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  • : Ce site / blog artistique et ludique a pour vocation de présenter mes productions, et celles d'auteurs invités : livres, poèmes, chansons, nouvelles, expositions, billets d'humeur sur la vie culturelle, politique, sociale et juridique, émissions de radion, compositions musicales électro-acoustiques.
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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 13:12

2007.08-Contamines-166.jpg JE SUIS DSKAHUZAK

 

L’hallali donné fort par les media et l’opinion publique contre ces deux hommes politiques rocardiens sonne comme l’annonce d’une mise à mort. Il y a du sexe, du sang et du spectacle : on regarde, on se délecte, on hurle avec les loups, on veut de la transparence. Abolissons le sexe mis en place de Grève, et les paradis fiscaux mis au banc des nations. Ainsi la pureté sera parmi nous ! Amen !

Et puis on se dit : et si c’était moi, DSK ? Et si c’était moi, Cahuzac ?

En tant que Frère Dominique, je n’étais pas bien sûr de vouloir à tout prix être Président de la République France. Je savais bien qu’ils avaient des dossiers sur moi, en face (et à côté sans doute), ce n’était pas bien difficile, je ne me suis jamais beaucoup caché, je n’ai jamais été prudent ni en politique ni ailleurs, malgré mes communiquants pointus et appointés. Ancien Ministre de l’Economie au verbe haut, Directeur du Fond Monétaire International, j’avais le pénis frondeur et la toute puissance à fleur de levrette. Cela ne fait pas de moi un violeur de féminité, je le jure sur la tête de Cahuzac.

En qualité de Frère Jérôme, j’ai  été pris dans une spirale du mensonge et je m’y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remord. J’affronterai cette réalité en toute transparence. A vrai dire, j’aurais bien aimé continuer à mentir, mais je ne le peux plus : ma lutte intérieure taraudante entre devoir de vérité et solidarité gouvernementale s’est soldée, grâce ou à cause du journal en ligne Médiapart, au bénéfice de la vérité. Je le jure sur la tête de DSK.

Que s'est-il passé dans la suite du Sofitel ? Ce qui s'est passé, je vous le dis, ne comprend ni violence, ni contrainte, ni agression, ni aucun acte délictueux. Ce qui s'est passé est non seulement une relation inappropriée mais une faute non seulement vis-à-vis de ma femme, de mes enfants et de mes amis, mais aussi vis-à-vis des Français. C'est une faute morale dont je ne suis pas fier. Je crois que je n'ai pas fini de la regretter. J'ai manqué mon rendez-vous avec les Français.

Je suis DSK : mon image menottée a fait le tour du monde, je suis un puissant couché, un cochon entravé, un économiste qui régnait sur la puissance publique internationale, et me voilà réduit à fuir les journalistes et à faire des conférences en catimini, dans des endroits où l’on ne me posera aucune question sur ma sexualité dominatrice.

Je suis Cahuzac : j’ai démissionné, faute avouée devrait être à demi pardonnée, mais je dors dans ma voiture, je vais tous les deux jours de refuge amical en hospitalité familiale. Je rentre dans l’ombre des  couvents. Je voudrais bien revenir à l’Assemblée Nationale, mais ils ne veulent plus de moi.

Je suis Jérôme et Dominique, deux fleurons de la gauche sociale et libérale. J’ai payé, cher, trop cher, pour mes contradictions qui sont aussi les vôtres. Mais je n’ai tué personne. J’ai laissé dormir des comptes non déclarés en Suisse et à Singapour, j’ai menti à mes pairs quand ils m’ont nommé Ministre du Budget, je leur ai demandé de faire  des économies et de ne pas frauder. Droit dans mes bottes, j’ai regardé en face la Représentation nationale et je lui ai raconté des contes de fées. C’est tout. J’ai sauté des soubrettes et j’ai transigé avec elles pour que l’on me fiche la paix. C’est tout.

Moi, Dominique Jérôme, je sais passer du privé au public, de la vérité au mensonge, du coq à l’âne, du tout au rien, du Charybde au Scylla. Monstre sous marin de la mythologie moderne, je symbolise la mort ou la vie pour tous, selon un jeu de probabilités qui m’a été, un temps,  défavorable. J’incarne la mort tragique pour une partie de l'équipage, mais la vie pour les autres. Il s'agit d'un choix entre le sacrifice calculé et notre avenir, qui est aléatoire.

 

Cette capacité mutante à rebondir, à mentir et à me flageller, cette souffrance médiatique extrême fait de moi, toute honte bue, l’animal politique à double tête et triple langage qu’il faut à la France et à l’Europe pour qu’elle sorte enfin de ses hypocrisies, entre autres, sur les tax havens et les politiques d’incitations fiscales mensongères et pathogènes.

