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  • : Ce site / blog artistique et ludique a pour vocation de présenter mes productions, et celles d'auteurs invités : livres, poèmes, chansons, nouvelles, expositions, billets d'humeur sur la vie culturelle, politique, sociale et juridique, émissions de radion, compositions musicales électro-acoustiques.
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 07:48

PROST-MANILLIER, Collage aléatoire, 
par Ben

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Marie-Françoise Prost-Manillier,
Artiste plasticienne qui vit et travaille à Lyon.

"il n'y a pas de brouillon à l'histoire".
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repérable. Mémoire du futur qui n' advient pas où le temps se déroule dans ses moindres détails. LE CODE SEGRET DU FUTUR EST SILENCIEUX. Enoncée à travers une filmographie personnelle (raids en montag
L' accident n'adviendra pas.
la date inscrite dans la memoire ne se sculptera pas
le spectateur (l'auteur ?) filme en video numérique les différentes séquences des marches et les retransmet.

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Localiser et contenir l'avenir, déboucher sur un présent autre... pas d'endroit repérable. Mémoire du futur qui n' advient pas où le temps se déroule dans ses moindres détails. LE CODE SEGRET DU FUTUR EST SILENCIEUX. Enoncée à travers une filmographie personnelle (raids en montagne) projetée sur une voile de bateau, "la mort programmée d'un être cher"

L' accident n'adviendra pas.
la date inscrite dans la memoire ne se sculptera pas
le spectateur (l'auteur ?) filme en video numérique les différentes séquences des marches et les retransmet sur cygale.rom

La voile sur laquelle est projetée l'image est elle-même tatouée de la mémolre répétitive de la mort. Se superposeront donc la marche du temps et le temps figé
...et comme le dit milan kundera: "il n'y a pas de brouillon à l'histoire".

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L’école primaire.

Il y avait la directrice, melle Lhôpital, vieille dame -dans mon souvenir, elle était déjà plus âgée que l’âge de la retraite- petite et mince, avec des lunettes suspendues à son cou par une chaînette -dorée?, de petits chemisiers en dentelle ou en broderie anglaise... bien nets. Aller dans son bureau n’était pas la pire des punitions. Elle portait bien son nom. Elle était souvent la consolatrice de tous les maux... conciliante...

Il y avait la jolie maîtresse, celle que tout le monde avait envie d’avoir. Le chignon noir et lourd sur la nuque, le rouge corail, les jambes halées (même en hiver ?), la robe un peu courte semée de coquelicots (ou était-ce de rose ou de pivoines ?) ... La très méchante, celle qui vous mettait sous le bureau pour vous punir : chaussures en vadrouille, combinaison qui dépassait de la robe, odeur de confinement... privé de la vue de la classe... La satisfaction de savoir la place déjà prise par un autre indiscipliné, pour aller dans le coin du placard ou l’on rangeait les livres de classe.

Il y avait le rituel de la photo de classe, dehors dans la cour, toujours face au soleil pour nous faire grimacer; Les plus petits assis devant sur les petits bancs. Moi toujours au fond, les bras trop longs pendant le long du corps et dépassant malgré moi l’ensemble de la pyramide. Les blouses foncées. Parfois, subtile coquetterie, un col blanc, un passepoil de couleur, une broderie sur la poche. Le sourire jamais au bon moment... jamais sur la photo... ou alors crispé, comme si l’on risquait de tomber ....
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Il y avait la glycine qui couvrait le passage : chute de pétales bleus et odeur de parfum de grand-mère au moi de mai.Puis les feuilles par terre en automne, ramollies par la pluie ; petits bruits mous et spongieux quand on marche dessus.
Il y avait les moqueries : les grand pieds, les grands nez, les noms qui prêtent à rire, la lecture pendant que les autres jouent aux billes, à chat...

Il y avait l’odeur de moisi de l’éponge à tableau, la craie sous les ongles...
L’’équerre et le compas jaunes en bois accrochés à côté du tableau, les panneaux “de description” avec l’usine, le grand magasin “comme à Paris”, et la ... classe d’école... La petite règle carrée en métal qui tourne toujours quand on trace un trait, toujours trop courte.
La chanson des tables de multiplications imprimées au dos du cahier de brouillon avec les départements. La carte en plastique de la France avec les petits trous pour les villes. le bout du doigt toujours violet et la plume qui se plante dans le papier de mauvaise qualité... le pâté...

