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  • : Ce site / blog artistique et ludique a pour vocation de présenter mes productions, et celles d'auteurs invités : livres, poèmes, chansons, nouvelles, expositions, billets d'humeur sur la vie culturelle, politique, sociale et juridique, émissions de radion, compositions musicales électro-acoustiques.
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 09:41

Miranda 0229Expo Apero Tango

 

 
Bubble Art présente


le vendredi 18 juillet 2014 à partir de 18h


PAGOU / Les Vies déjantées de Miranda en ses Appartements


La visite guidée (ou pas) de l'exposition de ces installations d’art contemporain sera suivie d’une performance parlée / dansée de Marie et Pierre Alain GOURION, puis d’un


Apéritif dinatoire


ainsi que d’une petite Milonga climatisée de tango. DJ Secret Service aux platines.


Entrée 10 €


Performance à 21h

Le Barreau est-il devenu fou ? Depuis qu’il s’est mis à danser le tango argentin entre deux plaidoiries, un avocat autrefois bien installé à Lyon, Pierre Alain Gourion, dit PAGOU, a basculé dans l’art contemporain, sans aucun espoir de retour.

« PAGOU présente ainsi, dans un improbable garage villeurbannais transformé en galerie, 50 de ses « installations » sonores ou muettes qui invitent le spectateur à entrer dans l’univers onirique de Miranda, chanteuse sublime et décatie, venue s’échouer là au terme d’une vie trop longue. Un lieu industriel o combien incongru pour elle qui a connu les fastes des hôtels particuliers et les plus grandes scènes mondiales. Elle vous y attend pour faire resurgir les fulgurances de son amour des hommes, des voyages, de la scène, du tango, celles qui survivent aux blessures de la vie et de ses addictions. Quête existentielle esthétique et caustique … Voici donc évoquées, à travers 50 installations issues d'objets détournés, les vies déjantées de Miranda. Danseuse de tango argentin, chanteuse et comédienne, Miranda, qui parcourt ce monde malade depuis 1904, a inspiré un auteur. Elle nous accueille en ses appartements pour partager avec vous ses folles épopées."

Expo du 13 juin au 15 septembre / Visites les lundi et mercredi de 15h à 19h, les vendredi de 18 à 22h ou sur appel téléphonique au 06 03 78 64 68 / Scénographie Morgane Crespin / Eclairage William Fagès / Collaboration Marie Gourion / Christiane Millet / Christine Molina


Bubble Art, L'Anatole 45, 45 Rue Anatole France – 69100 Villeurbanne / Métro République.

 


 

pierre-alain-gourion-dans-la-baignoire-de-miranda-photo-dr.jpg

Le Progrès de Lyon
Mercredi 16 juillet 2014
Publié le 16/07/2014 à 05:00

De la justice à l’art

Découverte. Pierre Alain Gourion a été durant 35 ans avocat à Lyon. Depuis quelques années, il se consacre à sa passion pour l’art et expose en ce moment ses œuvres dans une exposition intitulée « Les vies déjantées de Miranda en ses appartements ».

Pierre Alain Gourion dans la baignoire de Miranda.  Photo DR

L’exposition « Les vies déjantées de Miranda en ses appartements », c’est l’histoire de Miranda, une danseuse de tango, chanteuse et comédienne argentine âgée de 101 ans, née en 1904 à Buenos Aires, qui a vécu entre l’Argentine et la France et qui se repose désormais du côté de Villeurbanne. Miranda est née dans l’esprit de Pierre Alain Gourion, alias Pagou, un ancien avocat au barreau de Lyon devenu plasticien, auteur, photographe, chanteur, en un mot un artiste, « j’ai toujours été intéressé par l’art, j’ai travaillé dans le cinéma à Paris avant de devenir avocat et j’écris depuis toujours », raconte Pierre Alain Gourion. L’exposition réunit 60 œuvres réalisées à partir d’objets détournés accompagnées de textes signés de la main de l’ancien avocat, « je suis parti des objets mais ceux-ci ne vont pas sans les textes, les deux se répondent », explique l’artiste membre de l’association Bubble Art. En assistant à l’exposition, c’est dans un univers tout entier que vous entrerez, vous découvrirez le salon de Miranda, son bureau, sa salle de bain…, la danseuse de Tango Argentin n’aura plus de secret pour vous, « Miranda fait partie de moi, souligne Pierre Alain Gorion, c’est une femme qui m’a été inspirée par les femmes de ma vie. C’est la première fois que j’expose mes œuvres, c’est un travail de cinq ans », poursuit-il. L’exposition est visible jusqu’au 15 septembre mais cette date ne signifiera sans doute pas la disparition de Miranda, son « créateur » ayant déjà imaginé son avenir, « Miranda devrait s’éteindre d’ici peu ici à Villeurbanne mais elle vivra toujours dans l’écriture ainsi que dans les objets et elle connaîtra peut-être d’autres vies ». DR.

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 23:00

 

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Bubble Art

Un Index des Articles publiés depuis 2006

 

Pour être dirigé vers l'article choisi, et pouvoir le lire, il vous suffit de saisir son numero (il précède le titre en vert) dans la case "Recherche" qui se trouve en haut à droite de votre écran, sous le carré magique, et de cliquer sur "Go". Allez, un petit effort, cela me permets d'éviter la tâche fastidieuse de placer un lien hypertexte ... qui sautera un jour ou l'autre !

Si par exemple vous voulez lire l'article "Todos Milogueros" tapez (356) dans la case "Recherche", puis Go, et on y est ! 

 

 

2011

 

(356) Todos Milonguros ! Fondamentalisme et Métissage dans le Tango du Monde

Une vraie fausse Conférence/Performance musicale, avec Haris Hatzimihai, Pierre Alain Gourion, Thierry Leroy et Malika Pitou-Nicollier, suivie d'une milonga au Loft'Art

 

 

2010

 

(340) Frédérique NALPAS, pianiste pastel
Pianiste et peintre, Frédérique Nalpas nous propose son nouveau spectacle. "Couleur tango" est une performance, représentation pianistique avec vidéo-projection de ses pastels sur écran géant. Depuis de nombreuses années, Frédérique affectionne, lors de ses récitals, les […]

(316) Ceci n'est pas une pipe, par Ben

 

(314) Edouard Chapotat, un livre
Edouard Chapotat (1914-1971), professeur de dessin au Lycée du Parc de Lyon, a été également un peintre et un céramiste de grand talent dont l' oeuvre ne doit pas être oubliée. Entré à l' école des Beaux-Arts de Lyon à l'âge de 15 ans, il y étudia pendant 3 […]

 

2009


(313) PAGOU, Installations virtuelles
Souriez ! (appareil photo, boites à film 24x36, film négatif, diapositive couleur, plaque "présentez vous au guichet", acrylique, support en bois) Ici, le visiteur est appelé à regarder l'objectif en souriant,puis à déclencher l'obturateur. Une lumière vive sort alors du boîtier et éclaire le […]

 

(312) Théâtre au Loft'Art : Un Ennemi du Peuple, d'Ibsen
Bubble Art présente Un Ennemi du Peuple de Henrik Ibsen Le samedi 24 avril à 20h30 au Loft'Art 28, Rue Anatole France, 69100, Villeurbanne avec Barbara Heman et Jacques Guyader Mise en scène d'Ouriel Zohar, du Théâtre du Technion à Haïfa (Israël) PAF : 10 €, étudiants et chômeurs 5€ Médecin de […]


(311) Ma vie en Israël, de Martine Zohar
Comment comprendre le Mur de Jérusalem ? Comment clarifier, chacun pour soi, sa position à l'égard du conflit judéo-palestinien ? On peut certes sombrer, par implication affective, adhésion idéologique ou facilité intellectuelle, dans la simplification à outrance : les méchants sionistes, […]


(306) Ciné Tango au Loft' Art
Nous profiterons de cette milonga (bal de tango argentin) pour vous présenter la derniere création de Malika et Fabrizzio : 'Ensueños'. Court métrage réalisé par la Compagnie Studio Tango Argentino et Catherine Demeure. La rencontre entre deux personnes peut se faire sans un mot. Les deu […]

 

2008

 

(277) Ha, les femmes algériennes...
Bubble Art et Linda Khebbab présentent : une soirée autour de la femme algérienne : textes, poésies et chansons. LE SAMEDI 5 JUILLET 2008 à 20 h au LOFTAF, 28 Rue Anatole France, Villeurbanne (Métro République) avec : Bronx, Rappeur, Alain Gourion, Chanteur […]