 

C’est pourquoi j’ai décidé de me représenter à vos suffrages. Réfléchissez : J’ai de l’expérience, on me trouvait parfait et j’ai chuté. J’ai souffert en direct devant vous, qui êtes les véritables monstres cachés de cette histoire, bien au chaud devant votre écran et derrière votre soi-disant conscience, alors que je suis dans l’arène après la mise à mort : je suis le ticket idéal car je ne crains plus rien des journalistes.

 

 

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 19:53

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Résumé :  Cancer du foie imaginaire, voyage reel et fantasmé. Je pars à Las Palmas de Gran Canarias. M. Hublot, mon alter allego, a fait son reporter et m’a trouvé un bateau, celui d’André, le WORLD, rien que ça !

 

EXTRAITS DU LIVRE DE BORD DU S/M WORLD

 

30 JANVIER 2011 DÉPART LAS PALMAS – PERSONNES EMBARQUÉES :

- M. Pierre Alain GOURION

- M. Hyposulfite HUBLOT

- M. Jérôme PANEIRA

- M. André VADE

 

- 9H15 LOCH 1259  - PLUIE, BONNE AVERSE- VENT N/E 2/3 – VOILES : INTER + GV  1 RIS – LAS PALMAS PLEIN GASOIL 187 LITRES, 160 €, 0,871 LE LITRE.

 

Oui, l’averse était bonne, le temps maussade et les esprits chauds. On paye le port avec la caisse de bord, on fait les pleins, eau, gasoil, provisions de bouche et de ventre, révision moteur et voiles (c’est un ketch, 2 mats), et roulez carrosse dans le vent et la houle...

 

Vent de force 5, ça va, mais André, qui prévoit tout, sait déjà, lui, que cela va forcir : il demande donc à l’équipage de mettre à l’avant l’inter (c’est un foc intermédiaire entre le génois (grand, plus grand que la grand voile dite GV) et le petit. Et c’est lui, avec Jérôme le Marseillais qui prends d’entrée un ris sur la GV (t’enroule la voile pour la réduire, pas coton quand ça souffle fort). Hublot regarde, intéressé par tout ce toutim.

 

- 10h58 – VENT N/E 5, VISIBILITÉ MOYENNE, BAROMÈTRE 1016 MILLIBARS, VITESSE 7 NŒUDS, CAP DEMANDE 160°, ALLURE BON PLEIN -

 

Toujours 5 Beaufort, mais bon, ya quand même de la grosse houle qui forcit. Hublot me regarde devenir progressivement blanc comme farine ; il s’inquiète un peu, mon chéri.

 

Mais n’anticipons pas. Rappelons d’abord LE CONTRAT. Contrat, que viens faire ici ce mot aux allures juridiques, sur un voilier ? C’est que c’est hyper règlementé, un bateau, quand ça part pour naviguer de jour comme de nuit…Le contrat, accord de volontés, je l’ai conclu la veille du départ avec l’équipage qui lui, navigue déjà ensemble depuis un mois. Nous, avec Hublot, on est les petits nouveaux : on a fait du bateau stop et, pour être accepté, on leur a dit qu’on était, ma foi, des marins honorables avec de l’expérience et tout. Baratin ! Nous ne savons rien, mais rien du tout de ce qu’est une navigation de haute mer, et ce ne sont pas mes stages aux Glénants qui remontent à l’an quarante, mes expériences de dériveur ou de planche à voile qui y changent grand chose …

 

Quant au Hublot, c'est un ignare total.

 

On leur a fait du charme, quoi, aux deux marins confirmés qui nous ont pris à bord, et Hublot n’a pas été le dernier avec sa bouche en cul de poule. Ils se sont laissé convaincre sans mal, je ne comprends encore pas pourquoi. Peut-être parce qu’ils savent fort bien qu’ils peuvent mener le bateau sans nous, c’est sûr, et que même si on est malade comme des chiens, bon, c’est pas bien grave pour eux.

 

Le contrat, c’est : vous êtes deux équipiers, vous participez à tout, les manœuvres prioritaires et la bouffe nécessaire, les quarts la nuit ( 2 heures) et la vaisselle encore. 24h sur 24. Bon, d’accord, c’est le jeu, oui André, on participe à tout. OK montez les gars, heureux de vous accueillir. Merci Papa.

 

Ils nous ont placé dans le bateau, Hublot devant, dans une bonne couchette bien large, et moi dans le carré, avec André, pour faire mon lit le soir j’en avais pour ¼ d’heure un peu compliquée mais bon.

