nous en fera un de moins.

Eclats de rire dans le couloir comme si elle avait fait une bonne plaisanterie.
 
 Après une nuit blanche vers 9h du matin on vient me chercher pour prendre mon empreinte et faire ma photo. Face, profil, avec un petit écriteau, comme dans les films. La dame qui s'occupe de cela est la première personne qui me parle avec humanité et un peu de compassion depuis le début de ce cauchemar. « Hee bien, ils vous ont pas raté.C'est les CRS, ha bien sur. Faut dire qu'on a aussi des sacrés cas sociaux chez nous. Mais ils sont pas tous comme ça. » J'aimerais la croire.
 Un officier vient me chercher pour que je dépose ma version des faits et me faire connaître celle de ceux qui m'ont interpellé. J'apprends que je suis poursuivi pour : outrage, incitation à l'émeute et violence envers des dépositaires de l'autorité publique. C'est vraiment le comble. Je les aurais soi disant agressés verbalement et physiquement. Comment ces fonctionnaires assermentés peuvent ils mentir aussi éhontement ? Je raconte ma version des faits à l'officier. Je sens que sans vouloir l'admettre devant moi, il se rend compte qu'ils ont commis une gaffe. Ma déposition est transmise au procureur et vers midi je suis finalement  libéré. J'erre dans la ville comme un boxeur sonné. Je marche péniblement. Un mistral à décorner les bœufs souffle sur la ville. Je  trouve un avocat qui me dit d'aller tout de suite à l'hôpital faire un constat médical. Je marche longuement pour parvenir aux urgences ou je patiente plus de 4 heures pour recevoir des soins hâtifs. Dans la salle d'attente, je lis un journal qui m'apprend que le gouvernement veut supprimer 200 hôpitaux dans le pays, on parle de couper 6000 emplois dans l'éducation. Sur la façade du commissariat de St Roch j'ai pu lire qu'il allait être rénové pour 19 millions d'Euros. Les budgets de la sécurité sont à la hausse, on diminue la santé, le social et l'éducation. Pas de commentaires.
  
Je n'écris pas ces lignes pour me faire mousser, mais pour clamer mon indignation face à un système qui tolère ce type de violence. Sans doute suis-je naïf de m'indigner. La plupart des Français auxquels j'ai raconté cette histoire ne semblaient pas du tout surpris, et avaient
 connaissance de nombreuses anecdotes du genre. Cela me semble d'autant plus choquant.
 
Ma naïveté, je la revendique, comme je revendique le droit de m'indigner face à l'injustice.

Même si cela peut paraître de petites injustices. C'est la somme de nos petits silences et de nos petites lâchetés qui peut conduire à une démission collective et en dernier recours aux pires systèmes totalitaires. (Nous n'en sommes bien évidement heureusement pas encore là.) Depuis ma sortie, nous sommes retournés sur la place de papes et nous avons réussi à trouver une douzaine de témoins qui ont accepté d'écrire leur version des faits qui corroborent tous ce que j'ai dis. Ils certifient tous que je n'ai proféré aucunes insultes ni n'ai commis aucune violence. Les témoignages soulignent l'incroyable brutalité de l'intervention des CRS et la totale disproportion de leur réaction face à mon intervention. J'ai essayé de retrouver des images des faits, mais malheureusement les caméras qui surveillent la place sont gérées par la police et, comme par hasard elles sont en panne depuis début juillet. Il y avait des centaines de personnes sur la place qui auraient pu témoigner, mais le temps de sortir de garde à vue, de me faire soigner et de récupérer suffisamment d'énergie pour pouvoir tenter de les retrouver. Je n'ai pu en rassembler qu'une douzaine. J'espère toujours que peut être quelqu'un ai photographié ou même filmé la scène et que je parvienne à récupérer ces images qui prouveraient de manière définitive ce qui c'est passé.
 Après 5 jours soudain, un monsieur africain m'a abordé, c'était l'un des musiciens qui avait été interpellé. Il était tout content de me retrouver car il me cherchait depuis plusieurs jours. Il se sentait mal de n'avoir rien pu faire et de ne pas avoir pu me remercier d'être intervenu en leur faveur. Il était profondément touché et surpris par mon intervention et m'a dit qu'il habitait Grenoble, qu'il avait 3 enfants et qu'il était français. Qu'il viendrait témoigner pour moi.Qu'il s'appelait Moussa Sanou.
  
 - Sanou , c'est un nom de l'ethnie Bobo. Vous êtes de Bobo-Dioulasso ? 
 -  Oui.

 Nous nous sommes sourit et je l'ai salué dans sa langue en Dioula.
 
 Il se trouve que je vais justement créer un spectacle prochainement à Bobo-Dioulasso au Burkina-faso. La pièce qui est une adaptation de nouvelles de l'auteur Mozambicain Mia Couto s'appellera « Chaque homme est une race » et un des artistes avec lequel je vais collaborer se nomme justement Sanou. Coïncidence ? Je ne crois pas.
 
 Je suis content d'avoir défendu un ami, même si je ne le connaissais pas encore.
 La pièce commence par ce dialogue prémonitoire :
 Quand on lui demanda de quelle race il était, il répondit :

 -  Ma race c'est moi. 
 Invité à s'expliquer il ajouta : 
  - Ma race c'est celui que je suis. Toute personne est à elle seule une humanité.
  Chaque homme est une race, monsieur le policier. 
 
 Patrick Mohr, 28 juillet 2008

        
 
  
Repost 0
Published by Ben - dans Vie sociale
commenter cet article
11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 15:50
Réussir à l'international,
 par Jean Rauscher,
      préface de Christine Lagarde, Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.



Halte à la frilosité !

Il n'est pas normal que, dans la cinquième puissance économique du monde, seules 5% des PME exportent. Pourtant réussir à l'international est la portée de tous : ce livre propose une méthode qui permet aux PME innovantes de doubler leur chiffre d'affaires en seulement quelques années.

Ce livre pratique et concret, écrit par un multi-entrepreneur expérimenté à l'exportation, s'attache à apporter des réponses aux questions que tout dirigeant d'une PME innovante se pose : que faut-il changer dans la culture de mon entreprise pour qu'elle réussisse à l'international ? Pourquoi l'innovation est un ingrédient indispensable à l'exportation ? Quelles politiques marketing et de ressources humaines me garantissent le succès ? Exporter est-il coûteux ?