(273) Au Fil de l'Autre - Récital Textes et Chansons
Bubble Art présente un Récital Textes et Chansons avec François et Patrick Minod, Alain Gourion (textes, chansons) Olivier ORRY et Artur Filipe (guitares) Pour la fête de la Musique le samedi 21 juin 2008 à 20h au LOFTAF, 28 rue Anatole France, à […]


(264) Escale Tango 2008
Festivités de Tango Argentino 27, 28 et 29 juin 2008 Cour de la Mairie du 6e et Salle Victor Hugo 33 rue Bossuet 69006 LYON Spectacle, Bals en plein air avec musiciens, Stage d'initiation et de perfectionnement Artistes invités: Eduardo CAPPUSSI et Mariana FLORES Quarteto […]


(248) Vernissage SAÏDANE GACHE GOURION
Bubble Art ouvre ses lofts à Villeurbanne pour recevoir trois artistes : Roland GACHE, Peintre Pierre Alain GOURION, Photographe Mustapha SAÏDANE, Sculpteur Vernissage le Vendredi 28 mars 2008 à partir de 19 heures au : 28, Rue Anatole France, 69100, […]


(247) Rèveries manouches en concert
Vendredi 21 mars 2008 à 20h "L'Antre-Parenthèse" : 2, cours de la république 69100 Villeurbanne. Métro République. PAF : 4 €. Olivier et Arthur vont jouer chez Marie, à […]


(246) SAÏDANE, Sculpteur d'acier
Saïdane est un homme tendre et ferreux. Son métal dur et doux, son métal froid et chaud, son métal qui blesse et qui brûle, son métal dégage une force vive qui vous saute à la gorge. Amoureux du rebut industriel, il arpente les ferrailles, se coltine les ferrailleurs, […]


(233) Appel à auteurs de Nouvelles
Un jeune auteur, Laurent, a eu l'idée courageuse de lancer sur la Toile un lieu de réunion pour nouvellistes. J'en avais parlé il y a quelques mois (un blog de nouvelles?), alors que l'idée, balbutiante et un peu confuse […]


(232) Patrice Giorda, peintre. Une monographie
224 pages couleurs, 180 reproductions, grand format (24 x 31 cm), des textes de Gérard Mordillat…. la 1ère monographie du peintre Patrice Giorda, à paraître le 30 avril et éditée par Acteurs […]


(224) Noms de Dieu, par Linda Khebbab
Linda Khebbab, musulmane, et Max Bobichon, chrétien, regardant l'expo de Ben, juif athé (Photo Myriam B.) Madame Linda Khabbab a bien voulu nous remettre un manuscrit, en arabe et en français, sur lequel elle a répertorié une partie des quatre vingt dix neuf noms […]


(222) Edouard Chapotat -V- Carricatures et documents

(220) Edouard Chapotat -IV- Paysages


(218) Edouard Chapotat -III- Paysages

(216) Edouard Chapotat -II- Dessins

(225) PROST-MANILLIER  Marie-Françoise Prost-Manillier, Artiste plasticienne qui vit et travaille à Lyon.



2007

 


(212) Edouard Chapotat, peintre -I- Portraits de Femmes
La publication des oeuvres d'Edouard Chapotat, qui commencent avec cet article, m'a été demandée par son fils Christian Chapotat qui a entrepris un recollement des travaux de son père.


(193) Sommaire des Blogs et sites littéraires appréciés


(190) Casper, et l'autre côté du Monde, Conte, par Michèle Rodet illustrations Dora Protoulis 1 Il était une fois, un jeune garçon nommé Casper. Casper était un petit d'homme, comme vous et moi. Du moins le croyait-il ! Jusqu'au jour où il découvrit le sort bien particulier que la vie – qui a plus […]


(181) Patrice Giorda, Peintre
Patrice Giorda est peintre. Un vrai. Un angoissé, non pas que les heureux papillonants le soient moins, vrais, mais lui a l'angoisse à fleur de peau...et de pinceau. Un homme exigeant avec lui-même, avec son art et, accessoirement, avec les autres et l'art […]

 

(178) Photos de Tango sauvage, par Ben

 

(174) Noël Alpi, Réalisateur - Avoir 100 ans -

 

(188) Sommaire Masques d'art

 

(187) Masques Justice Double
Ces masques ont été spécialement crées pour le travail, l'exposition photographique, et l'ouvrage d'art paru aux Editions ALEAS "La Justice et son Double" par Marie-Ange de Dreuille-Le Saint et Elina Thibaud, à la demande de Pierre Alain Gourion. Un diaporama illustre […]

 

(156) Abel Gourion, Rèves transcrits - Sommaire -

 

(155) Azouz Bégag, Justice à Oilpé

 

(154) Docks Art Fair 2007 in Lyon
Docks Art Fair 07 Première édition d'une foire d'art contemporain qui se veut "différente" Docks Art Fair 07 (bon, ils parlent anglais, mais ça ne les rend pas mauvais d'emblée) se veut un complément de la Biennale de Lyon en montrant sous son meilleur jour le rôle joué par les galeristes dans […]


(153) Lien DEZO, peintre  リエン・デゾ    作 オリジナルリトグラフ 自筆サイン、ナンバー入り豪華木製額縁(表面はアクリル板)付

 

(111) Photographies des tanguerros Mariana Florès et Eduardo Cappussi, par Ben


(103) Danseuse Orientale Djamila HENNI-CHEBRA

Lauréate du prix Villa Médicis hors les murs 1993 Djamila Henni-Chebra Lauréate de la bourse du Centre National du Livre 1996 Co-auteur de l’ouvrage “Les Danses du Monde Arabe ou l’Héritage des Almées“, avec […]

 

(101) Concert PRESENSYA
Chants traditionnels judéo-espagnols, avec Hélène Obadia.


(96) Frédéric BRADOL, Photographe
Collage et texte de Ben. Je ne connais pas Frédéric Bradol. Je ne l'ai jamais vu. Mais j'ai vu ses photographies mystérieuses et spontannées, naturelles et travaillées, minérales et envollées. Voilà bien un homme secret qui se livre par un […]

 

(94) Artistes invités par Bubble Art - Sommaire -

 

(83) Diaporama La Justice et son Double

 

(61)  Justice in da Buff, by Azouz Bégag

 

(51) La Justice et son Double : Le livre, par Azouz Bégag, Pierre Alain Gourion, et Gilles Verneret

 

(47) Expo Photo : La Justice et son Double, par Pierre Alain Gourion et Gilles Verneret

 

(43) Droit et Poésie, par Ben

 

(20) Candide et le Droit d'Auteur, par Ben

J'écris. Ah bon, toi aussi ? Une fois que (...)

 

2006

 

(11) REGARDS SUR L'EQUIPE de BUBBLE ART
BUBBLE ART a pour vocation de produire et gérer des projets artistiques de toutes natures, à condition qu'ils soient originaux et que les créateurs s'y impliquent totalement. Ses activités actuelles sont centrée sur l'écriture, la photographie, la musique et la chanson. […]

 

(9) From Justice to Nude, an essay, by Pierre Alain Gourion

 

(4) Blogs et Droit, par Ben

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 14:32

affiche flyer 24 avril Villeurbanne 03


Bubble Art présente


Un Ennemi du Peuple


de Henrik Ibsen


Le samedi 24 avril à 20h30


au Loft'Art

28, Rue Anatole France, 69100, Villeurbanne


avec


Barbara Heman

et

Jacques Guyader


Mise en scène d'Ouriel Zohar, du Théâtre du Technion à Haïfa (Israël)

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PAF : 10 €, étudiants et chômeurs 5€







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Médecin de la station thermale récemment créée et administrée par son frère 

Peter Stockmann maire de la ville, le docteur Thomas Stockmann découvre 

bientôt que les eaux thermales sont empoisonnées. 

Le conflit éclate alors entre l’intérêt général de santé publique et les intérêts 

à la fois finanaciers et personnels des pouvoirs locaux. 

De la réunion publique où il va dire la vérité, le docteur Stockmann sort en 

"ennemi du peuple!" 

Plus décidé que jamais à combattre la "majorité compacte", «  il fera de ses 

fils des hommes libres ». 