 

André, il reste dans le carré car il ne dort que d’un œil, on ne sait jamais ce qui peut ce passer avec ce satané pilote automatique qui, si le vent tourne, peut t’embarquer dans un empannage dangereux pour hommes et matos.

 

Jérôme, lui, a une cabine d’enfer, à l’arrière, du cinq étoiles ++, du palace.

 

Bon, on est les derniers arrivés, hein, quoi ?

 

-     Alain, couche toi, t’as ton quart à 2h du mat, je te réveillerai …

-     Toi, Hublot, ton quart sera à 7h30 demain matin.

 

Ah bon, et pourquoi Hublot va-t-il dormir toute la nuit et moi non ?

 

J’ai fait mon lit, j’en menais pas large, un peu plus blanc que blanc, mais si tu fermes les yeux, en général, ça passe.

 

En général, putain de bordel de merde de marins et de vagues …

 

 

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 18:20

 

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Cancer Atlantique (12) Sonal et Ronan jouent avec le Feu

 

Résumé :  Cancer du foie imaginaire, voyage réel et fantasmé. Je pars à Las Palmas de Gran Canarias. M. Hublot, mon alter allego ma non tropo, décide de faire le reporter et me trouve un bateau. Moi j’écris, et me tricote une histoire de marin rêveur

 

Oui, c’était quoi déjà la voie classique, amigos mios ?

 

Alors que Yann et Radek, forts de leurs jeunes âges, dormaient sous leur barque bariolée, j’avais bien progressé dans la connaissance du port et trouvé un logement à demeure, sur le beau bateau en bois de Raphaël l’Espagnol. On y dormait fort bien avec l’ami Vincent et avec l’ami Pierre, et on était surtout dans la place forte des pontons protégés. C’est ainsi qu’Hublot, arpentant les « piers » pleins d’anglais hollandais norvégiens espagnols et français, avait trouvé le bateau d’André le Skipper.

 

EXTRAITS DU LIVRE DE BORD DU S/M WORLD

28 JANVIER 2011 PORT LAS PALMAS, ENTRETIEN VIDANGE COMPLÈTE AVEC FILTRE HUILE GASOIL REMPLACEMENT DES DEUX COTE (TRANSPARENT) 209 €

29 JANVIER 2011 9h30, PORT LAS PALMAS, Météo BLU 1607 9h30 AGADIR N/E ¾ N/E 5/7 CANARIES EST NE 4/6 VARIABLE AU SUD – CAP VERT N-NE 6/7 + 8 BEAUFORT- 24 HEURES SUIVANTES CAP VERT NE 7 –

11h30 MÉTÉO RFI CANARIES 2/4 – 4/6 NE

CAPO VERDE 24H SUIVANTES COUP DE VENT A FORT COUP DE VENT

 

Depuis la base du Sailor’s Bar, là où Capitaines et Mousses se rencontraient, là où les petites annonces d’embarquements fleurissaient, M. Hublot rencontra un couple improbable : Sonal AJJARWAL, une belle américano-indienne de 27 ans, provenance Chicago, et Ronan Mc LOUGHLIN , de West Cork, Irland. Ces deux là s’étaient rencontré en Espagne, dans un Festival de Jonglerie, et vivaient depuis 5 mois ensemble, voyageant en Inde pour qu’elle retrouve ses racines familiales, puis à West Cork, en Irlande, pour une autre réunion de jongleurs et taggueurs.

 

« I put her in my bed. She said : « I want to go to Canarias ». I answered « Right, I come ! »

 

« We use to make performances in the Streets. She plays Yukulele and sings as well. We studied psychology and spanish.

 

Ils jonglent avec des trucs enflammés à l’essence, des bollas, des boules de feu attachées à des chaines.

 

«  It was first Sonal’s idea to cross Atlantic, to learn navigation and all that stuff. Its seems to me more realistic to sail than to fly. You take a plane and what else? Sailing is much more gradual. I don’t mind whatever I go, its travelling, basta ! Its new for us to make this king of streets jingling performances. I’m learning everything in Festivals.

 

«  I do like to use my body, show something strange and new for people, and make illusions. I like to play, to play again. We got money from them quite easily if it’s a good spot of course! I learned jingling in India, Italy, San Francisco, Poland, Portugal, in fire or music Festivals everywhere.

 

« Here in Las Palmas, we live in a flat, kind of squat, with friends, students, Ya, 7 to 20 persons every day, no problem, what do you think about it, Mister Hublot ?