Grâce aux conseils pratiques de Jean Rauscher, le lecteur peut :

* Identifier les barrières culturelles et faire tomber les préjugés

* Adapter son offre aux marchés étrangers


* Transformer une invention géniale en une innovation qui se vende


* Trouver les bons partenaires


* Établir une relation en adéquation avec la culture de ses clients


* Orienter son mode de management vers l'international


* Identifier les compétences incontournables


*  Mettre en place un marketing ciblé


*  Définir les coûts liés à l'exportation



Sous le parrainage du magazine L'Entreprise, la collection "Guide L'entreprise" est destinée aux entrepreneurs et à tous ceux qui s'intéressent et participent à la vie des entreprises. Elle comprend déjà Le guide complet de la création d'entreprise.

Jean Rauscher est le patron de Yseop, un éditeur de logiciel français qui développe et commercialise une solution unique d'industrialisation du savoir-faire. Avant de rejoindre Yseop, Jean Rauscher était Vice Président chez Oracle, société avec qui il négocia et conclut la vente de Sunopsis fin 2006. Jean Rauscher dirigeait les opérations mondiales de Sunopsis et plus particulièrement les cinq filiales de l'entreprise basées à Boston, Frankfort, Londres, Rome et Singapour. Moins de quatre ans après le lancement des premières ventes à l'international, le chiffre d'affaires à l'exportation atteignait près de 70% des ventes du groupe. Il fut également Directeur Général de la filiale américaine de Cyrano, startup française qui entra au Nouveau Marché en 1998. Auparavant, il était Directeur des Régions chez Sybase en France. Jean Rauscher a vécu 10 ans à l'étranger et énormément voyagé sur les cinq continents. A 46 ans, Jean Rauscher est également connu pour son livre « A la conquête de la Silicon Valley ». Il est Conseiller du Commerce Extérieur de la France et ancien Président de la section de Boston-Nouvelle Angleterre.

A propos d' Yseop :

Yseop est le premier composant logiciel du marché au service de l'industrialisation du savoir-faire dans les entreprises. Sa capacité à rédiger intelligemment en français ou en anglais sur la base de règles métier constitue une véritable courroie de transmission entre le savoir-faire des experts métier et les équipes front office de la relation client. Outre de puissantes capacités d'analyse, Yseop ajoute aux applications existantes une capacité unique à générer à la volée des dialogues en langage clair et à rédiger automatiquement des documents personnalisés de qualité tels que des situations clients, plans d'actions, courriers, emails, comptes-rendus, confirmations d'actes ou même rapports complexes. Yseop s'appuie sur trois composants : (1) un moteur de règles métier ; (2) un moteur de dialogue contextuel et temps-réel ; et enfin (3) un générateur de texte intelligent absolument unique sur le marché. Yseop compte parmi ses clients la Banque Populaire Lorraine-Champagne, la CNAF, le Ministère de la Santé, la Ville de Marseille et societe.com. Ses partenaires conseil ou intégrateurs Accenture, Atos Origin, Capgemini, Layline Consulting, ou Stanwell par exemple, assurent la réussite des projets de ses clients.



Ouvrage ayant reçu le prix de l'année 2008 par le magazine Classe Export

http://www.shortlist-express.com/produit/10151/reussir-a-l-international?affiliate=17

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site Web Yseop à l'adresse : http://www.yseop.com.



Contact Presse Yseop  :

Agence MyNtic-PR :Franck TUPINIER - contact@myntic-pr.com

Repost 0
Published by Ben - dans Vie sociale
commenter cet article
28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 11:53
Union des Avocats européens  Congrès de Varsovie






L'Union des Avocats Européens est une association sans but lucratif dont le siège est à Luxembourg. Des Avocats de tous les pays de l'Union Européenne sont membres de  cette association.
 
Les objectifs principaux en sont l'étude des législations nationales; la diffusion du Droit Communitaire et de la Convention Européenne des Droits de l'Homme; le rapprochement des législations nationales; la promotion d'une nouvelle forme d'exercice professionel afin d'être à  même de se confronter au marché européen et mondial.
                                                  
L' activité de L'UAE s'est dèveloppée depuis 1986, année de sa fondation, à travers publications, séminaires et congrès organisés dans les différents Etats de l'Union Européenne, en collaboration avec les Institutions Communautaires ( Commission Européenne, Parlement Européen et Cour de
Justice), à chaque étape de la lente et progressive construction européenne.

La Présidence, le Secrétariat général et la composition du Comité éxécutif de l'UAE sont répartis par nationalité, le principe de base en étant  la rotation rapide des responsabilités, conformémnent à l'usage général des barreaux européens.

Pour être informé des activés de l'association et obtenir des renseignements la concernant, outre le journal publié chaque bimestre, ont peut
consulter son site en cliquant ICI.
http://www.uae.lu

Voir aussi :

L'histoire de l'UAE
Ses Congrès de 1986 à 2006
Ses publications
Ses dix ans en 1996
Ses vingt ans en 2006





XIII CONGRÈS WROCLAW (Pologne)


Salle du congrès du Hotel Jana Pawla II


6/7 juin 2008

"La protection des données personnelles:
le défi entre la protection des
droits individuels et l'économie globale"


Associations et Organisations Scientifiques
Avv. Raffaele ZALLONE
Avv. Riccardo ABETI
Avv. Pierluigi VASILE
Supervision Scientifique
Avv. Jean-Pierre SPITZER
Secrétariat du Congrès
Avv. Pierluigi VASILE
Dott. Alessandra PIRONE
Dott. Alessia RICCI
Mgr Barbara KALINKA-BENESEVICH


programme

Séance Présidée par: Me. Paola Tarchini
 (Coordinatrice des
Commissions de
l'U.A.E.)

9.00:  Me. Francesco Samperi
 (Président de l'U.A.E.)
  Michal Serzycki
  (Autorité Garante en Pologne)
 Ryszard Pęk
 (Président du Tribunal Administratif

I SESSION

 "Défi de la privacy dans le monde global"


Séance présidée par: Me.Jean-Pierre Spitzer,
 (Directeur Scientifique
de l'U.A.E.)