De cette pièce de 1882 Ibsen écrit: 

« Je suis encore un peu hésitant sur la question à savoir si je dois l'appeler 

"comédie" ou "drame" : par bien des côtés, la pièce a le caractère d'une comé- 

die, mais elle a aussi un fondement sérieux.” 

Cette pièce quelque peu manichéenne décrit une lutte fratricide entre éthique et 

politique. 

Thomas a  pour lui  la morale, la vérité, un esprit de progrès à l’opposé d’un 

Peter réactionnaire et autoritaire psycho-rigide. 

Ibsen fait de Thomas le héraut de la vérité. Dans l'esprit de notre temps Tho- 

mas Stockmann est une sorte de justicier écologiste avant l'heure . 

La mise en scène épurée, basée sur l'invisible, fait appel à toute la force imagi- 

native des spectateurs, de même que le choix de rôle masculin-féminin, à la po- 

larité qui existe en chacun de nous . 


 
affiche-flyer-24-avril-Villeurbanne-03.jpg


Sherbrook et Valleyfield - Québec en 2009  / Minsk - Belarus, Liège - Belgi- 

que en 2008 / 

Ile de France et Var en 2007 

Au sein de l’Association Let There Be Light, La Compagnie Zohar présente 

Interventions théâtrales 

Vivre la réflexion des plus grands auteurs de théâtre sur les questions de l’identité, du cou- 

rage, de l’amour, de l’esthétique, du rapport à la nature et à l’environnement. 

Notre style 

A partir des recherches et mises en scène d’Ouriel Zohar , au moyen du verbe et du geste de 

l’acteur, créer une représentation originale de l’imaginaire philosophique, émotionnel, éco- 

nomique présents en chaque être humain. 

Principaux itinéraires : 

Ouriel Zohar : homme de théâtre et universitaire, est fondateur du Théâtre du Technion à Haï- 

fa (ISR) 

Jacques Guyader : comédien et créateur de one man show présentés au Festival off d’Avignon 

est spécialiste de la langue anglaise 

Barbara Heman :, s’est initiée au spectacle vivant auprès de grands professionnels est égale- 

ment peintre-graveur et décoratrice 


Henrik Ibsen


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 

Fils de Marichen Ibsen (née Altenburg) et de Knud Ibsen, Henrik Johan Ibsen naît dans un foyer que la faillite des affaires paternelles, en 1835, va rapidement désunir. Son père sombre dans l'alcoolisme après que les biens familiaux ont dû être vendus, tandis que sa mère se réfugie dans le mysticisme. L'ensemble de la famille déménage à Gjerpen, où Henrik Ibsen fait sa confirmation en 1843.

Il quitte le domicile familial la même année pour s'installer à Grimstad, où il travaille comme préparateur en pharmacie chez Jens Aarup Reimann. Parallèlement, il poursuit ses études dans le but de devenir médecin, une orientation qu'il abandonne ensuite.

Les événements révolutionnaires de 1848 le conduisent à écrire sa première pièce, Catilina. Celle-ci est publiée en 1850 à compte d'auteur, en 250 exemplaires, sous le pseudonyme de Brynjolf Bjarme, par les bons soins d'Ole Carelius Schulerud. Cet ami d'Henrik y consacre une somme d'argent héritée, après le refus du manuscrit par le Christiana Theater.

À l'époque de cette première publication, Henrik Ibsen travaille toujours comme apprenti et préparateur en pharmacie, étudie et écrit la nuit, prend des cours privés de latin, et participe à la rédaction du journal de l'Association des étudiants et de l'hebdomadaire littéraire et satirique Andhrimner. Le 1er avril 1850, il se rend à Christiana pour passer son baccalauréat et entrer à l'université. Son esprit fourmille déjà de nouveaux projets littéraires, et il couche sur le papier une seconde pièce en un acte, Le Tertre des guerriers, qui est acceptée par le Christiana Theater. Le 26 septembre 1850 est donc jouée pour la première fois une pièce d'Henrik Ibsen (bien que toujours sous le pseudonyme de Brunjolf Bjarme), devant un public de 557 spectateurs. L'accueil est mitigé. Il faut attendre longtemps encore pour qu'Ibsen connaisse le succès.

En 1851, le violoniste Ole Bull, fondateur du Norske Theater de Bergen, lui propose d'en devenir le directeur artistique. Henrik Ibsen accepte ce poste, et s'installe à Bergen. Il réalise également un voyage d'études à Copenhague, puis à Dresde, pour se familiariser avec les techniques du théâtre.

Ses propres représentations n'y connaissent pas un grand succès.

En 1858, il épouse Suzannah Thorensen et devient conseiller artistique au Christiana Theater. Leur fils Sigurd naît le 23 décembre de l'année suivante.

En 1862, le Christiana Theater doit fermer ses portes, et Henrik Ibsen, libéré de ses obligations de directeur, fait un voyage dans le Gudbrandsdal et l'Ouest de la Norvège, pour récolter des éléments de légendes populaires nordiques.

En 1864, il obtient une bourse, et quitte la Norvège pour Rome. Il ne revient pas dans son pays d'origine avant vingt-sept ans. Il voyage à travers l'Europe, passant par l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie, et son écriture s'incline vers le réalisme social, délaissant les influences du romantisme. Le drame social Une maison de poupée (1879) obtient un succès international et dans les années qui suivent, sa renommée devient telle que ses pièces sont montées presque simultanément dans les capitales d'Europe.

Il rentre en Norvège en 1891 en auteur internationalement connu. Son 70e anniversaire, en 1898, est l'occasion de festivités nationales à Christiana, Copenhage et Stokholm notamment.

En 1900, il est victime d'une attaque cérébrale, qui le laisse dans l'incapacité d'écrire jusqu'à son décès le 23 mai 1906.

Entre 1914 et 1915, le Français Pierre Georget La Chesnais (connu en Norvège sous le nom de P.G. La Chesnais) traduit l'intégralité de ses œuvres dramatiques commentées en seize volumes qui paraîtront dans les années 1930.


Œuvres


 