 

«  We have no other plans. We are in love, travelling all over the world, over the oceans I hope. We’re in love, yahh …

 

Ils s’aiment, ces deux là, oui, et cela se voit aussi clairement que la Rolex de Sarko. Ils le méritent aussi, de s’aimer ainsi, sans contrainte apparente. Apparente. Car tout le monde a ses contrainte, sauf Hublot le Chanceux.

 

Les yeux de M. Hublot, toujours lui, toujours eux, me paraissaient comme humides de tendresse…

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 17:34

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Résumé : M. Hublot, mon alter ego, me suggère un voyage. Là dessus, un hacker me pirate ma messagerie et raconte à mes amis que j’ai un cancer du foie. Je pars à Las Palmas de Gran Canarias, et Hublot décide de faire le reporter tout en me cherchant un bateau. Moi j’écris. Vous voulez que je fasse quoi, du tricot ? 

 

 

 

Oui, c’était un client sérieux, André le Skipper, pour se jeter à l’eau et emmener Hublot dans cette aventure tentante et périlleuse. Un type sûr, André, et sur le plan nautique, et sur le plan humain. C’est que des semaines à bord, jours et nuits navigants, c’est dur à cause de la houle et du vent, du tangage et des dérives, mais aussi parce que c’est long. Très long de rester avec les mêmes personnes sans pouvoir partir, mettre fin, changer d’air et de gens. Tu restes sur le bateau quoiqu’il t’en coute. Tu ne pars pas, connard.

 

C’est pourquoi j’ai donné raison à Hublot. Nous partirions avec André le Skipper, Jérôme le Marseillais et François La Synthèse. A Dieu va ! Qu’Allah nous protège, comme mon ex femme me l’écrit  !

 

 

 

EXTRAITS DU LIVRE DE BORD DU S/M WORLD

 

24 JANVIER 2011 LAS PALMAS

 

HEURES MOTEUR : 5958

 

LOCH : 1259

 

9h30. BLU METEO 1607  CANARIES W 6-7 À  8 BEAUFORT, DEMAIN NORD

 

 

 

27 JANVIER 2011 LAS PALMAS

 

VENT NORD (N) OU NORD OUEST ¾ (N /W) HOULE SUR LE NORD 4/6 S-W à W/NW 4-6 DEMAIN

 

PRIX DU PORT 13€ TAXE NAVIGATION 90 €

 

 

 

Mais partir requiert de préparer le bateau, et d’attendre le bon vent, au portant de préférence. En attendant le jour béni et craint de l’appareillage, M. Hublot poursuivait ses investigations. Il rencontra ainsi Radek, et voici ce que Radek (un beau garçon très propre sur lui bien qu’il vive sur la plage, lunettes de soleil sur ses cheveux noirs coiffés, ex mannequin), voici ce que Radek lui dit :

 

 

 

«  Je m’appelle Radek Sladek, je suis un français d’origine tchèque par ma mère et réunionnaise par mon père. J’ai grandi à Mantes-la-Jolie. Mon idée, c’est d’évoluer. Je veux apprendre des trucs nouveaux. Il y a plein d’aventures possibles, non ? , et les choses n’arrivent pas pour rien.

 

« Je me prends la tête, mais c’est l’ici et le maintenant qui compte. Je ne veux pas d’émotions qui me fassent du mal, comme le stress. Je ne fais que des choses qui me font du bien, c’est mon truc à moi, hein ? Si un boulot me prend la tête, je pars, je reste pas. Je veux pas faire n’importe quoi, et l’état de la planète ne me plait pas du tout.

 

 

 

« Ya plein d’alternatives. Je suis là parce que j’ai senti qu’il fallait que je passe par là. L’hiver dernier, j’ai passé 4 mois à La Gomera. Cette année, j’ai pris un AR Paris-Las Palmas, mais j’ai rencontré Yann, mon pote le barbu-qui-louche, on a parlé bateaux et ça m’a tenté. Donc j’ai laissé passer mon retour, tant pis ! L’idée de rentrer en France dans le froid ne me plaisait pas.

 

 

 

« Ici, je dors sur la plage avec Yann, sous une barque renversée, j’ai pas trop froid et c’est une expérience super ! Je suis comme ça : un coup je fais les poubelles, l’autre je me paye un super resto ! Je peux trouver un boulot, facile. Mais je n’ai plus de pensée pour l’argent, le futur. J’ai commencé une Ecole de Commerce à Rouen, j’ai arrêté, j’avais plus de plaisir. J’ai passé un an au Mexique, les gens y sont pauvres mais plus heureux qu’en Europe. Ca m’a fait réfléchir. Je m’en fous de mourir jeune, je m’en fous de l’avenir, j’ai plus de joie de vivre maintenant. Si tu te fais plaisir, Dieu t’aides, non ?