9.45 "Tutelle des données personnelles
dans un monde global"
 Me. Raffaele Zallone
 (Université de Bocconi à Milan-Italie)
10.15  "Privacy et le monde des entreprises"
 Me. Chrisopher Von Der Seipen
 (Avocat de la Cour - Cologne
Allemangne)
10.45 Pause-café
11.00 "Comment gérer la privacité dans
des organismes globaux"
SESSION D'OUVERTURE
Wroclaw)
 Me. Andrzej Malicki
 (Président du Conseil Régional d'Avocats à
Wrocław)
 Rafal Dudkiewicz
 (Maire de la ville de Wrocław)
9.30: Introduction au sujet
 Me.Jean-Pierre Spitzer
 (Directeur scientifique de l'U.A.E.)
 Boris Woitan
 (Accenture Europe Privacy Lead)
11.30 "Le cadre normatif européen et les
technologies Privacy Enhanced"
 Me.  Riccardo Abeti
 (Président de la Commission de la
Privacy et des Données Sensibles de
l'U.A.E.)

12.00   "De nouvelles technologies et la
privacité. Regard dans le futur"
 Armgard Von Reden
 (Chief Privacy Officer IBM Europe-
Middle East and Africa)
12.30  Déjeuner

II SESSION

 "Vingt ans d' expérience de l'adoption de la Directive sur la Privacité en Europe.
Profil comparateur"


Séance présidée par: Me. Oscar Fiumara  
(Avocat Général de
l'Etat - Italie)
15.00 "Expériences de la Pologne"
  Michal Serzycki
  (Autorité Garante en Pologne)
15.40 "L'applicabilité de la loi locale dans
une ambiance transnationale"
Vendredi 6 Juin 2008:
3
programme
   Giovanni Buttarelli
  (Secrétaire général de l'Autorité
Garante, Tutelle des données
sensibles - Italie)
16.20 "Flux international des donnèes"
  Artemi Rallo Lombarte
  (Autorité Garante de l'Espagne)
17.00   "Internet, Tutelle des données
sensibles et la jurisprudence"
  Rolf Breidenbach
  (Ministère des Affaires Internes à
Brandeburg)
17.40 "La position des personnes par
  rapport au traitement des leurs
donnèes personelles en Romanie"
  Me. Cezar Dimitrie Postoaca
  (Avocat de la Cour - Bucarest
Roumanie)
18.20   "Question Time"
19.00 Clôture des travaux de la journée

III SESSION

"La privacy dans les rapports de travail et dans les systèmes de surveillance
La perspective après le Traité de Lisbonne"


Séance présidée par: Ryszard Pęk
 (Président du Tribunal
Administratif Wroclaw)
09.00 "Le pouvoir de contrôle de
l'employeur et la tutelle de la
privacy"
  Me. Valerio Speziale
  (Université «D'Annunzio» à Chieti-
Pescara, Italie)
09.30 "Violation du droit à  l'image et le
droit à la privacy"
  Me. Justyna Balcarczyk
  (Centre des Recherches des
Problèmes Légaux et Economiques
de la Communication Electronique à
l'Université de Wrocław)
10.00 "Privacy, sécurité des personnes et
les instruments de surveillance"
  Me. Pierluigi Vasile
  (Avocat de la Cour - Pescara, Italie)
10.30 Pause-café
10.45 "Privacy and data protection
rebalanced: will Bavarian Lager
make a difference in Europe?"
  Me. Dariusz Adamski
  (Berkman Center for
Internet&Society, Harvard
University - Londre)
11.15 "Nouveau Traité de Lisbonne:
qu'est-ce qui change pour la
privacy?"
  Me. Paola Puoti
  (Université de Chieti-Pescara, Italie)
11.45  Conclusion
12.30   Déjeuner

Samedi 7 juin 2008
4
PROGRAMME SOCIAL POUR LES CONGRESSISTES ET LES ACCOMPAGNATEURS


Jeudi 5 juin 2008

15.00 h: inscriptions des Congressistes dans
le hall de l'Hôtel Jean Paul II
 - dîner libre
Vendredi 6 juin 2008:
9.30 h: première partie de la visite
guidée de la vielle ville de
Wroclaw (seulement pour les
accompagnateurs):

a) visite de la Place du Marché dont
la surface le rend l'un des plus
grands projets urbanistiques existant
aujourd'hui en Pologne. Au centre de
la Place se trouvent  Halle aux draps et
l'Hôtel de Ville exemple exceptionnel de
l'architecture européenne gothique.
b) Visite du «Panorama Raclawicka»-
toile historique, œuvre de deux peintres
polonais de dimension monumentale de
15 x 120 mètres, elle est exposée dans
une rotonde édifiée exprès à cet effet.
c) visite de l'Université de Wroclaw et de
la Salle Léopoldine, perle baroque de la
Basse Silésie.
d) visite de Ostrów Tumski (Ile de la cité) -
la partie plus antique de la ville. Sur cette
petite île baignée par les eaux de la rivière
Oder, fut construit, autour d'un château,
une cité qui se transforma ensuite en ville.
Elle contient de splendides monuments
de l'architecture. Les plus importants la
Cathédrale gothique Saint Jean Baptiste et
l'Eglise Sainte Croix-ont été reconstruits
après les désastres de la deuxième guerre
mondiale.
13.00 h: déjeuner au restaurant de l'Hôtel.
15.30 h: deuxième partie de la visite
guidée dans la vielle ville de
Wrocław (seulement pour les
accompagnateurs):
a) Visite du Jardin Botanique- fondé en
1881 près de l'Institut Scientifique de
l'Université de Wrocław. Les plantes
qui y poussent proviennent de tous les
coins du globe. La plus grande attraction:
les fossiles de la période du carbonifère
exposés dans la sexion géologique.
b) Visite du Park Szczytnicki- le plus grand
et le plus ancien parc de la ville. Sa plus
grande attraction est le Jardin Japonais
qui a été créé et reconstruit plusieurs fois
dans l'histoire de la ville. Son charme est
dans l'originalité des structures japonaises
dans lesquelles sont introduites des
compositions végétales, grâce auxquelles
le jardin semble différent à chaque saison
de l'année.