Premières éditions théâtrales en norvégien 

  • Catilina, P. F. Steensballe, Christiana, 12 avril 1850.
    • Première représentation : 3 décembre 1881 au Nya teatern de Stockholm. Mise en scène : Ludvig Oscar Josephson.
  • Kjæmpehøjen (Le Tertre des guerriers), in Scandinavian Studies and Notes, 1917 (posthume).
    • Première représentation : 26 septembre 1850 au Christiania Theater. Mise en scène : Christian Jørgensen.
  • Norma (Norma), in Écrits posthumes T.I, 1909 (posthume).
    • Première représentation : 5 novembre 1994 par le Studentenes Interne Teater à Trondheim . Mise en scène : Marit Moum Aune. (posthume)
  • Sancthansnatten (La Nuit de la Saint-Jean), in Écrits posthumes T.I, 1909 (posthume).
    • Première représentation : 2 janvier 1853 au Norske Theater de Bergen.
  • Fru Inger til Østeraad (Dame Inger d'Østråt), en feuilleton du 31 mai au 23 août 1857 dans la revue Illustreret Nyhedsblad.
    • Première représentation : 2 janvier 1855 au Norske Theater de Bergen.
  • Gildet paa Solhoug (La Fête à Solhaug), Chr. Tønsberg, Christiana, 19 mars 1856.
    • Première représentation : 2 janvier 1856 au Norske Theater de Bergen. Mise en scène : Henrik Ibsen.
  • Olaf Liljekrans (Olaf Liljekrans), (trad. Emma Klingenfeld), in Œuvres complètes d'Henrik Ibsen, Berlin, 1898.
    • Première représentation : 2 janvier 1857 au Norske Theater de Bergen. Mise en scène : Henrik Ibsen.
  • Hærmændene paa Helgeland (Les Guerriers de Helgeland), supplément à l'hebdomadaire Illustreret Nyhedsblad, Christiania, 25 avril 1858.
    • Première représentation : 24 novembre 1858 au Christiania Norske Theater.
  • Kjærlighedens Komedie (La Comédie de l'amour), supplément gratuit à l'hebdomdaire Illustreret Nyhedsblad, Christiania, 31 décembre 1862.
    • Première représentation : 24 novembre 1873 au Christiania Theater. Mise en scène : Ludvig Josephson.
  • Kongs-Emnerne (Les Prétendants à la couronne), Johan Dahl, Christiania, octobre 1863.
    • Première représentation : 17 janvier 1864 au Christiania Theater.
  • Brand (Brand), Gyldendalske Boghandel, Copenhague, 15 mars 1866.
    • Première représentation intégrale : 24 mars 1885, au Nya Teater de Stockholm. Mise en scène : Ludvig Josephson.
  • Peer Gynt (Peer Gynt), Gyldendalske Boghandel, Copenhague, 14 novembre 1867.
    • Première représentation : 24 février 1876, au Christiania Theater.
  • De unges Forbund (L'Union des jeunes), Gyldendalske Boghandel, Copenhague, 30 septembre 1869.
    • Première représentation : 18 octobre 1869 au Christiania Theater.
  • Kejser og Galilæer (Empereur et galiléen), Gyldendalske Boghandel, Copenhague, 16 octobre 1873.
    • Première représentation : 5 décembre 1896 au Leipzig Stadttheater (Allemagne) (version retravaillée de 6 actes)
  • Samfundets Støtter (Les Soutiens de la société), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 11 octobre 1877.
    • Première représentation : 14 novembre 1877 à l'Odense Teater (Danemark).
  • Et Dukkehjem (Une Maison de poupée), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 4 décembre 1879.
    • Première représentation : 21 décembre 1879 au Kongelige Teater de Copenhague.
  • Gengangere (Les Revenants), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 13 décembre 1881.
    • Première représentation : 20 mai 1882 à l'Aurora Turner Hall (Chicago).
  • En folkefiende (Un ennemi du peuple), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 28 novembre 1882.
    • Première représentation : 13 janvier 1883 au Christiania Theater. Mise en scène : Johannes Brun.
  • Vildanden (Le Canard sauvage), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 11 novembre 1884.
    • Première représentation : 9 janvier 1885, à la Nationale Scene de Bergen. Mise en scène : Gunnar Heiberg.
  • Rosmersholm (Rosmersholm), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 23 novembre 1886.
    • Première représentation : 17 janvier 1887, à la Nationale Scene de Bergen. Mise en scène : Gunnar Heiberg.
  • Fruen fra Havet (La Dame de la mer), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 28 novembre 1888.
    • Première représentation : 12 février 1889 : au Hoftheater de Weimar et au Christiania Theater.
  • Hedda Gabler (Hedda Gabler), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 16 décembre 1890.
    • Première représentation : 31 janvier 1891 au Residenztheater (Munich).
  • Bygmester Solness (Solness le constructeur), Gyldendalske Boghandels Forlag, Christiana, 12 décembre 1892.
    • Première représentation : 19 janvier 1893 au Lessing-Theater (Berlin).
  • Lille Eyolf (Le Petit Eyolf), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 11 décembre 1894.
    • Première représentation : 12 janvier 1895 au Deutsches Theater (Berlin).
  • John Gabriel Borkman (John Gabriel Borkman), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 15 décembre 1896.
    • Première représentation : 10 janvier 1897 au Svenska Teatern (Théâtre suédois) et au Suomalainen Teaatteri (Théâtre finlandais).
  • Når vi døde vågner (Quand nous nous réveillerons d'entre les morts), Gyldendalske Boghandels Forlag, Copenhague, 22 décembre 1899.
    • Première représentation : 26 janvier 1900 au Hoftheater (Stuttgart).

Traductions en français

  • Œuvres complètes, texte français Pierre Georget La Chesnais, Librairie Plon, Paris, 1930-1945, 16 vol.
    • Tome I, Œuvres de Grimstad (1847-1850), 1930: Poèmes / Le Prisonnier d'Akershus / Catilina (1850).
    • Tome II, Œuvres de Kristiania (avril 1850-octobre 1851), 1930: Poèmes / Proses / Norma (1851) / Le tertre du guerrier (1850).
    • Tome III, Œuvres de Bergen (octobre 1851-août 1857) , 1932: Poèmes / Proses / La Nuit de la Saint-Jean (1852) / Mme Inger d'Astract (1854).
    • Tome IV, 1932: Œuvres de Bergen (octobre 1851-août 1857 suite): La Fête à Solhaug (1855) / Olaf Liljekrans (1850-1856) / Les Guerriers à Helgeland (1854-1857).
    • Tome V, Œuvres de Kristiania. Second séjour (1857-1864), 1934 : Poèmes et Proses.
    • Tome VI, Œuvres de Kristiania second séjour, (suite), 1934 : La Comédie de l'amour (1862) / Les Prétendants à la couronne (1863).
    • Tome VII, Œuvres d'Italie. Premier séjour (1864-1869), 1935 : Brand(1865).
    • Tome VIII, Œuvres d’Italie. Premier séjour (suite), 1936 : Peer Gynt (1867).
    • Tome IX, Œuvres de Dresde (1867-1873) , 1937 : L'Union des jeunes (1867-1869) / Poèmes / Empereur et Galiléen (notice).
    • Tome X, Œuvres de Dresde (1867-1875), 1937 : Empereur et Galiléen (1873).
    • Tome XI, Les Drames modernes, 1939 : Poèmes / Discours / Les Soutiens de la société(1877) / Maison de poupée (1879).
    • Tome XII, Les Drames modernes (suite), 1940 : Les Revenants (1881) / Un ennemi du peuple (1882).
    • Tome XIII, Les Drames modernes (suite), 1941 : Le Canard sauvage (1884) / Rosmersholm (1886).
    • Tome XIV Les Drames modernes (suite),1943 : La Dame de la mer (1888) / Hedda Gabler(1890).
    • Tome XV, Œuvres de Kristiana, troisième séjour (1895-1906), 1945 : Le Constructeur Solness (1892) / Petit Eyolf (1894).
    • Tome XVI, Œuvres de Kristiana, troisième séjour, suite, 1945 : John Gabriel Borkman (1896) / Quand nous nous réveillerons d'entre les morts (1899), Proses, Tables.
  • Les douze dernières pièces texte français et présentation Terje Sinding, Imprimerie Nationale, coll. « Le Spectateur français », Paris, 4 vol.
    • Tome 1, 1991: Les Piliers de la société / Maison de poupée / Les Revenants.
    • Tome 2, 1991 : Un Ennemi du peuple / Le Canard sauvage / Rosmersholm, texte français en collaboration avec Bernard Dort.
    • Tome 3, 1993 : La Dame de la mer / Hedda Gabler / Solness le constructeur.
    • Tome 4, 1993 : Le Petit Eyolf / John Gabriel Borkman / Quand nous nous réveillerons d’entre les morts.

 

Traductions françaises 

Bibliographie

Lien connexe

  • BRAND : mise en scène commune par Stéphane Braunschweig et Anne-Françoise Benhamou (lieu et date inconnus) [Le Monde du jeudi 9 août 2007]


 


 

 

http://notedusouterrain.canalblog.com/

Les Notes d'un Souterrain

Tentative d'exploration des bas-fonds et des hauts cieux dans la Sphère - Blog littéraire sur le roman moderne

 

 

20 juin 2009

Un Ennemi du peuple (1881), d'Ibsen - Les "Nouveaux Réactionnaires" - Le procès de la modernité

 

     Il se produit depuis plusieurs années une réaction – chimique ? mentale ? spirituelle ? – que je qualifierais, si j’osais inventer des mots au lieu d’en trouver des vrais, de « tentative de dessillation des yeux », d’arrachage d’écailles des prunelles. Un terme bien barbare pour une notion toute spirituelle, ou politique. Les vieilles idées meurent. Comme le dit Stockmann, dans la pièce d’Ibsen, Un Ennemi du peuple, « une vérité normalement constituée vit – disons – généralement dix-sept à dix-huit ans, vingt tout au plus ; rarement davantage. » (p. 102, Editions de l'Imprimerie Nationale). C’est certainement une citation de Jean-Marie Domenach, dans Le Retour du tragique, citation que je soupçonne d’avoir glissé d’une liasse d’anciens cours de facs qui ne m’auront laissé que peu de marques dans la cervelle, qui m’a donné envie de relire cette pièce « polémique ». Il y est dit :

La destruction de l’être se présente à l’homme comme son bien immédiat, et, désirant le bonheur, la paix et l’efficacité, c’est la mort qu’en fait il poursuit, - non la mort personnelle dont la reconnaissance orienterait son destin, mais la mort inconsciente, entropique, par immersion dans le bain tiède de la banalité bavarde, surabondante, insignifiante.