 

 

 

« Voilà. C’est ma religion d’aujourd’hui, jusqu’en 2013 ; et si les choses ne bougeaient pas pour moi, hein, je reprendrai la voie classique… »

 

Radek, pour gagner trois sous, sortait le chien-chien, toutou BCBG de la patronne du Sailor's Bar..., comme on le voit sur la photo.

 

 

 

La voie classique, me demanda M. Hublot de ses yeux de plus en plus ronds, c’est quoi au juste, amigo ?

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 17:29

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Résumé : M. Hublot, mon alter ego, me suggère un voyage. Là dessus, un hacker me pirate ma messagerie et raconte à mes amis que j’ai un cancer du foie. Moi je pars aux Canaries, j'arrive, et je perds ma carte bancaire ! La femme d'Hublot nous envoie des sous, et Hublot décide de faire le reporter tout en me cherchant un bateau.

 

 

On a donc été les revoir, le lendemain, et voilà ce que Jérôme nous a répondu, quand nous lui avons demandé, avec M. Hublot, pourquoi il était là.

« Je m’appelle Jérôme LE MARSEILLAIS, j’ai 33 ans et je suis, ben oui (c'est un hasard) marseillais. Personne n’est parfait. Je suis formateur de communication interpersonnelle en free lance. 

«  Je suis là à la recherche de moi-même. Je suis bouddhiste, au moins pour la traversée. Je vais faire comme une immersion, en recherchant le vide pour le remplir avec l’authentique de moi-même. Trouver la Voie, le nœud gordien, le point névralgique.

«  Je prêche et prescrit le symptôme : la technique pour résoudre un problème, c’est de s’enfoncer dedans. L’errance existentielle, c’est dans quel état j’ère …

 

C’est un Marseillais : il blague, passe du sérieux intello à la blague de comptoir avec aisance et gourmandise. Il éclate d’un rire sonore, me regarde et me dit :

-       T’es une grande gueule, toi ?

« Pour moi, poursuit-il, le voilier, c’est l’errance spatiale, copie de moi dans l’univers, balloté que je suis par vents, marées, humeurs aussi … Se mettre en harmonie.

Et le voilà parti à réciter du Baudelaire …

 

« Homme libre, toujours tu chérira la mer

   La mer est le miroir qui contemple ton âme

   Dans le déroulement infini de sa lame

   Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer »

 

…et du Simone Weill encore :

« Nous ne possédons rien au monde, car le hasard peut tout nous ôter, sinon le pouvoir de dire « Je ! »

«  Pour remplir un verre, Hublot, il faut d’abord le vider, con ! L’état méditatif de l’errance en mer me permettra de laisser émerger ma vérité.

 Il éclate à nouveau de rire, regarde M. Hublot en biais, vérifie en un éclair la citation sur son I Phone et lui lance Nietzche en pleine tronche, comme pour le tester :

« Celui qui veut, dans une certaine mesure, appréhender la liberté de la raison, ne peut plus désormais et pendant longtemps se considérer sur terre autrement qu’en voyageur. »

« T’es un voyageur, Hublot, je suis sûr que tu me comprends !

 

Hublot, tel Obélix s’adressant à son copain Astérix,  me regardait avec de grands yeux comme pour me dire : ils sont fous ces marseillais romains, mais c’est vrai, on est des voyageurs dans la folie du monde …

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 00:39

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Résumé : M. Hublot, mon alter ego, me suggère un voyage. Là dessus, un hacker me pirate ma messagerie et raconte à mes amis que j’ai un cancer du foie. Moi je pars aux Canaries, j'arrive, et je perds ma carte bancaire ! La femme d'Hublot nous envoie des sous, et Hublot décide de faire le reporter.

 

L'autre matin, je me suis réveillé un peu groggy : les cafés au rhum de la veille au soir, sur le bateau de Lars, (un suédois qui bosse un mois sur deux sur des plate-formes pétrolières) avaient été plutôt bien dosés, et la nuit, les cordages du bateau de Rafael (un espagnol qui me loge à son bord) avaient couiné toute la nuit dans un concert de 7 heures genre musique électroacoustique que ne renierait pas Pierre Schaeffer !

 

En ouvrant les yeux, j'ai vu la grosse bouille réjouie de M. Hublot qui me regardait l'air malicieux :

 

- Je nous ai trouvé un bateau pour traverser !

- Non ...

- Si, nous partons dimanche sur le bateau d'André. D'ailleurs, je l'ai interrogé comme avec Clotilde, et voilà ce qu'il m'a dit :

 

" Je m'appelle André Vadé. J'ai 63 ans. J'habite le sud de la France depuis 45 ans.