20.30 h: Diner de Gala à l'Hôtel Jean Paul II
Samedi 21 juin 2008:
09.30 h: matinée dêdiê au shopping
12.30 h: déjeuner au restaurant de l'Hôtel
14.30 h Comite Executif
20.30 h: dîner au Restaurant «Inspiracja» Pl.
Solny Wrocław
programme social
5

COÛT DE PARTICIPATION JUSQU'AU 30 AVRIL 2008
paquet de jeudi 05 à samedi 07 juin (2 nuits)
- Congressistes: € 470,00
- Accompagnateurs: € 400,00
- Avocats de moins de 30 ans: € 400,00
paquet de jeudi 05 à dimanche 08 juin (3 nuits)
- Congressistes: € 520,00
- Accompagnateurs: € 420,00
- Avocats de moins de 30 ans: € 420,00
COÛT DE PARTICIPATION APRÉS LE 30 AVRIL 2008
paquet de jeudi 05 à samedi 07 juin (2 nuits)
- Congressistes: € 570,00
- Accompagnateurs: € 500,00
- Avocats de moins de 30 ans: € 500,00
paquet de jeudi 05 à dimanche 08 juin (3 nuits)
- Congressistes: € 620,00
- Accompagnateurs: € 520,00
- Avocats de moins de 30 ans: € 520,00
La somme comprend:
- l'inscription au Congrès
- 2 ou 3 nuits (suivant le paquet choisi) à l'Hôtel Jean Paul II
   cat. ****, le petit déjeuner compris
- déjeuner-buffet de vendredi 6 juin à13h00
- dîner de Gala de vendredi 6 juin à 20h30
- déjeuner-buffet de samedi 7 juin à 12h30
- deux pause-café
- visites guidées (seulement pour les accompagnateurs)
-parcours en minibus  aéroport/hôtel/aéroport
Suppléments:
- dîner de samedi 7 juin: € 45,00

informations generales
6
HOTEL: JEAN PAUL II , CAT. ****
L'hôtel est situé au cœur de Ostrów Tumski- (Ile de la cité) la plus ancienne et, à
la fois, la plus belle partie de la ville de Wroclaw. Il a été construit pour honorer la
deuxième visite du pape Jean Paul II  à Wroclaw à l'occasion du 46-ème Congrès  
International Eucharistique. L'architecture imposante de l'hôtel s'inscrit dans le
style de cette partie historique de la ville. L'hôtel est entouré d'un magnifique Jardin
Botanique.
Hotel Jana Pawla II
ul.Św. Idziego 2  50-328 Wroclaw
Tel. e Fax +48 -713271400
www.pensjonat-jp2.pl
SIEGE DU CONGRÈS ET TRADUCTION SIMULTANEE
Le siège du Congrès est la salle du Centre de Conférence de l'Hôtel Jean Paul II. La
salle est équipée de système audio-visuel. La traduction simultanée sera effectuée
en langue: polonaise, anglaise, française et italienne.
SERVICE NAVETTE
Le 7 juin, nous garantissons un service navette pour toutes les personnes inscrites au
Congrès: trajet de l'Hôtel Jean Paul II au restaurant «Inspiracja»; le départ est fixé à
20h00 et le retour après le dîner.
PARCOURS AEROPORT/HOTEL/AEROPORT
Inclus dans le coût de participation pour tous les Congressistes qui avant le 31 mai
2008 auront signalé les dates précises, la compagnie aérienne, les numéros des
vols et les horaires de l'arrivé et du départ à notre adresse électronique: Congrès
souae@libero.it.
informations generales

link

UNION DES AVOCATS EUROPÉENS. UNIONE DEGLI AVVOCATI EUROPEI. EUROPESE ADVOCATEN UNIE. UNIÃO DOS ADVOGADOS
EUROPEUS. EUROPEISKAADVOKATERS UNION
FORENINGEN AF. EROPEAEISKE ADVOKATER. EUROPÄISCHER ANWALTSVEREIN
ENWSH. EYPWPAIWN DIKHGOPWN. EUROPEAN LAWYERS’UNION.
UNION DE ABOGADOS
EUROPEOS. EUROOPAN ASIANAJAJALIITTO.
Reminder for payment
of annual membership...
link



Repost 0
Published by Ben - dans Vie sociale
commenter cet article
17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 18:10
 
Jasmine, la Chine
                et la Liberté


  J'ai une fille chinoise, Jasmine. Enfin, Jasmine, c'est son prénom pour nous, les européens, les occidentaux. Ce n'est pas ma fille biologique, mais elle dit que je suis son "papa français". Donc j'assume. On s'écrit, via Internet. Elle a voulu aller sur le BenBlog, pour entretenir son français débutant, et pour lire un poême ( http://www.alaingourion.com/article-5643584.html) qui lui est dédié, et qui est une chanson aussi :
 
Jasmine
La Chine
Emoi
Et moi

Jasmine
Gamine
Patine
Papa

Jasmine
Benigne
Arrime
Toi

Jasmine
Ta mine
Je rime
A toi

Jasmine
Mimine
Câline
Moi

Jasmine
Beggine
Bouge
Là-bas

Jasmine
Mutine
Sus
A la loi
 
Jasmine
Clarine
Hymne
A la joie


  Elle n'a pas pu arriver depuis chez elle sur le BenBlog. Pourquoi ?
  Elle m'écrit :

   
 " I think is coz the china government banned access from here, which is a shame.
 
 Any other way please ???? as I am eager to read it ! "

  Vous avez des idées ? Comment peut-on aider de jeunes chinois à aller sur la Toile ? Quels sites restent accessibles, en angliais, chinois ou français ?

  Pékin permets à ses ressortissants de voyager, d'étudier à l'étranger. Mais il boucle Internet à l'approche des Jeux Olympiques !

  Voici déjà quelques articles. Faites circuler !

  Ben.






La toile chinoise de plus en plus impénétrable

le 27/3/2008 à 21h09  par Mathilde Bonnassieux (Aujourd'hui la Chine)

     

"Connexion réinitialisée". Tel est le message d'erreur qui barrait ce 27 mars bon nombre d'écrans d'ordinateurs localisés sur le sol chinois. Un désagrément aisément compréhensible au regard de l'actualité du jour marquée par l'interruption du voyage de presse organisé à Lhassa par les moines tibétains.
Naviguer sur le web en Chine n'a jamais été dénué de difficulté. La censure chinoise est connue pour veiller sévèrement sur internet, censurant les sites au contenu subversif. Mais depuis le début des agitations au Tibet, cette surveillance a pris un nouveau tour, avec la censure de nouveaux sites comme ceux du Guardian ou du Times.