    Stockmann, petit médecin d’une petite ville de Norvège, découvre que l'eau des Bains de la ville est infectée par des bactéries, des « infusoires » et des « matières organiques en décomposition », soit, pour le dire vulgairement, de la merde… Mais dans sa tentative de dénonciation, dans sa volonté de « briser ce cercle de vieux réactionnaires qui détiennent le pouvoir » (p. 41), Stockmann est arrêté très vite par les puissants de la ville : le préfet, puis les petits propriétaires, puis les journalistes qui se retournent contre lui, et enfin le peuple. Toute la pièce, qu’il est difficile de définir – drame, tragédie, pièce du tragique quotidien, peu importe au fond -, toute la pièce raconte la lente révolution qui s’opère dans l’esprit de Stockmann qui œuvre au début pour « la libération des masses » (p.42) mais qui, très vite, dénonce le mal de la démocratie (avec notamment cette formule cinglante : « Les libéraux sont les pires ennemis des hommes libres »), au risque de passer pour un aristocrate, un monarchiste ou un réactionnaire :

Le pire ennemi de la vérité et de la liberté, c’est la majorité compacte. La maudite majorité compacte et libérale. […] La majorité n’a jamais le droit pour elle, vous dis-je ! C’est un de ces mensonges contre lesquels tout homme libre et intelligent doit se révolter. […] La minorité a toujours raison. […] Ce que je veux dire, c’est précisément que les masses, la majorité, cette satanée majorité compacte, que c’est elle qui empoisonne les sources vitales de l’esprit et contamine le sol sous nos pieds.

Si ça n’est pas réactionnaire en apparence, cette diatribe, alors toute la démocratie est à refonder. D'ailleurs Stockmann crie à qui veut l'entendre, c'est-à-dire personne, que « c’est toute la société qu’il faut purifier, désinfecter » (p. 66). En réalité, Ibsen ne lance pas un quelconque manifeste pour un retour de la monarchie, il cherche au contraire à définir une société nouvelle dans laquelle la « noblesse d’esprit » gouvernerait les « plébéiens d’esprit ». Les plus sots crieront donc à l’élitisme et dresseront de vastes diagrammes en forme de pyramides pour montrer toute l'inégalité que ce système propose. Mais cela ne concerne absolument pas une tare de la plèbe, mais plutôt son ignorance concernant son véritable rôle dans la société démocratique. Le fait de croire que « la masse, la foule, la majorité compacte, a le monopole de la morale et de la liberté d’esprit » est une contrevérité selon Ibsen. Toute sa hargne se dirige contre les notables de la ville, les puissants, les autorités, qui n’hésitent pas à « bâtir la fortune de la ville sur un marécage de mensonges et de tromperies » (p. 108). Mais en révélant une vérité qui devait sauver son pays, Stockmann est moqué, lynché verbalement, accusé de haïr son pays et d’être au final le pire ennemi du peuple. Le tragique de notre quotidien le plus prosaïque...

Le bonheur de l’aveuglement laisse place à une constatation amère de la réalité. Ce qui est le reflet de ce qui se produit en ce moment dans notre société. Dantec n’a-t-il pas accusé la République de tous les maux ? Houellebecq n’est-il pas en train de peindre les contours abominables et vaguement informes, comme dessinés par la main tremblante d’un enfant, de nos sociétés modernes. Finkielkraut, Kundera et d’autres ne font-ils pas tout simplement le procès de la modernité, de ce qu’on nomme la modernité ? Les nouveaux réactionnaires, ou les contre-réactionnaires, c’est comme on voudra, dénoncent ce qu’on veut leur montrer comme étant la modernité, ou plutôt ils dénoncent le lien fallacieux qu’on a voulu établir entre modernité et progrès. Qui est ce "on" ? La presse, les politiciens ?  Tous les réactionnaires qui se battent pour le silence ? Stockmann, au fond, est un contre-réactionnaire car il tente de se battre contre des mensonges établis. Mais « personne dans cette ville n’ose faire quoi que ce soit par peur des autres. » (p.115) Quand Philippe Murray parle dans Le Cadavre bouge encore de « la France des droits de l’homme [qui] a gagné contre l’humain », de la « rhinocérosification » des masses, quand Finkielkraut explique que « si l’on choisit, en effet, d’adopter vis-à-vis du passé la posture du procureur antifasciste, antiraciste, antisexiste, antihomophobe, radicalement égalitaire et fier de toutes les Pride, alors aucun philosophe, aucun artiste, aucun écrivain n’arrive à la cheville des militants d’Act Up ou même des lecteurs de Télérama » (Ce que peut la littérature, « Le pouvoir du roman »), au fond ils ne disent pas autre chose que Stockmann.

    L’autre jour, faute de moyens, et je ne blâme pas plus la crise économique que mon inaliénable oisiveté, j’ai dû me rendre à la bibliothèque pour palier à une certaine angoisse naissante. Un ennui. Je me rallie à un choix de livres de ceux qu’on appelle donc les « nouveaux réactionnaires » : Finkielkraut, Le Cadavre bouge encore et le dernier roman d’Eric Zemmour. Voyant immédiatement le danger d’un tel choix, aux yeux des autres, je rajoute par-dessus quelques romans pour cacher le tout. Mais, comme mue par un réflexe ancestral, un reflexe pavlovien qui découle en réalité de notre XXIe siècle, lorsqu’on apprit que des « mots-balises », signaux verbaux ou stimuli auditifs, prononcées au téléphone pouvaient immédiatement alerter une plate-forme informatique qui s’empressait d’enregistrer notre conversation et de la diffuser à quelques bureaux obscurs de la CIA, des mots comme bombe, attentat, terroriste, la simple apparition de ce roman d’Eric Zemmour suscita chez la bibliothécaire un sifflement, un regard surpris et, tout cela en même temps, un mouvement de tête qui se déploya mécaniquement vers moi. Il va de soi que cela ne concernait absolument pas le style dudit roman. Elle ne l’avait pas lu. Marc Lévy, Angot, Beigbeder pouvait être empruntés en tout anonymat. Mais Zemmour, cet anti-antiraciste, ce raciste donc, cet ennemi du progressisme, ce réactionnaire donc, ce fasciste, Zemmour c’était pas possible. Commençant à suer à grosses gouttes, apeuré par la simple idée qu’elle crie à tout le monde ce que j’avais eu la bêtise d’emprunter, je fus soulagé lorsqu’elle découvrit avec surprise la présence de Finkielkraut. Elle me dit avec un regard complice que lui, je pouvais le lire. Son jugement n’avait donc rien à voir avec le style ni même avec les idées. Je me suis rendis compte que Zemmour était devenu à son tour un mot-stimulus dans le grand appareil qu’est la vie sociale. Dire Zemmour, ça n’était pas seulement dire un nom, c’était émettre une opinion, faire une profession de foi, avouer son appartenance, ses idées, c’était dévoiler tout son être d’ombre et d’excrément aux yeux des bonnes consciences. Depuis ce jour, j’ai apprivoisé ce maléfice qui est en moi.

 

 

 

***

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 10:36


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Comment comprendre le Mur de Jérusalem ?

Comment clarifier, chacun pour soi, sa position à l'égard du conflit judéo-palestinien ?

On peut certes sombrer, par implication affective, adhésion idéologique ou facilité intellectuelle, dans la simplification à outrance : les méchants sionistes, soldats avancés du capitalisme occidental contre les gentils arabes expulsés de leurs terres; ou, à l'inverse, défense légitime du petit peuple juif contre sa négation, cerné qu'il est par le terrorisme islamiste.

On n'aura pas avancé d'un iota.

On peut aussi aller sur le terrain pour se faire une idée concrète de la mosaïque moyen-orientale.

C'est à cette plongée dans le réel que nous convie, post mortem, Martine Zohar dans un livre paru en 2009 aux Editions Persée (1), Ma Vie en Israël à la Lumière des Pins parasols.

Ce récit autobiographique raconte avec sensibilité et clarté le parcours d'une française juive, ex assistante sociale à Paris, qui fait son alya en Israël après sa rencontre et son mariage avec un metteur en scène de Haïfa, Ouriel Zohar.