 

" J'étais skipper à EDF, tu le crois ? Je bossais pour le Comité d'entreprise, et EDF affrétait des bateaux pour les salariés !

 

" J'ai mon bateau, le World, un ketch de 12 mètres et 12 tonnes chargé, en résine, qui me donne toute satisfaction et qui est bien équipé : GPS, pilote automatique, enrouleurs de génois et de grand voile, sondeurs, etc. Le matos classique, quoi ! Pas de télévision à bord, ni de téléphone satellite, ça coute trop cher, pas de clim, pas de congel, on est pas dans un cinq étoiles non plus !

 

" J'ai pris ma retraite en novembre, et je pars pour quelques années. Ma femme, qui a des agences immobilière, est en train de les vendre et me rejoindra à Saint Martin.

 

"Elle, c'est une intello, comme vous si je comprends bien, M'sieur Hublot avec vot copain le lyonnais. Son idée est d'écrire un bouquin sur les rites funéraires à travers le monde : musiques, vêtements, cimetières, monuments. On publiera aussi sur notre blog.

 

" L'hiver prochain, on sera au Costa Rica. On est plus des voyageurs découvreurs que des malades de la voile. On navigue, et on habite sur le bateau, d'accord, mais pas 365 jours par an non plus !

 

" On mettra peut-être notre voilier sur un cargo à la sortie du Canal de Panama pour aller jusqu'à Tahiti et se faire le pacifique. Le pacifique à la voile, c'est vraiment trop long, tu vois, Hublot : 8 semaines. On prendra des amis qui viendront nous voir.

 

" Bon, je veux bien vous embarquer, toi et ton copain le lyonnais, il sait naviguer au moins ? Ah il a fait un stage aux Glénant, c'est bien, mais bon il est plus tout jeune non plus, hein ?

 

" Quoi, il fume le cigare ! Et puis quoi encore ? Pas de tabac dans le carré ou même le rouf, hein, sinon je l'envoie par dessus bord et toi avec, c'est clair ? Il ira fumer avec les requins, ton pote !

 

" Dis lui de venir me voir qu'on parle un peu, et arrête de me regarder avec tes grosses lunettes !

" Zêtes pas homo, au moins ? Pas de ça ici, hein ?

 

 

Hublot me regardait avec ses yeux doux de myope. On est pas homo, avec Hublot. Mais c'est vrai qu'on s'aime ...

 

Je suis allé voir André et Jérôme, l'un de ses deux jeunes coéquipiers, et ils ont réfléchi un peu pour savoir s'ils nous prendraient à bord avec eux ou pas, le Hublot et moi.

 

Ils vont nous donner leur réponse demain.

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 13:29

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Résumé : M. Hublot, mon alter ego, me suggère un voyage. Là dessus, un hacker me pirate ma messagerie et raconte à mes amis que j’ai un cancer du foie. Moi je pars aux Canaries, j'arrive, et je perds ma carte bancaire ! La femme d'Hublot nous envoie des sous., et Hublot décide de faire le reporter.

 

J'ai mis une annonce au Sailor's Bar :

 

Soy buscando un barco de vela que se va por Cap Verde/y o/Antillas/y o/ Brazil a partir del 18/01/2011. Estoy en Las Palmas, Gran Canarias. Soy un escritor, un fotografer y un cook, con experienza de navigacion, y alegria. 

 A’m looking for a sailing vessel going to Cap Verde/and or/Antillas/and or/ Brazil since 18/01/2011 from Canarian Islands. Am a good cooker, a photographer and a writer, with expérience in sailing. Am in Las Palmas and can moove.

  Recherche un embarquement à partir du 15 janvier 2011 au départ d'Europe pour les Antilles. J'ai (sur 40 ans !) des expériences de dériveurs, planches à voile et quillards, et deux stages aux Glénans. Je pense être un équipier agréable et non téméraire. Je parle anglais et espagnol. Je peux apporter mon savoir-faire en photo et/ou vidéo, en négociations de toutes sortes (avocat en retraite...) et écrire sur le voyage. Possibilité de venir te voir pour faire connaissance et un essai en mer.

Alain

 

Je buvais des coups au Bar et passais ma journée sur les pontons, de A à S, attendant pour y entrer ou en sortir qu'un marin ait la clef pour ouvrir ou fermer.

 

M. Hublot, lui, interviewait mes homologues, et leur faisait raconter leur histoire : pourquoi étaient-ils là, qu'espéraient-ils ?