Il n'empêche, ce 27 mars, la situation a atteint son apogée. Impossible d'accéder à la plupart des dépêches faisant état de l'intrusion inopportune des moines dans le voyage organisé des journalistes étrangers à Lhassa. Sur Google News notamment, les internautes devaient se contenter du titre de la dépêche AP sans pouvoir en lire le contenu. Même chose pour  la plupart des sites relatant le contenu des derniers événements, y compris aujourdhuilachine.com dont l'accès s'est vu bloqué dans la journée. Et quand par chance l'article était soudain accessible, ce n'était plus le cas deux minutes après. Sans compter la lenteur de la connexion qui s'explique en partie par la saturation des réseaux mais aussi par le délai nécessaire aux agents de la  censure pour surveiller les pages consultées par chaque utilisateur.

Bref, la situation avait de quoi faire s'arracher les cheveux à bon nombre de journalistes. "C'est le cas pour  tous les journalistes. On a eu beaucoup d'échos de correspondants qui n'arrivaient pas à accéder au site d'information, " témoigne Jocelyn Ford,  free-lance à Pékin et présidente du comité pour la liberté des médias au sein du Club des correspondants étrangers.

En attendant, pour bon nombre d'entre eux, cette situation n'est qu'un avant-goût de ce qui se prépare. D'ici août, il est fort à parier qu'accéder aux informations sur Internet depuis la Chine relèvera de plus en plus du parcours du combattant.

http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-la-toile-chinoise-de-plus-en-plus-impenetrable-6257.asp?1=1
 




L'agence Chine Nouvelle exige plus de répression sur Internet


le 29/2/2008 à 1h53  par AFP


L'emballement suscité par deux récentes affaires de photos sur Internet a montré l'impuissance des autorités à contrôler la toile chinoise. Prétexte à un renforcement de la loi ? L'agence Xinhua vote pour.
 
Le site en anglais de Xinhua
Qui n'a pas entendu parlé du scandale Edison Chen, cet acteur dont les photos pornographiques en compagnie de stars hongkongaises inondent le web chinois? En décembre dernier déjà, c'est la photo truquée d'un tigre prise dans le Sud de la Chine qui avait mis le feu à la toile.

Deux affaires totalement différentes mais révélatrices d'un même phénomène : la puissance d'Internet et sa force d'emballement incontrôlable. Car dans un cas comme dans l'autre, les autorités de censure chinoises ont été incapables de couper court au scandale.

Ce phénomène n'est pas sans inquiéter les tenants de l'ordre établi. La preuve avec cet article de l'agence de presse officielle chinoise Xinhua, daté du 27 février :

" Des fausses photos d'un animal en réalité disparu aux vraies images exposant la vie sexuelle de plusieurs célébrités hongkongaises, les usagers d'Internet ont prouvé qu'ils n'étaient pas moins puissants que les plus gros diffuseurs mondiaux d'information pour attirer l'attention du public.

L'arrivée d'Internet a permis aux individus de s'exprimer tout haut et d'être entendus, et parfois de rendre leurs scandales célèbres aux yeux de tous. Cette transformation met au défi la capacité du gouvernement à contrôler Internet mais aussi à gérer les crises."


Et de finir sur cette conclusion sans appel :

" La régulation d'Internet en Chine a été assez stricte jusqu'à présent. Pourtant l'incident récent des photos obscènes montre que la législation est encore insuffisante pour empêcher la pornographie d'envahir Internet, et que les moyens pour faire appliquer la loi sont trop limités pour punir les personnes incitant les autres à bafouer la loi, ainsi que les tricheurs et les calomniateurs qui utilisent Internet comme leur outil".

A bon entendeur ...

http://www.aujourdhuilachine.com/home.asp


Défendre la liberté de la presse plutôt que le boycott des JO

Par RIGAS ARVANITIS | Sociologue | 26/03/2008 | 15H48

A l'occasion de l'interruption de la cérémonie olympique à Olympie pour protester contre la répression au Tibet, il me semble que nous devons insister sur la défense de liberté de mouvement pour les journalistes en Chine plus que sur le boycottage (illusoire) des Jeux Olympiques.

Je ne suis pas journaliste. Je ne travaille donc pas dans l'urgence de l'événement. Mais celui qui vient d’éclater, grâce à Robert Ménard de Reporters sans frontières (RSF), me semble souligner une urgence, celle de la liberté de la presse.

En effet, à Olympie, nous avons assisté à deux événements. Tout d’abord, l'interruption de la cérémonie par les militants de RSF qui ont tenté de développer une bannière et ont voulu interrompre le discours du représentant du Parti communiste chinois qui recevait la flamme de la Grèce.

Mais le deuxième événement est que cette perturbation de la cérémonie par Robert Ménard n'a pas été transmise en Chine car il ne s'agissait pas d'un direct mais d'un direct retransmis avec quelques minutes de retard. De sorte que les censeurs chinois peuvent interrompre la transmission. C'est du faux direct.

A Canton, où je me rends régulièrement pour mon travail, les chaînes de télé hongkongaises sont retransmises en permanence avec un décalage de quelques minutes. Quand les infos télévisées passent une info sur "le continent", elle est généralement censurée de la même manière, en montrant un plan fixe ou une pub le temps de la transmission de l'info censurée.

Ce qui fait peur aux dirigeants chinois ce n’est pas RSF ou les perturbations: c’est l’information sur ces sujets. La question de fond est bien celle-ci: que les démocraties occidentales exigent de la Chine des garanties pour leurs journalistes. Que les journalistes occidentaux puissent se déplacer librement en Chine. Plutôt que de crier au boycottage, il serait important d'exiger la liberté d’information.

Je vois avec plaisir ne pas être le seul à défendre ce point de vue. Par exemple Robert Maggiori dans l'émission "Ce soir (ou jamais)" sur France 3.

Le débat sur le boycottage ferait bien de devenir un débat sur la nécessité absolue de la liberté de parole des journalistes: que des témoins nombreux peuplent les tribunes de JO et les alentours des jeux. Cela me semble être la seule exigence valable que nous pouvons avoir face aux dirigeants chinois. Quel dirigeant européen serait-il prêt à défendre la liberté de parole de "nos" journaux?