L'originalité du propos tient à ceci : Ouriel est depuis toujours un militant actif et engagé du dialogue et du rapprochement entre palestiniens et israéliens, arabes et juifs au sémitisme commun, par le biais de l'art et du théâtre. C'est le sens de sa vie, et l'on imagine sans mal les multiples difficultés de ce choix dans une région en guerre larvée ou déclarée : nationalismes exacerbés, paranoïas foisonnantes, jeux et enjeux politiques internationaux.

Et peut-être est-ce la mixité des langues parlées sur scène (arabe et hébreu) et dans la vie, celle des auteurs, des metteurs en scènes et des acteurs, celle, au delà, des mariages et des Etats qui est le chemin à long terme de la solution.      
Les chapitres du livre, courts, lumineux et simples, sont faits de rencontres, de repas, de promenades, de rêves,de souvenirs, d'anecdotes, d'observations, de portraits vite jetés sur le papier, croquis aux traits justes qui ne sont jamais pesants. Ils brossent une peinture pointilliste de cette société dans ses contradictions multiples, ses joies sans pareil et ses angoisses de mort.

Oh non, rien n'est simple ici !

C'est que, comme dit la Bible, "la terre d'Israël est comme une mère qui dévore ses enfants".

"Au moment de la Guerre du Golfe, je découvrais et constatais avec stupéfaction qu'un goût pour le morbide sommeillait au fond de tout citoyen israélien. Ne parlons pas de leur attirance inconsciente pour les rôles de victime, sans doute seule attitude possible pour supporter les insupportables douleurs et souffrances durant les siècles de persécution. Seule une subtile analyse transactionnelle appliquée aux Etats permettrait de clarifier ces comportements inconscients. Mais aussi les psychologues connaissent bien le fine distinction qui existe entre le rôle de persécuteur et celui de persécuté. Il n'est pas nécessaire de rappeler ici les cas des enfants battus à qui l'on ne pourra jamais demander de devenir de bons et d'honorables parents. En eux, sont inscrites les marques indélébiles de la souffrance et du manque d'amour. Ils ne pourront jamais donner ce qu'ils n'ont pas reçu, c'est à dire de l'amour. Ainsi en est-il en Israël. Pourquoi demander et attendre de la part de ce peuple trop longtemps persécuté d'être meilleurs que les autres et ceci présisement à cause de ces souffrances ?"

Faut-il donc désespérer ? Non, car, comme le disait David Ben Gourion, "celui qui ne croit pas au miracle n'est pas réaliste !"
 
Mais il faut aider les miracles à se réaliser. Lisez donc le livre de Martine Zohar, c'est une bonne introduction à une connaissance du réel et des espoirs de la région, en un temps et des lieux qui en comptent si peu.      

Ben  

   


Lors de courts séjours effectués dès 1972, Martine Zohar s’est doucement familiarisée avec le pays et la langue… Puis elle a rejoint son époux en Israël en 1987.

Elle témoigne de sa découverte et analyse son vécu en tant que nouvelle immigrante. Elle dresse une série de portraits où s’entrecroisent différents arrivants, religieux et laïques, Juifs et Arabes, athées ou anarchistes : toute une mosaïque d’origines et de cultures !

Cette vie fut ponctuée d’épisodes de violences mais aussi d’éclats de rire grâce à sa participation active avec des artistes engagés et éclairés qui poursuivent leur tentative – au moyen du théâtre et de l’art – d’arriver à une meilleure coexistence entre Israël et Palestine.

Une découverte intime touchant au centre du système nerveux d’une société dans ses plus riches et parfois sombres aspects, initiant un retour à soi-même. Une histoire d’amour au regard lucide. Un bouquet d’impressions vécues en se confrontant aux situations, aux êtres et à la vie.

Martine Zohar a exercé le métier d’assistante sociale à Paris. Directrice de centres de la médecine du travail, elle y anima des équipes de médecins.

D’une infinie sensibilité, elle avait l’âme d’une artiste. Spécialiste de l’interprétation des rêves depuis sa jeunesse, elle a poursuivi des études approfondies en psychologie. 

(1)© 2008 – Les Editions Persée – Tous droits réservés – infos@editions-persee.fr 38 rue de Bassano – 75008 Paris – France – Tél. 01 47 23 52 88
67 Cours Mirabeau – 13100 Aix-en-Provence – France – Tél. 04 94 17 29 80 
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 10:29

Masques Justice Double

Ces masques ont été spécialement crées pour le travail,  l'exposition photographique, et l'ouvrage d'art paru aux Editions ALEAS "La Justice et son Double" par Marie-Ange de Dreuille-Le Saint et Elina Thibaud, à la demande de Pierre Alain Gourion. Un diaporama illustre partiellement ce chemin. Ben.

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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 13:02


Docks Art Fair 07
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Première édition d'une foire d'art contemporain qui se veut "différente"

Docks Art Fair 07 (bon, ils parlent anglais, mais ça ne les rend pas mauvais d'emblée) se veut un complément de la Biennale de Lyon en montrant sous son meilleur jour le rôle joué par les galeristes dans le soutien et la promotion de l’art d’aujourd’hui.

L'art qui dure se joue en effet à trois : un artiste, un marchand et un public. 

Les promoteurs, Patricia et Olivier Houg (de la Galerie du même nom) houg souhaitent faire bénéficier les exposants
de la présence d’un nombre  important
de professionnels internationaux du monde de l’art contemporain (environ 1600 les deux premiers jours : curateurs, conservateurs, critiques, journalistes)
ainsi que de nombreux collectionneurs du monde entier, à l’occasion de l’inauguration de la Biennale.

Celle-ci attire en effet à chaque édition
de plus en plus de visiteurs professionnels
et bénéficie d’une presse qui la place parmi les meilleures biennales
en compagnie de celle d’Istanbul. Ceci, nous dit-on,
selon la presse internationale spécialisée.

Hans-Ulrich Obrist et Stéphanie Moisdon sont les coordinateurs de la Biennale 2007. Leur image internationale devrait en conforter la crédibilité
dans le champ professionnel.

Le thème retenu pour la 1e édition de Docks Art Fair est l’art émergent. Le pari sur l’avenir qu’il suscite, illustre la ligne directrice voulue :
miser sur les jeunes talents.

 


Le Comité de Sélection

 

Docks Art Fair 07 veut se différencier par le regard qu’elle apporterait sur l’art contemporain international en demandant à ses exposants de ne montrer que des "solos shows" d’artistes émergents. Bon, on reparle anglais,

Ceci sous l’oeil d’un comité de professionnels ainsi composé :

Lorand Hegyi (directeur général du musée d’art moderne de Saint-Etienne Métropole)

Philippe Piguet (critique d’art et curateur indépendant)

Laurent Godin (galerie Laurent Godin)

Gwenola Menou (revue « Semaine »)

Jean-Marc Salomon (fondateur de la Fondation pour l’art contemporain Claudine et Jean-Marc Salomon)

La mission de ce comité consiste à créer
une identité "forte et originale" pour cette première édition.

Il faut en tous cas saluer cette initiative courageuse : ce n'est pas une petite affaire en France, pays centralisé et institutionnel, d'avoir l' ambition de réunir hors Paris artistes, marchands, public ...et institutionnels de la Kultur.
 

La situation géographique

 

La situation de Lyon est un atout pour la foire dans une région dynamique et riche comptant
de nombreux collectionneurs passionnés
au pouvoir d’achat important dont beaucoup
sont membres de l’ADIAF -Prix Marcel Duchamp- et ART38, 2 associations de collectionneurs "engagés".
 
La région proche de la Suisse et de l’Italie du nord
abrite aussi de très importants musées :
MAC Lyon, IAC Villeurbanne, Musée d’art moderne
de Saint-Étienne, Musée de Grenoble…
et des institutions de premier ordre que sont
Le Magasin de Grenoble, L’Ecole des Beaux-Arts de Lyon.

L’emplacement à 100 mètres de « la Sucrière »
le principal lieu d’exposition de la Biennale
favorise la visibilité de la foire implantée
dans le quartier du “Lyon du XXIème siècle” :
les Docks, ancien quartier du bord de Saône,
site industriel revalorisé par un programme architectural de qualité (Jakob & Mac Farlane, Ruddy Riccioti, Odile Decq, JM Wilmotte).
 
Docks Art Fair 07 se tiendra sous un chapiteau
spécialement conçu pour l’occasion.