 

C'est ainsi qu'il a rencontré Clotilde Paulin,  une jeune québécoise, qui parlait avec un fort accent de là-bas. Elle disait que s'adapter à la manière de parler le français de France la fatiguait, et limitait sa spontanéïté ...

 

" A vrai dire, ma réelle motivation, c'est la réduction de ma consomation de pétrole !

 

" J'étais à Paris pour voir mon père, et je dois rentrer pour fin février à Saint-Pascal, un bled au Nord-Est de Quebec où je suis maraichère : je cultive des légumes bio avec mon associée pendant 6 mois de l'année, et nous vendons nos produits en paniers aux consomateurs conscients.

 

" Je me suis dit que je n'allais pas prendre l'avion au retour parce que je me préoccupe de mon empreinte écologique : je consomme des produits locaux, je réduis mon utilisation de la voiture (vélo, covoiturage). Je ne mange pas de viande car une protéïne animale réclame 10 fois plus d'énergie qu'une protéïne végétale !

Manger un peu moins de viande arrangerait l'état du monde.

 

" J'ai mes incohérences aussi : je fume, je mange du chocolat en pagaille, j'ai pas de panneau solaire et j'ai souvent pris l'avion, mais je me soigne à la voile ...

 

  " Alors, j'ai pensé aller au Portugal puis aux Canaries pourv trouver un voilier vers les Antilles et l'amérique du Nord.

 

  " Chemin faisant, une seconde motivation m'est venue : apprendre à naviguer, vivre la nuit avec les étoiles, avoir le vent en pleine face, expérimenter une nouveauté.

 

  " Je voudrais naviguer à la dure, manger simple,  pas de coton ni de privillège parce que je suis une fille. Je ne demande pas à être ménagée, au contraire, je crois que je recherche des montées d'adrénaline. 

 

  " Dans ma campagne froide, je travaille beaucoup : 7 à 8 h de culture, et 2h sur l'ordi pour le planning des plantations, les couriels aux fournisseurs et aux clients, la comptabilité par Skype avec mon comptable qui est en ville, à Montréal.

 

  " L'hiver dernier, je me disais que j'aimerais bien être chais pas où, avec chais pas qui, à faire chais pas quoi.

 

  " Je suis comblé : je suis avec vous, Monsieur Hublot, que je ne connaissais pas hier, j'ai trouvé un bateau avec un bon marin, Marc, et vous, vous écrivez mon histoire, une histoire de hublot, hein, un regard sur l'ailleurs, vous ne trouvez pas ?

 

  " J'espère, Monsieur Hublot, que nos routes se croiseront encore aux Antilles, et que vous me donnerez à lire beaucoup d'autres histoires comme la mienne.     


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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 19:19

DSC0131 2Résumé : M. Hublot, mon alter ego, me suggère un voyage. Là dessus, un hacker me pirate ma messagerie et raconte à mes amis que j’ai un cancer du foie. Moi je pars aux Canaries, j'arrive, et je perds ma carte bancaire ! La femme d'Hublot nous envoie des sous.


Vive la femme de Monsieur Hublot ! Vive Augustine !

Qu'elle vive longtemps, heureuse et en bonne santé !

On a pu bambocher, avec Hublot, grâce aux picaillons de sa patronne, épouse, femme et inspiratrice bénie. Nous avons loué son âme, son corps et son portefeuille garni pendant de longues heures, jusque tard dans la nuit. Nous avons payé nos dettes à la pension de Familia et à la Consul de France, et, le lendemain, nous sommes parti au Port pour chercher un bateau.


Il ne faut pas oublier, en effet, qu'au delà des incidents cancer du foie et carte bancaire, notre but, notre raison de vivre, c'est de traverser l'atlantique à la voile !


C'est donc une entreprise de bateau stop qu'il nous faut entreprendre. Sur la route, quand on fait de l'auto-stop, il suffit de lever le pouce et d'avoir une bonne mine. Dans les ports, il faut rencontrer les propriétaires et skippers de bateaux et leurs proposer ses services comme équipier pour être à la manoeuvre, assurer ses quarts la nuit, cuisiner et nettoyer le pont. C'est donc sur les pontons que cela se passe.


Mais au port de Las Palmas, les pontons sont bouclés à double tour. C'est une question de sécurité. Les vacanciers friqués, les marins d'escale et les nanas en bikini doivent pouvoir siroter leurs apéros en toute tranquillité, sans avoir à surveiller leurs économies.


Donc, si tu veux parler aux skippers, il n'y a que deux solutions : attendre devant la porte du ponton et te faufiler quand un quidam entre ou sort, ou boire des coups au Sailor's Bar et discuter le bout de gras avec la population locale.