Jean-Philippe Béja, spécialiste de la vie politique chinoise et très bon connaisseur des us et coutume de la Chine, répète à qui veut bien l'entendre que les chinois admirent ceux qui se tiennent debout. Je ne peux que l'approuver. Pour se tenir debout il faut aussi demander à se tenir informé. En ne disant rien sur la censure et la répression en Chine, nous devenons complices de la censure et de la répression et de plus nous tombons dans l'estime des dirigeants chinois et devenons complices de leurs élucubrations politiques qui ne servent qu'à justifier l'injustifiable.

http://www.rue89.com/jo-de-pekin/defendre-la-liberte-de-la-presse-plutot-que-le-boycott-des-jo



La Chine va bloquer les sites « illégaux » proposant des informations géographiques en ligne

le 1/4/2008 à 11h52  par Thierry Michel ( Aujourd'hui la Chine)


Le gouvernement chinois va fermer des sites internet proposant des cartes et d'autres informations géographiques qui pourraient « menacer la sécurité nationale ».

La surveillance d'internet en Chine continue. Cette fois-ci, les autorités chinoises ont annoncées qu'elles allaient augmenter les mesures de contrôles contre les sites internet qui publieraient des informations géographiques « illégales ».

Selon le China Daily, cette mesure pourrait concerner près de de 10 000 sites fournissant des cartes et des informations géographiques. Les autorités menacent de fermer les sites qui publieraient des cartes n'ayant pas été approuvées par le gouvernement. Une hotline permettant aux Chinois de dénoncer des sites internet a même été ouverte.

Ces mesures devraient cibler aussi bien les sites qui « publient des informations sensibles ou confidentielles qui pourraient menacer la sécurité de l'État » que ceux qui « font des erreurs, comme étiqueter Taiwan comme un pays séparé de la Chine ou se tromper dans les frontières chinoises ».

L'année dernière, la Chine avait déjà annoncé que les entreprises étrangères qui chercheraient à collecter des données géographiques concernant le pays devaient demander une autorisation préalable au gouvernement, et accepter une supervision, sous peine de mesures de rétorsion.

http://www.aujourdhuilachine.com/home.asp


Repost 0
Published by Ben - dans Vie sociale
commenter cet article
1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 13:00
Promotion de la Chanson d'Auteur

untitled-copie-3.jpg
 
Un peu de copinage..
 
Ne ratez pas le "GranBazarts Festival", mèlant pièces de théatre, chanson, projection de film... Le festival aura lieu du 29 février au 9 mars 2008 à Lyon (maison Ravier, 5-7 rue Ravier Lyon 7ème - rens: 04 72 73 35 80- 06 75 19 76 64)

Pourquoi "GranBazarts" ? Parce qu'à la source de ce festival, il y a la rencontre de deux metteurs en scène, Stanislas Foriel et Olivier Desmaris, qui découvrent qu'ils projettent tous les deux, chacun dans leur coin, de monter "leur" propre spectacle autour de la vie en hypermarché... L'idée de présenter ces deux spectacles au sein d'un même évènement n'était pas loin... Et le GranBazarts s'est construit, avec, en plus de ces deux spectacles, une projection cinéma ("CashBack" d'Ellis Sean), une exposition photo réalisme de la Part-Dieu, des cafés concerts chanson... pour raconter, décrire (et décrier un peu parfois) la vie en hypermarché et notre monde centré sur la consommation.
 
Le programme : 

Ce GranBazarts Festival est le premier du nom; n'hésitez pas à en parler autour de vous... et, même sans carte "privilège", vous pouvez lui rendre une petite visite !
 
  untitled-copie-2.jpg
 
 
 
 

A Fleur de Mots
Promotion de la Chanson d'Auteur
5 place Sathonay 69001 Lyon
06 86 90 52 65
 
Repost 0
Published by Ben - dans Vie sociale
commenter cet article
3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 05:40
Fumeurs Go Home !
undefined

Depuis le premier janvier 2008 à Zéro heure, il est interdit à un fumeur, sur le territoire de la République française, de fumer. Oui,  dans un lieu public, je sais. Avant, c'était déconseillé. Maintenant c'est interdit, sous peine de sanctions pénales. C'est la loi. Il faut respecter la loi.

On peut chiquer ? Oui, on peut chiquer, parce que le chiqueur passif n'existe pas.

On peut rire ? En principe oui, mais il y a des exceptions. Par exemple si tu ris, au Tribunal, devant le Juge qui t'interroge sur ta consommation présumée de tabac, ce sera mal vu, voir punissable pour Injure-à-Magistrat-Dans-l'Exercice-De-Ses-Fonctions. De plus, le rire est communicatif, ce qui rends le rieur passif possible. Si tout le Tribunal se bidonne, tu vois la tête du Juge ? Et le prestige de la Loi ?

On peut pleurer ? Oui, on peut pleurer, mais pas dans toutes les circonstances non plus. Il faut que les pleurs soient sincères, fondés et légitimes. Qui décide si un pleur est sincère, fondé et légitime ? C'est la loi. Que dis-tu, la loi ne peut pas prévoir toutes les situations tristes qui légitimeraient le pleur ? C'est exact. La loi, dans sa grande sagesse, a donc prévu que le juge (ou, à défaut, la rumeur publique) interprète librement le caractère sincère, légitime et fondé des larmes qui coulent de tes yeux. Par exemple, si, toujours au Tribunal, tu pleures de rire à cause de cette loi sur le tabagisme passif, celà pourra être considéré soit comme un rire (voir ci-dessus), soit comme un pleur non sincère, infondé et illégitime. C'est toi qui voit.

On peut jouer ? Oui, mais pas partout, et à n'importe quoi. Je rappelle une fois de plus qu'il est interdit aux enfants de jouer dans la Cour de la Copropriété. C'est écrit dans le Règlement.

On peut regarder TF1 dans un lieu public ? Mais enfin bien sûr ! On est tout de même pas dans un régime totalitaire ! Ceux qui militent pour que l'écran de cette estimable chaîne de télévision soit barré d'un bandeau rouge mentionnant "La Télé rends con", à l'instar des autocollants obligatoires du type "Fumer tue" ou, plus délicat, "Fumer te fait perdre tes spermatozoïdes" (et d'ailleurs pourquoi pas tes ovules aussi, c'est dingue cette inégalité) sont de dangereux malfaiteurs, voire des terroristes benladéniens.

Si on ne conduit pas, on peut boire beaucoup d'alcool ? Mais bien sûr !

On peut offrir beaucoup trop de jouets à ses enfants ? Mais oui !