Il y a avait les petits bonheurs volés. Le mur des “vécés” qui séparait l’école des filles de celles des garçons. Les portes en bois servaient de marche-pieds... à califourchon sur le mur... les tuiles chaudes qui brûlaient un peu les jambes nues accueillaient les petits secrets des anciens couples d’école maternelle séparés.

Il y avait la nostalgie de l’autre école, celle d’avant, la “petite”, que l’on voyait encore par la fenêtre. Celle où tout était gentil. Ou l’on faisait des dessins tout le temps, des choses en terre ou en papier pour nos mamans.

Souvenir un peu flou du bonheur de l’innocence.

Robert Nodoit

lecture.jpgphoto A. Gourion

Primary School

There was the headmistress, Miss Lhôpital, an old lady in my memory : she was already older than retirement age - small and slim with glasses hanging from her neck by a small golden chain, small blouses made of lace or broderie anglaise… very clean. To go to her office was not the worst punition. Her name suited her well. She often was the comforter of all the troubles… conciliating

There was the beautiful teacher, the one everyone wanted to have. The black and heavy bun on the nape of her neck, coral-red lipstick, tanned legs (even in winter), the dress - a bit short - scattered with red poppies (or were they roses or peonies). She was very wicked, used to order you to go under the desk to punish you : shoes on the floor, slips striking out of the dress, smell of confinement… deprived of the view of the classroom. The satisfaction to know that the place was already occupied by another undisciplined pupil, to go to the corner of the cupboard where one used to put the class books.

There was the class photo ritual, out in the yard, always facing the sun to make us grimace. The smallest sitting at the front on the benches. I was always standing at the back, with too long arms hanging along my body and toping in spite of myself the whole pyramid. Dark smocks. Sometimes, subtle stylishness, a white collar, a coloured piping, a piece of embroidery on the pocket. The smile never came at the right time… never on the photograph… or strained as if one was about to fall…
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There was the wisteria covering the passage : fall of blue petals and grand-mother smell in the month of May. Then the leaves on the ground in autumn, softened by the rain, little soft and spongy noises when walking on them.

There were the scoffing : big feet, big noses, names that lent themselves to laugh, reading while the others were playing marbles or tag tig he….

There was the musty smell of the sponge, chalk under the nails… The yellow square and compasses hanging by the board, the description boards with the plant, the big store like in Paris and… the classroom. The small square ruler in metal which always turns when drawing a line, always too short. The song of the multiplication tables printed on the back of the notebook with the "Départements". The plastic map of France with little holes for the towns. The fingertip always purple and the nib which makes a hole in the poor quality paper… the blob.

There were the little stolen joys. The toilets wall which separated the boys' from the girls'. The wooden doors were used as stepladders… sitting astride on the wall. The hot tiles which used to burn a bit our naked legs used to witness the little secrets of the old couples of the kindergarten.

There was the nostalgia of the other school, the former one, the small one which one could still see from the window. The one where everything was cool, where one would do drawings all the time, things in clay or in paper for our mums.

Vague recollection of the happiness of innocence.

 

  

 




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La voile sur laquelle est projetée l'image est elle-même tatouée de la mémolre répétitive de la mort. Se superposeront donc la marche du temps et le temps figé
...et comme le dit milan kundera: "il n'y a pas de brouillon à l'histoire".



Marie-Françoise Prost-Manillier
Artiste plasticienne qui vit et travaille à Lyon.
 
e-mail :      prost-manillier@wanadoo.fr
web      :      http://www.cygale.com
http://www.myspace.com:mefepeme
atelier le TRANSFO.5 rue Vaucanson.
Lyon.69001.
Tél/fax: 04.72.00.84.22. mob:06.16.05.13.61.
N° siret/ 424643641.
 