Avec Hublot, on a fait les deux. Moi, j'ai fait les pontons car je présente mieux, et lui le bar, où il a rencontré tout ce que la ville compte d'apprentis marins en goguette, de hippies dormant sur la plage et d'alcooliques portuaires.


- J'ai une idée, me déclare Hublot, je vais faire le journaliste du port et raconter par le menu les histoires de tous ces jeunes voyageurs, ces paumés, ces galeux qui veulent, comme toi, traverser l'Océan !


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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 15:21

Buenos-Aires-2010 0586Résumé : M. Hublot, mon alter ego, me suggère un voyage. Là dessus, un hacker me pirate ma messagerie et raconte à mes amis que j’ai un cancer du foie. Moi je pars aux Canaries, j'arrive, et je perds ma carte bancaire !

 

Le lundi à 8h30 pétantes, M. Hublot et moi-même nous présentions à La Caja de Las Canarias, une banque locale. C'est là que le vendredi soir, je m'étais fait avaler ma carte bleue, la fameuse "tarjeta".

 

Nous étions avec Hublot tout à fait persuadés de la récupérer sans autre forme de procès, après l'oubli passager de mon code secret. Le sous-Directeur de l'agence qui nous reçu fut fort courtois et civil. Mais, Rond-de-Cuir blanchi sous le harnais, il ne daigna pas soulever la moindre fesse de son fauteuil rembourré pour aller chercher ma carte dans la Machine à Sous. Il se contenta de nous affirmer qu'elle avait été <span>annulée </span>!

 

- Mais comment annulée, fit Hublot courroucé, mon ami ici présent n'a commis aucun délit que je sache ?

Il a seulement oublié son code pendant trente seconde !

 

Le banquier, dont l'un des cols de chemise se soulevait gaiment à mesure qu'il parlait, ne voulut pas en démordre. La carte avait été annulée. Il fallait contacter sa banque en France. On ne pouvait pas, non, se faire virer de l'argent. Sourire de circonstance. Je suis désolé. Je ne peux rien faire pour vous.

 

Nous partîmes, la queue basse. Il nous restait 4€ et 56 centimes. Que faire. Hublot suggéra le Consulat de France. La secrétaire qui nous y reçut s'avéra finalement être Madame la Consul elle-même; elle nous prêta le montant de sa Caisse de Solidarité, une petite boite sur le comptoir, soit la somme de 15€ et 17 centimes.

 

L'argent est une chose relative. Les chiffres aussi. L'espoir idem : cette brusque multiplication de nos avoir par 4 nous permit de boire un café et de manger un croissant. Puis Hublot me dit :

 

- Tu devrais contacter ma femme pour qu'elle t'envoie de l'argent !

 

Il me faut ici préciser que les relations entre M. Hublot, son épouse et moi-même sont relativement complexes : Hublot trompe sa femme avec moi, et j'ai moi-même des relations intimes avec la femme d'Hublot. Nous formons une sorte de couple à trois et, quand nous voyageons avec Hublot, sa femme reste à la maison et s'ennuie de nous. C'est une répartition des rôles comme une autre, qui, pour le moment, est assez stable.

 

La femme de M. Hublot, qui se prénomme Augustine, nous envoya quelques sous par Western Union. Augustine est une belle héritière que M. Hublot a épousé beaucoup par amour, et un peu pour son argent. 

 

Il a bien fait, la preuve...

 

 

 

 

 

Augustine Hublot
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Published by Pierre Alain Gourion - dans Nouvelles et Essais
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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 19:10

BsAs-9.1 1479 

Les Aventures de Monsieur Hublot 

       Sommaire

 

 

Le Cancer et l'Atlantique

 

 

1. Traverser le rève

 

2. Cancer du Foie

 

 

3. Lendemain de Cancer

 

4. Saintes-Nitouches

 

 

5. M. Hublot Incognito

 

6.

 

7.

 

8.

 

9.

 

10.

 

 

 

M. Hublot a' Buenos Aires

 

 

1. Depart de Paris

 

 

2. Envoye special

 

3. Dialogue a` Sao Paulo

 

 

4. Pero porque Buenos ?

 

 

5. La punition et la ballade

 

6. Le Tournage

 

 

7. La Catedral

 

8. Cafe Tortoni

 

9. Feminin Singulier

 

 

10. Ojo de Buey a la Confiteria Ideal

 

 

11. La Leçon de Tango

 

 

12. Les Quartiers d'Ojo

 

 

13. Adresse au Lecteur virtuel

 

 

14. Viviana la Pianista

 

15. Hublot Vs Surmoi

 

 

16. Danseuses en Foot

 

 

17. Les Vacances de M. Hublot

 

 

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