On peut boire de la bière à gogo, baffrer comme des baleines pendant que le tiers monde meurre de faim ? Oui, on te dit. Oui. On est dans un pays de liberté, mais la liberté s'arrête là où commence bla bla bla ...   

On va devoir porter une étoile jaune ? Aller dans des camps de rééducation ?  Dans des stades ? 

Tu vois bien que tu exagères.

Mais on peut ironiser tout de même ?undefined

Non, on ne peut pas ironiser, surtout pas sur la loi, car l'ironie pourrait être contagieuse. Là par exemple, si tu te fends la poire, que tu t'éclates un max, que tu parles à tes pôtes de Big Ben qui déconne, t'es punissable pour recel de complicité d'ironie contre la loi. Tu vas manger bon. T'es content ?

                                                    ****

Si on ne peut plus fumer dans les lieux publics, on va fumer où ? Dans les lieux non publics. Chez soi, de préférence tout seul, ou à la rigueur avec d'autres fumeurs qui fument effectivement, et en même temps que toi. Dans la rue, qui semble étrangement avoir été privatisée (encore un coup de Sarko passé inaperçu cet été). A la porte de ton immeuble de bureau, avec les autres exclus de l'espace public comme toi. Dans ta bagnole, c'est excellent pour les enfants derrière, sanglés dans leurs baby confort.

Offrir une cigarette conviviale, un genre je partage, mal vu.

Faire une rencontre avec comme aide au dégel un petit cigarillo, douteux. T'as qu'à lui offrir un bonbon (sauf toutefois aux petites filles : suspicion de pédophilie). La carie dentaire n'est pas une cause avérée de maladie cardio-vasculaire, contrairement, dans l'ordre, à l'hérédité, l'hypertension artérielle, le diabète, les dyslépidémies, puis le tabac.(1) 

Le tabac tue. Naître tue. Vivre tue. Boire tue. Se mal nourrir tue. Aimer tue.
  
Tue. Tue. Tue. Tu vois ? Tu vois la couleur tabac de mon article ? 

Elle ne vous a pas trop dérangé, Madame ?

Merci.  undefined


(1) Voir Le Monde du 1er janvier 2008. Merci Docteur Benatar !

L'interdiction de fumer dans les lieux publics est donc générale et absolue et sont déjà mises au point les procédures de contrôle. Cette interdiction, en France comme en Europe, est bien reçue : personne pour protester ou s'en émouvoir, fumeur comme non-fumeur. Les "bien-pensants", non-fumeurs, ex-fumeurs heureux d'avoir réussi et antifumeurs sont soulagés. Quant aux autres, les fumeurs, ils sont tétanisés : comment faire désormais pour vivre fautif donc coupable, sans pour autant être exclu de la société désenfumée ?
 
Cet espace public est pourtant le lieu des convivialités, des croisements et des rencontres, c'est là que l'autre nous apparaît dans sa différence. Il est donc pour le moins inquiétant qu'une différence, dans cet espace ouvert à tous, soit stigmatisée. Pourquoi renoncer maintenant à ce qu'est le dialogue et l'éducation ? Pourquoi ne pas faire confiance à ceux qui sauront demander "est-ce que la fumée vous dérange ?" et n'allumeront pas la cigarette qu'ils s'apprêtaient à fumer par égard, respect, écoute de l'autre.

Que penser de cette société qui s'esquisse ainsi et impose à l'individu de se cantonner dans l'espace privé, donnant à la valeur "liberté publique" le seul sens de "pratique privée" ? Pratique privée ou plaisir solitaire...

C'est faire bien peu de cas, direz-vous, de cet impératif de santé (publique, elle...) : rappelons simplement que si la première cause de mortalité en France est bien la maladie cardio-vasculaire, le tabac n'en est qu'un des facteurs parmi d'autres, tels que, et dans l'ordre, l'hérédité, l'hypertension artérielle, le diabète sous toutes ses formes, les dyslipidémies. Autrement dit, "naître tue", "boire tue", "se mal nourrir tue" aussi. Certes, le tabagisme passif est une question de santé publique. Mais démarrer sa voiture n'est-il pas plus criminel que d'allumer une cigarette ?

A quand, dès lors, la taxe supplémentaire sur le patrimoine héréditaire, l'alcool et autres consommations d'existence - manière de TVA épidémiologique - à l'instar de la taxe que paye le fumeur à l'achat de son arme fatale ?

Jusqu'à quand le législateur autorisera-t-il les "menus à la carte" dans les restaurants ou cafés ou salons de thé ou brasseries... ? On pourrait ainsi continuer - en toute impunité ! - à débuter un dîner par un foie gras (arrosé bien sûr), le poursuivre avec un steak à la sauce béarnaise ou roquefort (et son vin), enchaîner avec ces "rondes des fromages" (on sait qu'un fromage sans vin est au moins aussi triste qu'un jour sans pain) pour achever ces agapes sur un vacherin nimbé de beaumes-de-venise et un café et son petit alcool de poire. Mais que fait la Loi ? Quand nous imposera-t-elle, et pour notre bien, des menus diététiques dont les composants seront garantis "non génétiquement modifiés" et - sur demande - traçables ? Quand nous garantira-t-elle par ces repas - sans sel, sans alcool ni graisses mélangées - une tension artérielle stable, une stabilité basse du taux des triglycérides, du cholestérol et de la glycémie ? Comment tolère-t-on encore dans ces lieux publics la présence d'hypertendus, d'obèses, parce que "ces gens-là" ont de toute évidence triché avec la qualité et la quantité. Qu'ils se goinfrent chez eux - manger tue - et pas dans l'espace public !

Et ne serait-il pas équitable que les non-fumeurs, les non-buveurs et les sains mangeurs puissent obtenir réparation des dommages causés à eux-mêmes ou à leurs proches par fumée, alcool, alimentation trop riche. Alors ? Couverture-dommages universelle ? Mutuelle, avec ou sans franchise ? Si le fumeur ne doit plus se placer à côté d'un non-fumeur, l'alcoolique ne doit pouvoir croiser le chemin d'un non-buveur, et le gourmet gourmand tenter le sain mangeur...

Une société sans l'Autre, le différent, qu'il soit fumeur heureux, buveur détendu ou bien gourmet, est une société totalitaire... 

Docteur Micheline Benatar, médecin.