 

La foire sera composée de 40 galeries, ce qui, selon ses créateurs,  offre un avantage complémentaire :
le public pourra visiter l’ensemble des stands
d’une manière attentive, favorisant l’échange
entre galeristes et collectionneurs.

Docks Art Fair 07 bénéficie à ce jour du soutien de la Ville de Lyon, du Grand-Lyon et de la Région Rhône Alpes.

Cliquez ici pour des infos supplémentaires
 

A visiter. On en reparle ?

C'est que l'art moderne, parfois plein d'humour, de poésie et de pertinence, confine aussi souvent à l'escroquerie intellectuelle et financière. Je vais me faire mal voir, mais sans la possibilité d'une critique violente, point de salut pour l'art, non ?

Léonard de Vinci serait-il pour ou contre ?

Ben, pour Bubble Art 

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Cette toute nouvelle foire d'art moderne s’adosse à un évènement d’exception :
la Biennale d’Art Contemporain de Lyon
qui aura lieu pour la 9ème fois consécutive
à partir du 17 septembre 2007.

Créée au moment du vernissage d’une biennale internationale,
l'évènement  s’ouvre à l’international
en choisissant de faire venir des galeries du monde entier.
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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 13:27
 BUBBLE ART bubbleart@wanadoo.fr 
 a pour vocation de
 produire et gérer
 des projets artistiques
 de toutes natures,
 à condition qu'ils soient originaux
 et que les créateurs
 s'y impliquent totalement.
 
 Ses activités actuelles
 sont centrée sur
 l'écriture,
la photographie,
 la musique
 et la chanson.
 
BUBBLE ART 

    Projets 2007 

 

1. Exposition photographique

" La Justice et son Double (Vérités, Egalités, Nudités)"

par Marie-Ange De Dreuille Le Saint,

 Pierre Alain Gourion et Gilles Verneret  

 

   L'exposition présente 24 tryptiques (L'avocat, qui symbolise le monde judiciaire;

 

 

 

 

 

le nu, qui représente le justiciable;

 le propos spontané de l'avocat  qui répond oralement à la question de son double nu).

 
17. LE TEMPS DES YEUX BANDES 
Avocat : Cyrille PIOT-VINCENDON
Nu : Tunde SZARKA
  
Mon double pourrait être un homme –j’aurais préféré une femme- il est meurtri, blessé moralement ou physiquement. Il a confiance en son avocat, dans l’institution judiciaire puisqu’il me confie ce qu’il ne peut gérer lui-même.
 
Je dois l’écouter, le comprendre, cerner ce qu’il attend vraiment de la Justice.
 
Mon travail consiste à estimer ce qu’il est possible d’obtenir de cette institution et ce qu’il est raisonnable d’espérer pour lui.
 
Je dois aussi lui faire comprendre que le « temps de la Justice » n’est pas celui de la vie. Par nature, mais aussi pour se donner le temps de l’écoute, de la réflexion, de la sérénité, la Justice prends « son » temps. Il faudra composer avec.
 
Dans les allégories, la Justice a les yeux bandés.
 
C’est la vérité qui est nue et qui choque. 

 Les auteurs proposent une reflexion sur la relation humaine dans le cadre judiciaire.

   Les 48 photographies

 sont présentées

 par groupe de deux :

l'habillé et le nu,

le visage et le masque,

le noir et blanc et la couleur, 

les jeux de rôle et leurs personnages, le réel et le rêve.

    Les masques des modèles nus sont des créations modernes inspirées de l'histoire du masque (comédia dell arte, dualité, douleur ou compassion, ruse ou naïveté etc.).

    La revendication de justice et le sentiment d'injustice sont universels. ils existent dans le coeur de chacun.

   Entrevoir l'injustice c'est toucher, blesser, écorcher ou violenter. L'injustice réveille toutes les passions...

    Regards et ressentis, ces tryptiques sont la projection que Pierre-Alain Gourion et Gilles Verneret ont dans un premier temps réalisé, puis mise en scène, pour être apprécié par un large public.

    Bien que vue par un avocat, cette oeuvre légère pour certains, et dérangeante pour d'autres, est une proposition entre esthétique et réalisme.

    Les corps ici ne sont pas mis en valeur ni retouchés. Ils sont exposés; de leur côté les avocats ne sont pas  flattés, mais installés dans leur cadre fenêtre noir et blanc.

   Les avocats en exercice se sont prêtés à cette présntation "hors cour". Ils découvriront lors du vernissage, leur "double" vu par le photographe.

  Un double pour certains en contraste, pour d'autres en fusion.

 Chacun sera libre  de son interprétation en fonction de sa propre relation réelle ou phantasmée au juridictionnel.

  L'objectif consiste à  présenter la ou les relations "humaines" ou "déshumanisées" dans ou à cause du cadre judiciaire. Ces couples impossibles seront présentés au grand public au printemps 2007 à Lyon, puis à Paris et Bruxelles.

 

2.  Ouvrage d'art 

" La Justice et son Double (Vérités, Egalités, Nudités)"

d'Azouz Begag, Pierre Alain Gourion et Gilles Verneret

Graphisme : Olivier BOUTON

Le livre, paru aux Editions ALEAS en avril 2007, présente les mêmes photographies que l'expo en les encadrant de deux essais d'Azouz Begag et de Pierre-Alain Gourion.

 Contacté dès le début de son travail par Pierre Alain GOURION, Azouz BEGAG, qui deviendra par la suite Ministre de l'Egalité des Chances, livre dans son essai "Justice à Oilpé" un message de fils d'immigré qui a toujours peur du flic ou du juge...

 
A priori, l’idée de poser nu devant un appareil photo ne me dérange pas. J’aime voir et regarder des corps de femmes nues, j’y trouve des lignes douces, des courbures, de la légèreté, de la grâce. J’aime beaucoup moins ceux des hommes. Je les trouve souvent rudes, musclés, anguleux et saillants.
Et l’idée de poser nu devant un objectif ne me dérange pas sur tout lorsqu’il ne s’agit pas de moi ! Les autres, oui, qu’ils le fassent, je ne les jugerai pas. Au contraire, il faut des modèles de nu, le monde les remercie. Mais moi, poser nu ? Non, merci.
La question ravive en moi une étrange violence.
 
Un jour Pierre-Alain Gourion m’a téléphoné pour me demander si je ne connaissais pas des personnes d’origine maghrébine, hommes ou femmes, qui accepteraient de poser nu devant lui. Sans réfléchir, par instinct occidental, j’ai regardé autour de moi, j’ai cherché, je n’ai pas trouvé une seule personne à qui adresser une telle demande. Non, la question elle-même était incongrue. D’ailleurs, je ne savais même pas comment la formuler:poser pour un photographe ou devant lui ? La réponse est certainement les deux à la fois.
 
Pierre-Alain ne parvenait pas à trouver de modèles de ‘ce type’ dans ses connaissances. Au bout de quelques secondes de réflexion, je me suis rendu à l’évidence : il m’était impossible de demander cela à un proche, il aurait éclaté de rire. Chez d’autres, je le devinais déjà, la question aurait été jugée provocante, on m’aurait pris pour un ‘type louche’, un déviant, un sadique, un amateur de réseaux Internet nocturnes.
 

Paradoxes... 

L'avocat-photographe Gourion, quant à lui, présente un texte intitulé "De la Justice aux Nues" pour tordre le cou, au travers de sa double expérience, à quelques fausses évidences.

Attention, le petit oiseau est sorti, il vole de ses propres ailes, chapardant des miettes de réalité. Ca le nourrit, l’oiseau, et il rend aux autres, longtemps après, parfois jamais ou autrement, le produit digéré de ses rapines d’un jour.
 
L’appareil de photographie est un objet, comme le pinceau du peintre, le stylo de l’écrivain ou la souris de l’internaute. Les mots de ma langue, les images de ma rétine souvenir, les couleurs de ma palette ne sont que des techniques inventées pour nous permettre de se parler et de s’écouter. Les oiseaux parlent aussi, à ce que l’on dit, et même les dauphins, les chauves-souris et les poissons. Comme nous. Nous, les petits hommes, nous avons la technique en plus, des tas d’inventions géniales et encombrantes quand on mélange la fin avec les moyens.
 