Expositions (sélection)
2007
carrément.galerie 4'Barbier Nîmes. 30.000.
2007
l'aleph.galerie MX Espai c:l.libreteria 7,pra.08002 Barcelone.
2007.
“l'art au féminin”.château d'Aubais.34170.
2007.
“image fixe,image mobile.”le polaris.Corbas. 69960.
2006
5 artistes a la autopista. TPK.TECLA SALA.Barcelone.
2006.
“carrément”. Galerie 4'Barbier. Nîmes 30000.
2006
L’histoire de Mr Provisoire. Fondation du Pioch Pelat, Castelneau-Le-Lez (34)
Bird Invest. Exposition collective. Galerie des Halles. Louvain-la-Neuve (Belgique) ; Borgloom (Belgique)
2005
Malgré le monde. L’attrape-couleurs, Lyon (69)
Art Today - Postcard. Exposition collective. Galerie Meno Parkas, Kaunas (Lithuanie)
2004
Un itinéraire - Un artiste. Conférence Le Polaris, Corbas (69)
Chao Praya. Livre objet (pièce unique) sur un texte de Sereine Berlottier
Pour ne pas mourir. Livres déplacés sur un texte de Patrick Dubost, MAPRA, Lyon (69)
2003
Pour ne pas mourir. Livres déplacés sur un texte de Patrick Dubost, galerie Esca à 4, Barbier, Nîmes (30)
2000
L’espace Arts Plastiques, Maison du Peuple, Vénissieux (69)
Partition qui ? Galerie Evelyne Guichard, La Côte St André (38)
1999
1er prix au concours de Land’Art »
Prototype / 500 arbres Prochaine sortie. Autouroute des Estuaires A 84 sur 34 km - Grand Chêne Rouge
1998
Le temps du trajet. Galerie Faider, Bruxelles
1996
Matières des mots. La Venerie, Bruxelles
Edition:
 “ne serait-ce-que-pour-changer.”
livres d'artiste pièce unique:
“matière des mots””grands sarcophages”.textes Martine Carchon.Bruxelles.
“lapidaires”(10 ex) textes Martine Carchon.Bruxelles.
“bagages pour la lune”.textes Prost-Manillier.Lyon.
“livre plié”.texte Frédérique Ludmann.Lyon.
“livres déplacés” “pour ne pas mourir” textes Patrick Dubost.
“Chao Praya”.texte Sereine Berlottier.Paris.
“Si” .texte Sani Chaine.Lyon.
Edition:
la collana dei numéri.Turin.n° 90.
“couleurs sans devenir”.textes Martine Carchon.
Edition Fage.collection Varia.Lyon.“malgré le monde” avec la participation de Gérard Mathie et de
   Sébastien Rongier.

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commentaires

christian chapotat 20/04/2008 16:44

ben et la toile.....toujour le même fil conducteur...ton attention pour les autres.....tous les autres.Indirectement nous te devons(ma chérie et moi)un samedi matin inattendu...après la redécouverte de la Croix Rousse,cette vue magique de Lyon,une arrivée (pile à l'heure) au Transfo....L'émotion des présentations avec MF......la photodu portrait de Georges Manillier réalisé par mon père Edouarden 1949,mais surtout et c'est bien là l'essentiel la découverte de l'oeuvre de M F Prost(vraiment très sympathique).Ce qui m'a le plus frappé ,outre la qualité et la richesse du travail,ce sont les recherches de  techniques nouvelles personnelles très poussées aves l'originalité et la multiplicité des outils:photos,videos,peintures,dessins,éclairage,mouvements,avec la qualité et la légéreté du support en toile de voile.  Tout aussi attachant et remarquable dans cette oeuvre originale ,personnelle, c'est le fil conducteur permanent lié à l'Histoire Familiale, et au regard porté sur le monde actuel,et toutes ces souffrances intimement liées.Cette oeuvre non figée , évolutive (au gré du vent ?),pleinede poésie ,de pudeur et de légèreté nous a vraiment emballé et beaucoup touché. Très sincères félicitations à MFProst-Manillier.Remereciements à maître Ben.Christian Chapotat 

Ben 23/04/2008 14:54


ATTENTION : LES AUTRES !
ATTENTION : ARTISTES !
MERCI POUR ELLE ET POUR BEN.


Christian Chapotat 13/01/2008 09:03

Cher ben, J'ai été très ému par l'article consacré à Madame Prost- Manillier,que je salue bien amicalement. Notre dernière rencontre remonte à 40 ans.           Elle était brune, étudiante aux beaux arts, son fiançé étudiant en médecine était le fils de Georges Manillier, ami et collègue de mon père.            Georges Manillier était un peintre de grand talent, son oeuvre très personnelle mériterait d'être redécouverte........Au travail   camarade Ben             Amicalement, C Chapotat          PS: Dans le dossier "les amis d' Edouard"  figure un tableau de G Manillier qui mériterait d'être publié.......merci pour son souvenir.

Ben 13/01/2008 09:41

Elle n'est plus brune mais blonde ! Plus étudiante mais plasticienne ! Plus fiancée avec Feu Daniel Manillier, brilliant sportif et médecin, mais mariée avec la forme et le sens caché (ainsi qu'avec un autre homme de talent...) ! Le temps passe...Quant au tableau de Georges Manillier, je le recherche et le publerai. Ravi que le BenBlog crée ainsi d'étranges et improbables ponts...