 

Repost 0
Published by Ben - dans Vie sociale
commenter cet article
23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 12:48
Ombres sur la Ville 
de Lyon
undefined
  Les élections municipales approchent et, avec elles, tout naturellement, les débats se font plus vifs. Rien d’étonnant à cela et rien d’inquiétant en soi : la démocratie est à ce prix. L’opposition fait son travail. Ce travail est nécessaire, y compris pour la majorité qui, aujourd’hui, gère la ville de Lyon. D’autant plus que cette opposition a fait souvent montre d’une bonne connaissance des dossiers et d’une certaine rigueur dans ses interventions. 

  On peut contester ses analyses, être en désaccord avec les choix idéologiques qui sous-tendent ses propositions, tout en respectant ses engagements… Aucun véritable démocrate ne peut rêver d’un pouvoir sans partage et sans débats, d’une majorité sans opposition structurée, d’une absence d’alternative capable de donner forme aux mécontentements inévitables et d’éviter ainsi qu’ils ne se transforment en jacqueries incontrôlables. Nous payons cher aujourd’hui, au niveau national, une conception monarchique du pouvoir, qui en cherchant à neutraliser l’opposition plutôt que de dialoguer avec elle, réactive les mouvements purement protestataires et suscite la violence qu’elle prétend combattre…

  Tout en soutenant clairement l’actuelle majorité municipale, nous respectons donc l’opposition municipale lyonnaise et c’est parce que nous croyons à la démocratie que nous sommes très inquiets sur ses prises de position récentes. En refusant, en conseil municipal, de voter une subvention au MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples), au prétexte que ce mouvement avait condamné l’alliance de Charles Million et du Front national, l’UMP et les « millonistes » donnent une bien triste image d’eux-mêmes.

  Que signifie, en effet,  ce geste ? Que, dans une démocratie, un mouvement qui lutte loyalement contre toute les formes de discrimination n’a plus droit à l’aide publique dès lors qu’il s’exprime dans le champ politique et réaffirme des valeurs qu’ils croient essentielles ? Imaginons ce que pourrait signifier une telle conception si elle était généralisée : les syndicats qui critiquent le gouvernement, les associations qui s’engagent contre la surpopulation carcérale ou l’échec scolaire, la presse d’opinion qui prend ses distances avec la politique actuelle, les mouvements d’éducation populaire qui militent contre toutes les formes d’exclusion, les travailleurs sociaux qui luttent pour le droit au logement, bref tous les groupes de citoyens engagés exprimant librement leurs idéaux, se verraient privés de toute aide publique ! Voilà qui confond dangereusement l’État et le gouvernement. Voilà qui témoigne d’une conception particulièrement grave de la gestion de l’argent public. On a presque honte, en effet, de devoir rappeler que l’argent public appartient à tous ceux qui partagent les idéaux de la République, indépendamment de leurs affinités politiques.MRAP

  Mais, plus inquiétant encore, ce vote est le signe d’une banalisation, par l’UMP, de la question de l’extrême-droite en France. Certes, on n’a pas attendu cet événement pour percevoir les clins d’œil de l’UMP au Front national. Les militants frontistes eux-mêmes ont encore dénoncé, lors de leur dernier rassemblement national, « le rapt de Sarkozy sur leurs idées ». Mais le geste des élus UMP au conseil municipal de Lyon va plus loin : il avalise a posteriori la stratégie milloniste et ramène la question de l’alliance avec le Front national à un « détail » de l’histoire… un détail qui ne doit pas venir ternir leur alliance pour les prochaines municipales. Comment ne pas s’inquiéter d’un tel glissement ? Quel avenir sommes-nous en train de préparer là ? Alors que le monde entier s’est félicité du recul du Front national aux dernières élections, la droite lyonnaise ne trouve rien de mieux que de lui rouvrir clandestinement la porte.

  Au-delà de la question des prochaines élections municipales, nous disons notre inquiétude et révolte devant de tels agissements. Au-delà de notre solidarité avec le MRAP, nous dénonçons le comportement de ceux et celles qui agissent en oubliant les leçons d’une histoire que nous ne voulons pas être condamnés à revivre.

Bernard Bolze
, militant asociatif

Bruno Gelas
, professeur à l’université Lumière-Lyon 2, membre du Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Philippe Meirieu
, ancien directeur de l’Institut national de Recherche pédagogique, professeur à l’université Lumière-Lyon 2


POUR NOUS REJOINDRE ET SIGNER CET APPEL, ENVOYEZ NOUS UN
 
MESSAGE AVEC VOS COORDONNEES ET LE TITRE SOUS LEQUEL VOUS 

SOUHAITEZ ÊTRE PRESENTE(E) A 
ombresurlaville@orange.fr


undefined

cet appel a été publié sur le site de Philippe Meirieu

     

L'action du MRAPTract du Congrès fondateur du MRAP (1949). s'exerce notamment en faveur de migrants, demandeurs d'asile, immigrés avec ou sans papiers, Roms, Tsiganes et gens du voyage, Juifs, Français d'origine étrangère, des homosexuels et des femmes immigrées. Le MRAP soutient les sans-papiers dans leurs actions contre la politique que la France ou l'Union européenne appliquent à l'encontre des migrants et demandeurs d'asile.

Il intente aussi des actions contre ce qu'il considère être de la discrimination raciste dans le travail, le logement, les loisirs. Le MRAP se déclare pour une paix juste et durable au Proche-Orient, le soutien aux démocrates iraniens, les actions contre la peine de mort aux
États-Unis et en Chine surtout, le soutien à toutes les victimes innocentes des violences politiques (au Darfour et en Tchétchénie).
Il organise chaque année une « semaine d'éducation contre le racisme » dans des établissements scolaires. Il participe, notamment avec la Ligue des droits de l'Homme (LDH), à des campagnes sur la citoyenneté et le droit de vote des étrangers, et communique à ce sujet ses positions.
Ce mouvement a pris part à la création de l'association pour la taxation des transactions pour l'aide aux citoyens plus connue sous le nom d'ATTAC, et en est membre à ce titre. Il fait partie du réseau éducation sans frontières (dit RESF), de Migreurop, de l'European network against racism, et à ce titre participe à une réflexion globale, avec d'autres associations, sur les droits de l'homme aujourd'hui.
undefinedundefined
Repost 0
Published by Ben - dans Vie sociale
commenter cet article