L’appareil est un moyen. La fin, c’est le bonheur de la rencontre quand elle est là. Quand elle n’y est pas, on peut la susciter, la faire venir lentement. Prendre son temps avec ceux que l’on photographie, juste le contraire des odieux paparazzi violeurs. Avec un couteau, je peux couper mon pain et le partager. Je peux aussi tuer. Avec un kodak c’est pareil. Le petit oiseau peut tuer. Il peut aimer aussi, embellir, divertir.
 
Immédiatement après chaque  prise de vue, les avocats ont répondu à la question  de leur double nu. A une question si ouverte

"Comment imaginerait-tu ton double nu, symbolique du justiciable?"

ils ne pouvaient répondre que de manière projective, exprimant presque malgré eux leur relation à leur revendication de justice, et à ses réalités.

 

 

3. Musiques

 

Piano

Guitare

Percussions

Arrangements sur informatique

 

 

4. Chant et chansons 

 

Piano / voix

Guitare, oud, percussions, arrangement / voix

Chant lyrique 

12 chansons ont été à ce jour enregistrées

De nombreux récitals, publics ou privés, ont été donnés

 

 

  LES AUTEURS 

 

Azouz Begag

Azouz Begaghttp://clicnet.swarthmore.edu/litterature/moderne/begag/presentation.html 

 est économiste et sociologue au CNRS. Ecrivain prolixe et réputé, il est actuellement Ministre délégué à la Promotion de l'Egalité des Chances. Auteur de nombreux romans (Le Gône du Chaaba), il manifeste une sensibilité marquée à la République et à la langue française.

 Il ne pouvait ignorer les débats que le justice génère.

 

 

 Marie-Ange de Dreuille-Le-Saint

 

est scénographe.

 Diplômée de l'ENSATT, elle a conçu les masques des modèles nus, créations modernes inspirées de l'histoire du théâtre  ou des représentations picturales de la justice (les yeux bandés). Ils expriment des sentiments forts et colorés : joie ou tristesse, douleur ou compassion, ruse ou naïveté.

 Le représentation judiciaire en tant que mise en scène du drame de la vie a naturellement inspiré cette artiste.

 

 

 

Pierre Alain Gourion

          te trois ans d'avocature (Barreaux de Bruxelles et de Lyon), revient à deux passions anciennes : photographier et écrire et une nouvelle : chanter !

  Il est auteur ou co-auteur d'ouvrages et d'articles juridiques (Droit du Commerce International, LGDJ, Paris, 3ème ed, 2003; Le droit de l'internet dans l'entreprise, LGDJ, Paris 2000; La Méthode du Juge international, Bruylant, Bruxelles, 2001)

ainsi que de textes sociologiques ou poétiques (Sur la socialisation des Enfants; Mots Import Export; Dans les douces Forêts de nos Malentendus)

 

Hélène Obadia

 

est une chanteuse lyrique confirmée...

 

Daoud Sassi

est guitariste, percussioniste, technicien du son, compositeur ...et chanteur

 

 Gilles Verneret

 

 est le fondateur de la galerie de photographie

" Le Bleu du Ciel", ainsi qu'à l'origine de "Lyon Septembre de la Photographie" en partenariat avec la Biennale de la Danse.

 Le portrait occupe un place prépondérante dans son travail depuis 1970.

 

 

EQUIPES BUBBLE ART
 
Equipe de base
 
 
 Dominique-Noëlle Jourdan
                                 Coaching & Responsable de la Communication
Mobile  06 88 98 02 92
                     dominiquenoelle.jourdan@wanadoo.fr
 
 
 
Virginie Magne                       Chargée de communication
                                               Mobile  06 83 24 03 29
 
 
Aurélien DUMONT
 
 
Nicole Frossard                   Secrétaire Générale de l'Association  Bubble Art
                                               Société BAOBAB Communication
                                      nicolefrossard@yahoo.fr
 
 Marie Gourion                     Conseillère artistique, comédienne, chanteuse       
                                               Mobile 06 61 49 70 28
 
                                        
 Pierre Alain Gourion         Président de Bubble Art                  
                                  pa.gourion@bgvlaw.com
                                      alain.gourion@wanadoo.fr
 
 
 
 
                        Editeur de La Justice et son Double
 
Maurice Glaymann             Créateur et Directeur des Editions ALEAS
                                               Mobile  06 76 40 40 21
                                               Editions  04 78 30 65 60
                                               Internet   www.aleas.fr
 
Pascal Verchery                  Gérant des Editions ALEAS
                                               Mobile 06 60 73 72 00
                   
 
                           
 
Soutiens techniques et artistiques
                                                                                       
 
Myriam Belhadj                   Photographe
                                               Mobile  06 12 82 77 78
 
 
William Fagès                     Eclairage Sonorisation
                                               Mobile  06 12 45 44 45
 
 
Marie-Ange Le Saint De Dreuille
                                               Créatrice des masques, Scenographe
                                               Mobile 06 72 41 80 61
                                                marieange2dreuille@wanadoo.fr
 
 
 
Gilles Verneret                    Photographe, Galerie le Bleu du Ciel
                                               Mobile  06 30 21 22 31
                                               Galerie 04 78 29 33 04
       septembredelaphoto@free.fr
 
            Musiciens, Compositeurs
 
Eric Dubreuil                                   Piano, composition
                                               Mob  06 09 05 47 44
                                              
Iyad Haimour                       Guitare, Oud, derbouka
 
            Daoud Sassi                                    Guitare, voix, percussion, technique son, composition
                                               Mobile  06 11 44 76 00
   
Sponsors et Partenaires
 
BGV Law
CGPME
 
Le Credit Lyonnais
 
Ordre des Avocats au Barreau de Lyon
Picto Rhône Alpes
RICARD
 
 
 
 
Artistes qui se sont produits, ont répétés ou ont travaillé avec nous
 
  
 
 
Jean-Philippe ABRARD, Vidéaste, Ingénieur du son
Séverine AYRAULT, Danseuse tanguera
Azouz BEGAG, Conteur, Ecrivain
Myriam BELHADJ, Photographe
Olivier BOUTON, Graphiste
Andrzej BRYCH, Trompetiste
Hanna BRYCH, Pianiste
Alain CASTILLON, Caricaturiste
Fabrizzio CHIODETTI, Danseur tanguero
Jean-Claude CHUZEVILLE, Photographe, Ecrivain
Elodie COLIN, Conteuse
Marie-Ange de Dreuille-Le Saint, Scénographe
Eric DUBREUIL, Pianiste, Compositeur
Gérard DAHAN, Vidéaste
Lien DEZO, Peintre
Philippe DOBY, Photographe
Béatriz DORVILLE, Traductrice (espagnol) 
Karine EMPANA, Chanteuse
William FAGES, Eclairagiste
Patrice GIORDA, Peintre
Ajda GIRAY, Chanteuse
Ben GOURION, Chanteur
Marie GOURION, Comédienne, Chanteuse
Maurice GLAYMANN, Editeur
Eric GRUNDMANN, Metteur en Scène
Gérard JOUBLOT, Photographe, Tireur
Walter LEGO, Photographe
Iyad HAIMOUR, Guitariste, luth, oud
Djamila HENNI-CHEBRA, Danseuse orientale
Fabienne LAURES, Ecrivain, Journaliste
Sten LENA, Tireur
Boris MANGE, Pianiste
Dominique MARTIN, Ecrivain
Batia MEGUEV, Traductrice (hébreu)
Patrick MINOD, coach, chanteur
Anaïs MOREAU, Violoncelliste
Hélène OBADIA, Chanteuse lyrique
Christiane ORGERET, Traductrice (anglais)
Gilles PERRAUDIN, Architecte
Clarisse PIROUD, Chanteuse
Syhème REVOL-HENDAOUI, Danseuse orientale
David ROBERT, Pianiste, Chanteur, avec son groupe, The Robert's, composé de
            -Pierre Sellier, Batteur
            - Julien Bitoun, Guitariste
            - Jojo Matisse, Trompettiste
Elise ROULON, Danseuse orientale
Mustapha SAÏDANE, Sculpteur
Daoud SASSI, Guitariste, Percussionniste, Technicien du son, Chanteur
Elodie SENIGALLIA, Comédienne
Noémie SOUTHAMAVONG, Traductrice (anglais)
Bruno THIVEND, Chanteur, Guitariste
Gilles VERNERET, Photographe
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Published by PIERRE ALAIN GOURION / DOMINIQUE-NOËLLE JOURDAN / VIRGINIE MAGNE - dans Bubble Art
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